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DIALOGUES DES CARMELITES

le 22 mars 2020 à 16:00

« Dialogues des Carmélites »
Vendredi 13/03 à 20h
Vendredi 20/03 à 20h
Samedi 14/03 à 20h
Samedi 21/03 à 20h
Dimanche 15/03 à 16h
Dimanche 22/03 à 16h

Salle de Concert de l’IMEP

Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) – Gratuit (jeunes → 26 ans)
Direction artistique : Françoise Viatour
Direction musicale : Daniel Thonnard
Direction de choeur : Benoît Giaux

Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc

En 1953, quand le directeur italien des Editions Ricordi proposa à Francis Poulenc d’adapter la pièce de Bernanos pour la Scala de Milan, il commença par se demander ce qu’il pouvait bien tirer d’une pareille histoire: « Que dirait-on d’un opéra sans intrigue amoureuse ? » Une fois qu’il eut compris le « rythme verbal » de la pièce, ses doutes disparurent, et si l’accouchement de l’opéra fut douloureux et compliqué, la communion intellectuelle et spirituelle entre l’auteur et le compositeur aboutit à un livret et une partition en tous points exceptionnels.

Poulenc effectue lui-même « avec un immense respect » le découpage du texte et commence la composition entre les mois d’août 1953 et septembre 1955. Le souci essentiel de Poulenc sera de mettre en valeur le texte pour le faire entendre. Voici ce qu’il en dit à Pierre Bernac: « Orchestration très claire pour laisser passer le texte ». L’orchestration est achevée en juin 1956. Loin de la légèreté de son opéra-bouffe Les Mamelles de Tirésias (1947), le sujet ainsi que le cadre de la communauté des Carmélites n’ont rien d’étonnant au vu de la place que va prendre la musique spirituelle dans l’œuvre de Poulenc. En effet, en 1936, alors que rien ne le laisse présager, le compositeur revient à la foi de son enfance et compose les Litanies à la Vierge Noire. Dès lors, rares seront les années qui ne verront pas la création d’une œuvre sacrée. Phénomène plus flagrant encore, le compositeur n’a cessé de s’identifier à l’héroïne Blanche de la Force, en proie à la peur de la mort, alors même qu’il traverse une période particulièrement difficile de sa vie. Il confiera à Georges Auric, « qu’un tel sujet comporte sa part de martyre ». La partition des Dialogues des Carmélites porte une dédicace remarquable aux grands compositeurs : ceux qui ont « servi ici de modèles » à Poulenc – Monteverdi, Verdi et Moussorgski – mais également à Claude Debussy, qui « lui a donné le goût d’écrire ».

La création des Dialogues des Carmélites est programmée en italien à la Scala de Milan le 26 janvier 1957. La première représentation en français, donnée le 21 juin 1957 à l’Opéra de Paris est sous le contrôle du compositeur pour la mise en scène : c’est un véritable triomphe. C’est notamment pour cette production que Poulenc composa les interludes orchestraux pour des raisons scéniques. Les Dialogues des Carmélites figurent à présent parmi les opéras du XXe siècle les plus populaires. L’histoire des Carmélites de Compiègne est avant tout un fait historique : l’exécution de seize religieuses remonte au 17 juillet 1794, à dix jours de celle de Robespierre marquant la fin de la Grande Terreur. À l’origine, Bernanos avait été chargé de composer les dialogues d’un scénario cinématographique, lui-même tiré de la célèbre nouvelle de Gertrud von Le Fort. Cette dernière, convertie au catholicisme en 1926, a construit une œuvre tout entière fondée sur le thème de la grâce. En 1931, elle signa donc « La dernière à l’échafaud » (Die Letzte am Schafott), une nouvelle écrite sous la forme d’une longue lettre ayant pour thème la marche au martyre de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées en place de Grève le 17 juillet 1794. Ce texte s’appuyait lui-même sur les mémoires de Marie de l’Incarnation, l’une des carmélites rescapée de la mort.

Bernanos situe dans un drame terrestre cette grande partenaire de la vie humaine qui est la mort. De la mort en couches de la mère de Blanche jusqu’au martyre des Carmélites, en passant par la mort de la Prieure, la mort traîne, passe et repasse. Elle tisse toute la trame des paroles de cette œuvre, depuis les cris de la foule entourant le carrosse, repris dans ceux des révolutionnaires envahissant le Carmel et jusque dans la rumeur de la foule qui cerne les suppliciées. L’horrible agonie de la Prieure au début de l’opéra représente une sorte d’échange mystique, comme si sa mort atroce rachetait le sacrifice de la pauvre Blanche tourmentée par l’angoisse. On retrouve ici un autre motif de ce drame: l’idée de mourir pour autrui. Constance dans son langage imagé l’affirme très clairement dans cette phrase clé: « On ne meurt pas chacun pour soi, mais les uns pour les autres, ou même les uns à la place des autres, qui sait? » Poulenc a souligné à plusieurs reprises que le transfert de la grâce était le thème central de la pièce de Bernanos. Dans ses Entretiens avec Claude Rostand, en parlant des Dialogues des Carmélites, il n’hésite pas à les définir de cette manière: « Si c’est une pièce sur la peur, c’est également et surtout, à mon avis, une pièce sur la grâce et le transfert de la grâce. C’est pourquoi mes carmélites monteront à l’échafaud avec un calme et une confiance extraordinaires. La confiance et le calme ne sont-ils pas à la base de toute expérience mystique? » Dans une lettre à Pierre Bernac, il affirme que « c’est toute la pièce »

