Le 1er mai – l’IMEP…
le 10 mai 2013 à 19:18APRÈS COUP…
Le 1er mai, l’IMEP vous ouvrait ses portes le temps d’une journée. À l’issue de cette grande journée, à 17H00, l’orchestre, le chœur et les solistes de l’IMEP sous la direction de Jan Dobrzelewski (orchestre) et Michel Jaspar (chœur) ont emporté une salle comble dans des grandes pages de Beethoven, mais également à travers des extraits d’opéra de Verdi et Wagner dont nous commémorons pour tous deux le bicentenaire de la naissance.
Photos : Raymond Goblet
Jeunes talents
le à 19:14
APRÈS COUP…
Eline Mathelart, 15 ans « jeune talent » de la classe du professeur Roberto Giordano, a remporté le Premier Prix, Prix des Jeunes, au Concours National de Piano de Verviers. En alternance avec le Concours national de chant, dénommé Prix Jacques Dôme, la Royale Union Artistique et Littéraire proposait cette année sa biennale de piano pour les jeunes de moins de 18 ans. Le but de ce concours qui existe depuis 1946 est d’encourager les jeunes talents. Autour de Daniel Thonnard, président de la RUAL, se trouvaient Joseph Gilet, directeur du Conservatoire de Verviers, ainsi que les professeurs Philippe Preudhomme, Isabelle Puissant et Jean Schils, professeur de piano au Conservatoire de Liège.
Guillaume Van der Rest, 12 ans, « jeune talent » également de la classe du professeur Roberto Giordano, a remporté dans sa catégorie le Premier Prix au Concours Rotary Breughel de 2013 qui s’est déroulé à Flagey. Guillaume a également obtenu le prix du jury pour son interprétation. Le concours de musique classique «Prix Rotary Breughel » destiné aux jeunes talents de moins de 19 ans, créé en 2003 au sein du Rotary Club Brussel-Bruxelles-Breughel a connu un succès grandissant pour évoluer au fil des différentes sessions vers un concours national qui répond aux attentes des professionnels de l’enseignement de la musique classique et des jeunes musiciens qui souhaitent participer à un tel événement.
Chaleureuses félicitations à tous les deux!
L’Imep en chine
le 16 avril 2013 à 09:09
En ce début de mois d’avril, trois professeurs de l’IMEP se sont rendus à Pékin, invités par l’ambassade de Belgique à Bejing. Situé dans l’ancienne résidence du Prince Chun de la dynastie des Qing, le Conservatoire Central de Musique, fondé à Pékin en 1950, est la plus prestigieuse école de musique classique de Chine. Depuis presque 55 ans, le Conservatoire entretient des échanges internationaux avec des institutions étrangères de renommée. Chaque année, des élèves mais aussi d’éminents musiciens sont invités à donner des formations spécialisées aux étudiants. C’est dans ce cadre que Denis-Pierre Gustin était accueilli pour donner un concert de flûte traversière et enseigner une semaine de masterclass. Jean-Marie André et Hanxiang Gong l’accompagnaient. Au programme de ce concert figuraient notamment des œuvres de compositeurs belges : Labyrinthes de Michel Lysight et Esquisses de Benoît Mernier (voilà donc comment un quatrième professeur de l’IMEP était lui aussi présent à Pékin par l’intermédiaire d’une de ses œuvres… !). Denis-Pierre Gustin s’est ensuite envolé pour Nanjing où il se donnait en concert en compagnie du Jiangsu Symphony Orchestra.
La dispute de Benoît Mernier
le 12 mars 2013 à 17:58La dispute de Benoît Mernier d’après Marivaux ou l’inconstance de l’amour
Un voyage à la Monnaie, le 5 mars 2013
On l’attendait, on l’espérait après cette première réussite qu’était l’éveil du printemps – Frühlings erwachten – créé sur la scène de notre opéra national, il y a six ans, presque jour pour jour, le 9 mars 2007.
Le premier opéra de Benoît Mernier repose sur le drame adolescent éponyme de Wedekind (1864-1918), ce drame d’adolescents qui voient leur vie évoluer et s’interrogent dans leur puberté sur leur sexualité et sur leur place dans le monde des adultes en se questionnant sur leurs limites vis-à-vis de l’autorité. Jacques de Decker, le secrétaire perpétuel de l’Académie de Langue et de littérature française en tire le livret définitif. Lorsque l’on sait que la pièce de ce même Wedekind, Die Büches der Pandora, est la source du livret de la Lulu d’Alban Berg, on ne sera guère étonné que l’audition de cet Éveil du printemps mis de Mernier nous aie ensorcelé par son langage musical propre enveloppé de réminiscences du langage Bergien.
Nous ne devons donc guère nous étonner que pour son second opéra, Benoît Mernier ait fixé son choix sur cette curieuse Dispute, une des dernières pièces de Marivaux (1688-1763). Car là aussi l’éclairage se focalise sur un huit clos d’une indécente mise en expérimentation de quatre jeunes, Églé (soprano) et Azor (ténor) d’une part, Adine (mezzo-soprano) et Mesrin (baryton) dans la découverte de l’amour et de son inconstance : l’inconstance vient-elle de l’homme ou de la femme ? L’équipe des trois mousquetaires de la réalisation est formée de Joël Lauwers, le librettiste, Ursel et Karl-Ernest Herrmann, les deux metteurs en scène « mozartiens » (sans oublier le quatrième mousquetaire qui est le compositeur). Par rapport à Marivaux, ils donnent plus de consistance aux rôles adultes, le Prince et Hermiane. Avec astuce, ils font intervenir au début et à la fin de la représentation les dieux (apocryphes) Cupidon et Amour qu’ils associent « dans le monde » comme l’énonce Marivaux aux deux observateurs-moralisateurs de la pièce originale, Mesrou et Carise.
