Festival de piano 2017

Présentation des activités de l’IMEP

Concert symphonique 7 et 8 mai 2016
(1re partie)

Concert symphonique 7 et 8 mai 2016
(2e partie)

Il Bel Canto – Concert lyrique du 28 novembre 2015
(1ère partie)

  • Partenaires

     
    Namur Confluent Culture
     
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    Les amis de l'IMEP
     
    WBI
     
     
     
     

CONCERT SYMPHONIQUE

le 16 novembre 2017 à 19:30

Concert par l’Orchestre Symphonique et le Choeur de l’IMEP
Samedi 28 octobre 2017 à 20H00 et Dimanche 29 Octobre 2017 à 17H00
Salle de Concert de l’IMEP – Réservation souhaitée
« Pierre et Le Loup » de S. Prokofiev
« Requiem » pour Choeurs Mixtes et Orchestre de R. Janssens
Chef d’Orchestre : Robert Janssens
Direction de Choeur : Guillaume Houcke

Jeudi 16 novembre 2017 à 19H30 CONCERT DE GALA
Cercle Royal Gaulois Artistique et Littéraire, rue de la Loi 5, 1000 Bruxelles
Le concert commencera à 19H30 précises (durée approximative 1 heure).
Entrée à 20€
Réservations: Tél.02 500 10 80

Ceux qui le souhaitent pourront épiloguer à la table exceptionnelle du Cercle pour s’y délecter d’un dîner dont le prix est de 45€ vins compris. Veston et cravate sont de rigueur. L’inscription pour le dîner doit se faire au Cercle en précisant « Invité de Robert JANSSENS ». Cette formule est le code nécessaire pour permettre l’entrée dans la salle à ceux qui ne sont pas membres.

Attention : le nombre de couverts est limité ! Tél.02 500 10 80

Robert JANSSENS, chef d’orchestre et compositeur éclectique, a généré plus d’une centaine d’œuvres. Symphonies, concertos, cantates, opéras, musique de chambre et de ballet, illustrations sonores pour le théâtre, pièces pour choeurs, instruments et voix solistes, Messe des Artistes et Requiem Universel, Mademoiselle Jaïre, Mère de Guerre, Yerma enrichissent la littérature musicale classique contemporaine. Une collection de prix et médailles, spectacles, concerts et CD honorent et pérennisent ses compositions. Parallèlement à sa vocation de compositeur, Robert Janssens fut à la tête de l’Académie de Musique de Bruxelles, du Conservatoire Royal de Mons, du Brussels Festival Orchestra, du Brussels Capital Orchestra… Il conduisit aussi feu l’Orchestre de la RTBF, l’Opéra Royal de Wallonie, l’Orchestre Symphonique de Liège, l’Orchestre National de Belgique, le Wiener Philharmoniker Musikverein, le Washington Symphonic Orchestra, le Grand Symphonique de St Petersbourg, et d’autres orchestres en Europe, en Asie et en Amérique. Ces orchestres ont interprété du grand répertoire et des compositions contemporaines et personnelles sous sa direction, telles le ballet Yerma et La Dame au Camélia à Bruxelles et à Paris, Vidimus Stellam à Athènes… Ses concerti pour violon et orchestre en Pologne… Le « Requiem Universel », créé par le Chœur de l’IMEP, lors d’un concert au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, est édité sur CD et commercialisé par PMP.be

Requiem pour chœurs mixtes et orchestre. Bruxelles-2004

Le Requiem est composé de cinq parties représentant cinq fresques à la perspective ouverte. En dehors des schémas traditionnels, le compositeur y utilise des éléments issus d’horizons différents, dont l’esprit universel conduit au dialogue des cultures, des traditions, des croyances pour aboutir à la paix universelle. A cette fin, Robert Janssens a recours à différents moyens et procédés qui illustrent et véhiculent les thèmes qu’il nous propose et qui sont le fruit d’une recherche ciblée à travers les symboles les plus forts et les plus significatifs, puisés aux sources mêmes de ces cultures, traditions et croyances.

Premier tableau : Il a pour thème une phrase en arabe, commune à l’Islam et à l’Eglise Orientale d’expression arabe. Enna lél-lahi wa ilâyhi raji’oun (Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons) est une des pensées dominantes des trois religions monothéistes au Proche-Orient. Cette croyance trouve son écho, ou son pendant, dans l’Eglise Orientale, le Lundi des Cendres (le Mercredi des Cendres dans les Eglises Latines) lors de la cérémonie des cendres où le prêtre, marquant le front du croyant, d’une croix de cendres lui dit : Souviens-toi homme que tu es terre et qu’à la terre tu retourneras, l’esprit quittant le corps pour retourner vers son créateur. Cette symbolique du destin fatal de l’homme, d’un retour vers l’Eternel est illustrée par une musique calme qui prépare l’homme pour « l’Envol de l’âme » dans un certain avenir et ceci dans un climat de sérénité. Cependant un cheminement nous est proposé par le compositeur avant d’atteindre cet état de grâce.