Distribution I: Vendredi 13, Dimanche 15 et Samedi 21 mars
Le Marquis de la Force : Milan Cosnofroy
Blanche, sa fille : Victoire Homez
Le Chevalier, son fils : Jonathan Vork
Madame de Croissy, prieure du Carmel : Estelle Defalque
Madame Lidoine, nouvelle prieure : Lauriane Gay-Perret & Victoria Frère*
Mère Marie de l’Incarnation, sous-prieure : Manon Mathot
Sœur Constance de Saint-Denis : Ella Petnichenko
Mère Jeanne de l’Enfant-Jésus, doyenne d’âge : Laura Hers
Sœur Mathilde : Zoé Skotnicki
L’aumônier du Carmel : Jules-César Murengezi
Premier commissaire : Quentin Byloos
Deuxième commissaire et l’officier : Jean-Denis Piette
Le geôlier : Gustave Harmegnies
Une soubrette : Lune Bourgogne
Monsieur Javelinot, médecin : Bryan Lejeune
Carmélites
Lune Bourgogne, Dunia Brackeniers, Valérie Debruche, Aline Giaux, Léa Homez, Sara Orlando, Françoise Polinard, Elsa Puslecki, Lucile Rottiers, Astrid Todino.
Foule
Marion Bauwens, Estelle Defalque, Victoria Frère, Lauriane Gay-Perret*, Anne-Sophie Lermyte, Sarah Raiss, Bénédicte Roly, Quentin Byloos, Vladimir Delogne, Renaud Flagothier, Gustave Harmegnies, André Hubin, Bryan Lejeune, Jean-Denis Piette, Pierre Risopoulos, Florent Touil, Zhu Shunxiang, Timothée Yannart, Jonathan Vork, Song Zhihao.
*uniquement le Vendredi 13 mars

Distribution II: Samedi 14, Vendredi 20 et Dimanche 22 mars
Le Marquis de la Force : Emmanuel Junk
Blanche, sa fille : Anne-Sophie Lermyte
Le Chevalier, son fils : Jonathan Vork
Madame de Croissy, prieure du Carmel : Marion Verslype
Madame Lidoine, nouvelle prieure : Victoria Frère
Mère Marie de l’Incarnation, sous-prieure : Caroline de Mahieu
Sœur Constance de Saint-Denis : Marion Bauwens
Mère Jeanne de l’Enfant-Jésus, doyenne d’âge : Aline Giaux
Sœur Mathilde : Sarah Raiss
L’aumônier du Carmel : Jules-César Murengezi
Premier commissaire : Timothée Yannart
Deuxième commissaire et l’officier : Jean-Denis Piette
Le geôlier : Renaud Flagothier
Une soubrette : Lune Bourgogne
Monsieur Javelinot, médecin : Vladimir Delogne
Carmélites
Lune Bourgogne, Dunia Brackeniers, Valérie Debruche, Laura Hers, Léa Homez, Sara Orlando, Françoise Polinard, Elsa Puslecki, Lucile Rottiers, Astrid Todino.
Foule
Lauriane Gay-Perret, Victoire Homez, Manon Mathot, Ella Petnichenko, Bénédicte Roly, Zoé Skotnicki, Marion Verslype, Quentin Byloos, Milan Cosnofroy, Vladimir Delogne, Renaud Flagothier, Gustave Harmegnies, André Hubin, Bryan Lejeune, Jean-Denis Piette, Pierre Risopoulos, Florent Touil, Zhu Shunxiang, Timothée Yannart, Jonathan Vork, Song Zhihao.

Réservations obligatoires (billetterie@imep.be ou par téléphone)
Par téléphone : 081/73.64.37. Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h à 16h30
L’inscription devra être confirmée par le paiement sur le compte BE62 3500 1539 7861 (communication : nom et date du projet). Ce paiement sera à effectuer au minimum 4 jours ouvrables avant la date du projet.
Placement libre

Dialogues des carmélites, production de 2011

Section Pédagogique de l’IMEP

Se former dans la section pédagogique de l’IMEP c’est…

  • Se former à enseigner et transmettre sa passion de la musique.
  • Acquérir une maîtrise suffisante de sa voix, de son corps et d’un instrument accompagnateur en tant qu’outil du musicien.
  • Faire des recherches et développer un intérêt pour d’autres champs musicaux.
  • Développer des techniques d’apprentissage pour favoriser la pratique musicale, l’ouverture culturelle, la créativité, la maitrise technique, l’intelligence artistique et l’autonomie.
  • Être souvent amené à aller sur le terrain et se retrouver rapidement en situation de stage.
  • Vivre, concevoir et mener des projets musicaux de qualité.
  • Devenir un acteur culturel dans la société.
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