6) Concert musique romantique

Concert: Musique romantique pour chœur – Œuvres de F. Schubert

Date : Le 18 décembre 2023 à 20:00

Lieu : Salle de concert de l'IMEP

rue Juppin 28

Namur, 5000

Horaire d'ouverture de la billetterie

Par téléphone: 081/73.64.37

Lundi, mardi et jeudi de 8h30 à 12h30 et de 13h à 15h et le vendredi de 8h30 à 11h30

Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) – Gratuit (jeunes -26 ans)

Média

Après une première représentation enchanteresse

dans le cadre de la Philharmonique de Namur au Delta, le chœur de chambre de l’IMEP, sous la direction de Benoît Giaux, interprétera des œuvres de musique romantique avec piano.

Le Choeur de chambre et les étudiants de la classe de chant de l’IMEP, vous entrainent dans l’univers romantique de Schubert (1797-1828) le temps d’un moment musical intense! Si la musique de Schubert est avant tout spirituelle, sa création d’inspiration religieuse proprement dite est d’abord le fruit d’une solide formation inculquée par son père. Musicalement, elle se distingue par une grande diversité et une puissance d’invention tout à fait exceptionnelles. Ainsi crée-t-il en toute liberté des formes nouvelles qui de loin se relient au madrigal ancien et préfigurent, sous une forme vocale, le poème symphonique à venir.

Par exemple: le psaume 23 D.706, pour chœur de femmes et piano, composé sur la traduction allemande de Moses Mendelssohn. « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien, il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles… » Nous trouvons au programme de ce concert, une œuvre tout à fait exceptionnelle: il s’agit du « monumental » « Mirjams Siegesgesang », D.942, sur un texte de Franz Grillparzer (1791-1872), pour soprano solo, chœur mixte et piano, orchestré par Franz Lachner au lendemain de la mort de Schubert et sur les indications du compositeur. Ecrite en prévision du grand concert de ses œuvres que Schubert organisa le 26 mars 1828, cette composition ne fut pas achevée en temps voulu et ne sera créée qu’après la mort du compositeur. « Mirjams Siegesgesang », le chant de victoire de Myriam, est une mini-cantate qui conte la sortie d’Égypte du peuple hébreu et la traversée de la mer Rouge. Au « Cantique de la mer » chanté par Moïse et les enfants d’Israël quand ils eurent traversé la Mer Rouge répond en écho celui de sa sœur Myriam qui leur fit répéter:« Chantez l’Eternel, il est souverainement grand; coursier et cavalier, il les a lancés dans la mer… » (Exode 15, 20-21). Ce Chant de victoire est divisé en cinq parties clairement délimitées où Schubert montre toute la richesse de sa palette chorale : fugatos et même fugue, homophonies puissantes, variations, modulations colorées…

Schubert dont le nom vient souvent sur les lèvres des musiciens, des mélomanes qui préparent leur bagage vers cette île déserte où l’on n’emmènerait que l’essentiel… (Louis-Jean Goblet)

Crédit: Franz Schubert: ‘Mirjams Siegesgesang’ (words Franz Grillparzer), for soprano solo, choir and piano (D 942) – The British Library, United Kingdom – CC0.

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Suite

PROGRAMME

Au programme – Œuvres de Franz Schubert

– Gott des Weltschöpfer, Op.112 N°2, D.987
Piano: Mélusine Escande

– Gott im Ungewitter, Op.112 N°1, D.985
Piano: Angelo Raimondi Lucchetti

– Der Wanderer, D.493 – Dorine Doneux et Angelo Raimondi Lucchetti

– Der Neugierige, ext. Die schöne Müllerin, D.795 n°6
Quentin Byloos et Emilien Hallez

– Gretchen am Spinnrade, D.118 – Lucile Rottiers et Mélusine Escande

– An der Mond, D.193 – Elena Botez et Emilien Hallez

– Mirjmas Siegesgesang, Op.136, D.942
Solo: Zoé Skotnicki; Piano: Anna Délire

PAUSE

– Der 23. Psalm, Op.132, D.706
Piano: Mélusine Escande

– Erlkönig, D.328: Noémie Van Roosbroeck et Angelo Raimondi Lucchetti

– Ständchen, Op. 135, D.920
Solo: Laura Hers; Piano: Angelo Raimondi Lucchetti

– Nacht und Träume, D.827 – Fany Julien et Mélusine Escande

– An schwager Kronos, D.369 – André Hubin et Angelo Raimondi Lucchetti

– Coronach (Totengesang der Frauen und Mädchen), Op. 52 N°4, D 836
Piano: Angelo Raimondi Lucchetti