Deuxième tableau (en deux scènes) : Le deuxième tableau trace ce cheminement et nous conduit à la semaine de la Passion du Christ (le Vendredi Saint). Nous sommes dans un climat de tension, le ciel est sombre et la Croix est dressée au sommet du Golgotha. Sur cette Croix, un homme sur le point d’expirer et de rendre son âme à Dieu, regarde vers le ciel et crie en araméen d’une voix prodigieuse : Eli, Eli lama shabaqtani (Mon Dieu, Mon Dieu pourquoi m’as tu abandonné ?). Pour créer cette tension, le recours à un mouvement binaire circulaire et répétitif revêt une symbolique puissante et forte qui illustre avec efficacité le texte en créant un climat tendu et précipité, qui nous fait ressentir qu’un événement inévitable et fort est en train de se produire sous nos yeux. Cette montée vers les plus hautes sphères de la souffrance est tenue jusqu’au cri final, jusqu’au moment où la mort arrive. Le mouvement chromatique et modal sur Lama shabaqtani ? illustre d’une manière symbolique l’événement en passant par le style contrapuntique des maîtres de la Renaissance. Pour clore ce tableau, au moment où la fatalité frappe, le rideau du temple se fend en deux, et un éclair déchire le ciel. Et puis, c’est le calme après la tempête, que l’Adagio vient installer, un calme qui mène vers un silence parfait de recueillement.

La deuxième scène de ce second tableau est une suite logique du moment intense qu’on vient de vivre. Après le doute face à la mort, le Kyrie (inhabituel dans un schéma traditionnel de l’Office des Morts, puisqu’il fait partie de l’Ordinaire de la Messe), trouve effectivement sa place ici puisqu’il est la conséquence immédiate de la mort et du doute qui la précède. Seigneur, prends pitié de mon âme, prends pitié de celui qui doute, prends pitié de mes péchés. Ce retour vers soi et vers le créateur est servi ou illustré musicalement par un mouvement ternaire puis mixte, en ostinato à la partie orchestrale sur lequel vient se greffer la prière du Kyrie au chœur. Un dialogue entre les parties du chœur nous fait penser aux dialogues des âmes qui adressent une requête avec insistance, dans un climat de plus en plus confiant qui finit par arriver et que l’Adagio, qui clôt ce tableau, instaure définitivement.

Troisième tableau en deux scènes : Nunc dimittis, Requiem. «Maintenant l’âme s’en va vers le père, vers le repos éternel ». L’Adagio introduit une atmosphère sereine grâce à l’instrumentation qui a recours aux flûtes, clarinettes et glockenspiel. Un mouvement ternaire suggère la trinité, révélation qui réunit les chrétiens d’Orient et d’Occident. Enna lél-lahi wa ilâyhi raji’oun vient se greffer en douceur dans un mouvement un peu plus allant sur le Nunc dimittis. L’âme s’en va vers le Père, vers le repos éternel et l’instant du jugement dernier approche. Les trompettes à la fin de ce troisième tableau annoncent le Dies Irae.

Quatrième tableau en deux scènes : Comme en écho au deuxième tableau, le mouvement binaire de l’Allegro installe un climat de tension grâce à l’utilisation de deux triolets répétitifs aux clarinettes et bassons. Le chromatisme vient également illustrer l’effroi qui nous saisira devant le corps réduit en cendres. L’invocation de la prophétesse Sybille n’apportera pas le calme invoqué, et la terreur de ce jour de colère reste omniprésente et s’accentue grâce à l’emploi des entrées canoniques rapprochées qui symbolisent les cris des âmes soumises à l’épreuve du jugement dernier. « ll est passé à l’Orient Eternel » fait référence ici à un idéal de la tradition maçonnique. L’Orient Eternel désigne, sans le définir, le lieu où vont les Maçons après la mort. Elle est employée dans la formule Le Frère X est passé à l’Orient Eternel. Cependant l’Orient est symboliquement, en Maçonnerie, le mot qui désigne l’espace sacré. La source de toute sagesse, de toute force et de toute beauté s’y retrouve. C’est aussi la direction d’où surgit la lumière. Un chœur de femmes vient clore ce tableau. L’âme et l’esprit se sont libérés. Dans une lettre au baron Van Swieten, Mozart confie L’Orient Eternel vaut mieux que toutes les afflictions d’ici-bas.