Voilà le cocktail dont dispose le compositeur pour faire du BenoÎt Mernier ; et il y réussit pleinement ! Le défi était pourtant de taille. Comme le commente, Patrick Davin, le directeur musical, dans la notice du programme : Benoît Mernier est … avant tout quelqu’un de doux, de sensible, avec un grand coeur. … Cela lui permet … de donner à sa musique une impression de lyrisme, de beauté, de générosité, qu’il propose une harmonie âpre ou une harmonie plus consonante. Dès le début, on est surpris ! On n’est plus dans le flux musical continu de l’opéra wagnérien ; on n’est pas dans l’opéra mozartien à numéro ; on est dans un marivaudage – osons le dire – entre texte parlé, rythmé, semi-parlé, semi-chanté ou chanté. La forme s’adapte aux jeux de balle incessants du théâtre de Marivaux. Mernier opte pour un mélange du théâtre, de la musique de scène et de l’opéra traditionnel en dosant adéquatement ces différentes visions.
Dès que l’on a accepté cette balance (et les compromis qu’elle a nécessités entre le librettiste, les deux metteurs en scène et le compositeur), on n’a plus que des éloges à formuler.
Le niveau vocal est superbe avec des tessitures et des voix qui épousent parfaitement la psychologie des différents rôles.
Le souci de clarté, que Benoît Mernier aime rappeler, se concrétise par le choix bluffant d’un orchestre de 36 musiciens (4 Violons I, 4 violons II, 4 altos, 4 violoncelles, 2 contrebasses, 2 flûtes, 1 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors, 1 trompette, 1 trombone, 1 Tuba, 4 timbales et percussions, 1 harpe, 1 piano- glockenspiel-célesta). Par les subtilités de la remarquable orchestration, cet ensemble réduit résonne comme un orchestre symphonique complet tout en préservant la compréhension et l’articulation des voix.
Soyons fiers ! nous avons joui d’une production belge, de jeunes chanteurs, des metteurs en scène de réputation internationale et sans conteste d’un de nos plus grands et passionnants compositeurs. On attend avec impatience l’enregistrement de cette réussite programmé chez Cypres.
Jean-Marie André
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Dimanche 10 mars, à la Monnaie:
Ayant été à la Monnaie ce dimanche 10 mars, j’en reviens enchanté, et très heureux de cette découverte. Le livret tout d’abord est d’une actualité surprenante, cela donne un récit très homogène, unifié. Pari gagné que de faire cohabiter, le texte lu, parfois murmuré, puis le récitatif, ensuite le chant. Le « casting » est vraiment génial, bien entendu Stéphane Degout et Stéphanie d’Oustrac, mais aussi Dominique Visse égal à lui-même dans un rôle qui semble lui être cousu sur mesure! J’ai beaucoup apprécié également Cyrille Dubois dans le rôle d’Azor.
J’ai beaucoup aimé la mise en scène claire, pas surchargée tout comme les décors qui lui servent parfaitement d’écrin. L’apparition du cube est d’un effet extraordinaire. On oublie que le décor de base reste tout le temps tant les choses bougent, et c’est plein de trouvailles superbes. Pendant l’opéra j’ai pensé souvent à Poulenc, à sa Voix humaine et même aux Dialogues dans la parfaite adéquation entre musique et texte. Bien entendu j’ai également pensé à Debussy dans la magie de mettre du français en musique… Mais c’est du somptueux Mernier! Je retiens surtout l’équilibre parfait, jamais la musique ne prend le dessus laissant au texte toute sa clarté, permettant à tout instant à la musique propre du texte l’occasion de se déployer. L’alchimie très dosée entre les deux m’a beaucoup impressionné. Poulenc disait dans une lettre à Pierre Bernac: « Orchestration très claire pour laisser passer le texte ». C’était vraiment cela que j’ai ressenti. La musique est transparente, intense quand il le faut. L’orchestration est chatoyante, d’un raffinement extrême. La première écoute de « La Dispute » a été peut-être plus difficile pour moi en comparaison avec son Frühling’s Erwachen. Je dois reconnaître que je ne possède pas toutes les clefs pour y entrer pleinement. J’ai noté des moments musicaux de pur bonheur, presque d’extase, mais parfois très courts, trop courts peut-être… à l’image sans doute d’une étreinte… On avait envie de dire à certains moments « Ô temps suspends ton vol! » L’Opéra sous cet angle, est d’une impressionnante actualité, dans cet esprit il a encore beaucoup de choses à dire à nos contemporains.
Dominique Goblet
Jeunes talents IMEP à l’orchestre de Belgique
le 5 mars 2013 à 09:44Prestations à l’Opéra
le 23 février 2013 à 10:48Ana-Camelia Stefanescu, soprano, professeur à l’IMEP, lauréate du concours Reine Elisabeth, a chanté la saison dernière Ophélie (Hamlet, Ambroise Thomas) à l’Opéra National du Rhin Strasbourg-Mulhouse et La Fée du Cendrillon de Massenet à La Monnaie. En décembre 2012, elle interpréta à trois reprises, remplaçant Simona Šaturová, Violetta dans La Traviata de G. Verdi également au Théâtre de la Monnaie. Ana-Camelia a donné une interprétation tout à fait bouleversante de cette femme qui veut croire encore, jusqu’à son dernier souffle, dans sa fragilité et sa dans vulnérabilité, au miracle des passions humaines. Félicitations!
Plus d’info: http://www.arien-artists.com/arien_artists_stefanescu.html