– Gute Nacht, ext. Winterreise, D.911 n°1: Aya Tanaka et Mélusine Escande

– An die Sonne, D.439 – Piano : Mélusine Escande

Les étudiantes et étudiants commentent les lieder qu’ils interprètent!

Der Wanderer (Dorine Doneux)

Mon lied raconte l’histoire d’un jeune homme qui cherche en vain son pays ; cet endroit où il se sentirait bien, où il se sentirait chez lui… Il ne le trouve nulle part et se sent étranger et malheureux partout.

Der Neugirige (Quentin Byloos)

Le prochain lied que vous allez entendre s’intitule Der Neugierige. Il fait partie du cycle de mélodies Die schöne Müllerin. Dans celui-ci, Schubert met en scène un jeune homme se promenant le long d’un ruisseau auquel il confie ses états d’âme amoureux. Ce thème de l’homme s’adressant à la nature est typiquement romantique.

Gretchen am Spinnrade (Lucile Rottiers)

La légende de Faust a été source d’inspiration pour plusieurs compositeurs. Ce lied « Gretchen am Spinnrade » est tiré de cette célèbre tragédie écrite par Goethe. Le texte raconte ici toute la mélancolie amoureuse que ressent Marguerite après que Faust l’a abandonnée. Elle reste donc seule, à son rouet et découvre les tourments du premier amour. Ce lied est également devenu célèbre pour l’accompagnement du piano imageant parfaitement le son du rouet.

An der Mond (Elena Botez)

On commence dans l’obscurité. La lune a le pouvoir d’apporter de l’éclat et de l’espoir au protagoniste qui est dépassé par ses hallucinations et des formes de rêves qui s’envolent toujours devant lui. L’interprète trouve enfin le courage d’avouer la perte de son être cher et demande de l’aide à la lune, pour verser et révéler sa lumière. Ce lied de Schubert a été publié en 1826, une dizaine d’années après sa composition. Certains critiques musicaux ont constaté sa ressemblance avec la Sonate au clair de lune de Beethoven pour la constance des triolets ondulants joués au piano évoquant la lune en tant que lumière directrice.

Erlkönig (Noémie Van Roosbroeck)

Dans ce lied, Schubert utilise un poème de Goethe qui nous emmène à la rencontre du Roi des Aulnes, une créature effrayante tirée de la mythologie nordique. Nous assistons à deux dialogues différents : un premier entre un enfant et le monstre qui tente de l’alpaguer, un second entre l’enfant effrayé et son père qui tente de le rassurer. Alors que le père et son fils, à cheval, fuient, l’échange entre ces trois personnages débouche sur une issue terrible.

Nacht und Träume (Fany Julien)

La nuit est un des thèmes les plus utilisés au romantisme européen. Il prend en Allemagne une dimension très importante. Le culte de la nuit va être très développé chez les poètes ainsi que chez les compositeurs comme Schubert qui est une éminence dans le domaine.
Nacht und Traume est doué d’une profonde émotion et est également très méditatif.

An schwager Kronos (André Hubin)

An Schwager Kronos » de Goethe est un poème où le narrateur exprime sa joie intense et son enthousiasme en chevauchant un cheval rapide, symbolisant ainsi la victoire sur le temps. Le poème célèbre la jeunesse, l’énergie et la liberté, tout en rejetant la notion du temps qui passe inévitablement.

Gute Nacht (Aya Tanaka)

Gute Nacht est le premier lied du cycle Le Voyage d’hiver. Cette chanson explore le thème de la perte et du chagrin, mettant en scène un voyageur solitaire après une séparation douloureuse. La mélodie évoque un sentiment de nostalgie et de tristesse, capturant ainsi le désespoir lié à l’amour perdu.