Cinquième tableau : Ce tableau vient illustrer dans un mouvement d’Allegro molto e giocoso, la demande des vivants de donner aux âmes le repos éternel. Le mouvement binaire en staccato léger et joyeux symbolise la lumière de la résurrection : Et faites luire pour eux la lumière sans déclin. Alors dans un tuilage final, les chœurs se rejoignent tandis que les basses répètent la formule traditionnelle : Donnez-leur le repos éternel et faites luire pour eux la lumière sans déclin, les autres parties des chœurs chantent la paix.

Dans ce requiem, le compositeur a réuni les croyances de toutes tendances, et les a associées à une rencontre fraternelle et universelle dès avant la mort. L’idée de fraternité universelle entre les hommes a été, pour Beethoven, l’idéal qu’il a exprimé dans la joie de sa neuvième symphonie. Le requiem de Robert Janssens propose une fraternité universelle par la rupture des entraves qui déchirent notre monde, en ce début du vingt et unième siècle, et la résolution des conflits entre Nord et Sud, entre l’Orient et l’Occident. Ce requiem finit par nous élever dans une réflexion optimiste : la paix, sûrement réalisée dans le sort commun de toute l’humanité après la vie sur terre, serait possible dès à présent.

Joseph EL BON Membre-Conférencier du Groupe de recherche sur le Patrimoine Musical à l’Université de Paris-Sorbonne.

SAISON MUSICALE POUR « JEUNES OREILLES » 2017-2018

SAISON MUSICALE POUR « JEUNES OREILLES »

Proposée par la Section Pédagogique de l’IMEP
Tarifs : Séance tout public : 5€ (gratuit jusque 12 ans) – Séance scolaire : 1€ / enfant.

Journée pédagogique : 30€, sandwich compris
Salle de Concert de l’IMEP

« Pierre et le Loup » – S. Prokofiev
Vendredi 27 octobre 2017 à 14H00 (Séance scolaire)
A partir de 4 ans. Conte musical pour enfants dont le propos didactique est de faire connaître à de jeunes auditeurs les principaux instruments de l’orchestre. Vous avez été nombreux à demander une alternative tout public à la représentation scolaire de Pierre et le Loup du vendredi 27 octobre. Bonne nouvelle! Vous pourrez désormais venir écouter l’oeuvre en première partie des concerts du samedi 28 (20h) et du dimanche 29 (17h). Pour rendre l’expérience encore plus agréable, un atelier d’introduction sera proposé aux enfants une heure avant le concert! (Conseillé pour les 8-12 ans)

ATTENTION, réservation souhaitée! Maximum 20 enfants par atelier

Samedi 28 octobre:
– 19h: Atelier d’introduction
– 20h: début du concert
Dimanche 29 octobre:
– 16h: Atelier d’introduction
-17h: début du concert

Première partie:
« Pierre et Le Loup » de S. Prokofiev (durée 30 minutes)
Deuxième partie:
« Requiem » pour Choeurs Mixtes et Orchestre de R. Janssens (durée: 30 minutes)
Chef d’Orchestre : Robert Janssens
Direction de Choeur : Guillaume Houcke

Tarifs et Réservations
Adultes : 15€ Jeunes (jusque 26 ans) : Gratuit Seniors (60+) : 10€
Par Email : maud.casimir@imep.be
Par téléphone : du lundi au vendredi de 8H30 à 12H30 et de 13H00 à 16H30 au 081/73 64 37.

« Le Carnaval des Animaux » – C. Saint-Saëns
Mercredi 8 novembre 2017 à 9H00, 10H30 (Séances scolaires) et 16H30 (Séance tout public)
4 à 10 ans. « Grande Fantaisie Zoologique » pour formation de chambre : 2 pianos, 2 violons, alto, contrebasse, flûte, clarinette, glockenspiel et xylophone.

