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CONCERT SYMPHONIQUE

le 1 décembre 2018 à 20:00

Concert symphonique
Samedi 1/12 à 20h et Dimanche 2/12 à 17h
Salle de Concert de l’IMEP – Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) – Gratuit (jeune → 26 ans) – Réservations souhaitées

Au programme :
La Mer, Claude Debussy
Symphone n°1 en mi mineur, Jean Sibelius

Orchestre symphonique de l’IMEP
Chef d’orchestre : Patrick Davin

Œuvre ambitieuse, moderne et originale, La Mer de Claude Debussy peine à se faire admettre au moment de sa création. C’est aujourd’hui chose faite. Très souvent reprise en concert, elle figure parmi les plus grandes œuvres de son auteur. C’est en Bourgogne, à Bichain, bien loin des vagues et de l’océan que Debussy entreprend l’écriture de La Mer, Trois esquisses symphoniques pendant l’été 1903. En à peine deux ans, l’oeuvre est achevée. Un record quand on sait que Debussy a mis cinq ans pour finir ses Nocturnes et sept pour ses Images ! A sa création le 15 octobre 1905 à Paris, La Mer « déchaîne » la critique, partagée entre incompréhension et curiosité. Aucune œuvre de Debussy n’a peut-être autant souffert que La Mer du décalage entre l’originalité des conceptions musicales et l’accueil qui pendant longtemps lui a été réservé. On peut aussi la considérer comme la plus secrète, par le fait que l’auteur n’a pas livré dans sa correspondance ou ses écrits la moindre confidence à son sujet. En 1905, même pour les auditeurs les plus attentifs aux innovations, La Mer était une œuvre beaucoup plus déroutante que ne l’avait été Pelléas. Turner et Hokusai faisaient partie de l’univers iconographique de Debussy, c’est la raison pour laquelle le musicien avait souhaité que son éditeur reproduise en couverture de la partition « La grande vague de Kanagawa » du peintre japonnais. En effet, Debussy avait la passion des objets et estampes d’Extrême-Orient. L’œuvre a incontestablement un aspect pictural. Le compositeur affirme que son but n’est pas de donner une description musicale de la mer, même s’il admet que « la musique a cela de supérieur à la peinture, qu’elle peut centraliser les variations de couleur et de lumière d’un même aspect ». Même si Debussy ne la définit pas explicitement comme telle, il n’en demeure pas moins que La Mer ressemble fortement à une symphonie. Pour commencer, l’œuvre se découpe en trois parties. « De l’aube à midi sur la mer » s’apparente à un premier mouvement traditionnel avec une introduction lente, deux thèmes principaux et une coda. « Jeux de vagues » emprunte pour sa part sa forme à un scherzo et « Dialogue du vent et de la nuit » prend l’allure d’un rondo. Le compositeur cherche avant tout à rendre compte d’émotions qu’il a pu éprouver par le passé, tout en innovant sur le plan musical. S’y manifestent ses recherches sur la forme, la texture orchestrale et l’harmonie. La Mer, la madeleine de Proust version debussienne ?

Jean Sibelius est né le 8 décembre 1865 à Tavastehus, dans le grand-duché de Finlande et mort le 20 septembre 1957 à Järvenpää, près d’Helsinki. Le jeune Sibelius se lance dans l’aventure symphonique en 1892 avec Kullervo. Poème symphonique avec soprano, baryton et chœur d’hommes, l’œuvre s’inspire d’une épopée finlandaise intitulée Kalevala. Composée en 1900, la première symphonie de Sibelius s’inscrit dans la tradition symphonique Française et Russe de la fin du XIXème siècle et en particulier de Rimski-Korsakov. Si la forme est celle d’une symphonie classique, l’atmosphère qui s’en dégage déborde largement le cadre de cette forme pour approcher celui du poème symphonique. Exploitant une orchestration riche, mais souple, douce et feutrée, Sibélius construit un univers de légendes et de pays fantastiques, baigné par les brumes et les éclats dorés du soleil qui se couche sans cesse. Campagnes pittoresques peuplées de créatures imaginaires, terrestres ou marines, toujours gigantesques et imposantes, sans véritables intentions, déambulant gracieusement devant nos regards ébahis…

Le visuel de l’affiche reproduit la couverture de l’édition de la Mer de Debussy de 1938. Avec l’aimable autorisation des éditions Durand – Salabert – Eschig et de la Bibliothèque du Conservatoire Royal de Bruxelles.

Section Pédagogique de l’IMEP

Se former dans la section pédagogique de l’IMEP c’est…

  • Se former à enseigner et transmettre sa passion de la musique.
  • Acquérir une maîtrise suffisante de sa voix, de son corps et d’un instrument accompagnateur en tant qu’outil du musicien.
  • Faire des recherches et développer un intérêt pour d’autres champs musicaux.
  • Développer des techniques d’apprentissage pour favoriser la pratique musicale, l’ouverture culturelle, la créativité, la maitrise technique, l’intelligence artistique et l’autonomie.
  • Être souvent amené à aller sur le terrain et se retrouver rapidement en situation de stage.
  • Vivre, concevoir et mener des projets musicaux de qualité.
  • Devenir un acteur culturel dans la société.
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