Le Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns est une « fantaisie zoologique » à l’humour plutôt grinçant. A travers 14 pièces relativement courtes, le compositeur français fait défiler les animaux de son choix. Il est courant d’introduire les enfants à la musique classique par le biais de cette oeuvre, ainsi que par « Pierre et le loup » de Prokofiev, par exemple. En effet, l’instrumentation et les effets imitatifs sont des atouts non négligeables comme porte d’entrée vers une multitude de possibilités pédagogiques. Mais il est également possible d’écouter ce chef-d’oeuvre tout à fait spécifique dans l’oeuvre de Saint-Saëns avec le petit côté « taquin » que le compositeur, d’ordinaire si sérieux, avait osé dévoiler cette année-là. En quelques jours seulement, lors d’un voyage à Vienne en février 1886, Saint-Saëns compose de quoi distraire ses amis et da famille. L’orchestration est plutôt originale: 2 pianos, célesta, xylophone, deux violons, alto, violoncelle, flûte traversière et clarinette. Les animaux communs et connus de tous (éléphants, tortues, cygne…) côtoient ceux au nom étrange: hémiones, pianistes et fossiles! L’oeuvre parodie des pièces d’autres compositeurs. Vous y entendrez le French Cancan d’Offenbach en version ralentie et sans rythme. Vous reconnaîtrez la danse macabre de Saint-Saëns lui-même. Une valse de Berlioz sera mise à la sauce éléphant… Sachant qu’il quittait les sentiers battus et s’avançait dangereusement dans le monde de la parodie et de l’ironie, Saint-Saëns n’a permis l’exécution de son oeuvre que pour ses amis, le Mardi Gras et le jour du Laetare 1886. Hormis « Le Cygne », le cycle ne fut ensuite rejoué qu’après la mort du compositeur. Mais n’était-il pas rempli d’un humour tout particulier…? Jugez-en donc: Saint-Saëns eut l’honneur d’assister à l’inauguration de sa propre statue à Dieppe. Devant une foule impatiente attendant de lui un long discours, il déclara: « Puisqu’on n’élève de statues qu’aux morts, c’est donc que je suis mort. Alors, permettez-moi de garder le silence! »

« Vivement Noël »
Mercredi 13 décembre 2017 à 9H00, 10H30 (Séances scolaires) et 16H30 (Séance tout public)
4 à 10 ans. Les AESI1 vous feront voyager de manière inédite dans cette ambiance de Noël. Vous serez invités à chanter et jouer pour accompagner cette joyeuse fête.

« Le Petit Poucet »
Mercredi 7 février 2018 à 9H00, 10H30 (Séances scolaires) et 16H30 (Séance tout public)
5 à 9 ans. Venez redécouvrir la véritable et terrible aventure du Petit Poucet et de ses frères. Une histoire contée par Marie-Claude Guillaume et son théâtre d’objets, avec un habillage sonore des étudiants de Master en Education Musicale.

« Motamo »
Vendredi 23 février 2018 à 10H30 et 13H30 (Séances scolaires)
Samedi 24 février 2018 à 17H00 (Séance tout public)
Dimanche 25 février 2018 à 17H00 (Séance tout public)
Un spectacle musical chanté, joué, rythmé autour de chansons créées et mises en scène par la Section Pédagogique. Un enchaînement ébouriffant de numéros, de livres, de papiers, de mots … Vous n’en croirez pas vos yeux et vos orteils, les mots danseront dans vos oreilles !

« Pourquoi la Musique ? Sciences et Valeurs »
Samedi 24 février 2018
Journée Pédagogique proposée par les Professeurs de la Section Pédagogique de l’IMEP, Educ’Art et les Jeunesses Musicales. À l’intention des Professeurs de Musique, Etudiants de l’IMEP, Instituteurs, Logopèdes, …

Section Pédagogique de l’IMEP

Se former dans la section pédagogique de l’IMEP c’est…

  • Se former à enseigner et transmettre sa passion de la musique.
  • Acquérir une maîtrise suffisante de sa voix, de son corps et d’un instrument accompagnateur en tant qu’outil du musicien.
  • Faire des recherches et développer un intérêt pour d’autres champs musicaux.
  • Développer des techniques d’apprentissage pour favoriser la pratique musicale, l’ouverture culturelle, la créativité, la maitrise technique, l’intelligence artistique et l’autonomie.
  • Être souvent amené à aller sur le terrain et se retrouver rapidement en situation de stage.
  • Vivre, concevoir et mener des projets musicaux de qualité.
  • Devenir un acteur culturel dans la société.
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L’ OrgueStudio

L’OrgueStudio, un nouveau projet pour l’enseignement de l’orgue

Un nouvel enseignement de l’orgue a fait son apparition dans le paysage des Hautes Écoles des Arts. En septembre dernier, Guido Jardon, directeur de l’IMEP, a confié à Benoît Mernier, professeur depuis 2002 et à Cindy Castillo, lauréate de l’Institut et du Conservatoire National Supérieur de Paris, la mission d’apporter de nouvelles perspectives aux études supérieures d’orgue dans le but d’atténuer les décalages existants entre l’orgue et le monde artistique actuel et de permettre aux étudiants organistes de trouver leur voie dans ce monde-là une fois leur diplôme obtenu. À nouveau départ, nouveau nom. Les études d’orgue et d’improvisation à l’IMEP ont été rebaptisées OrgueStudio.

Cette nouvelle appellation sous-entend plusieurs significations complémentaires: l’idée d’une pédagogie de la pratique de l’orgue à travers une dimension scénique; l’élaboration de projets menés avec différents partenaires permettant d’élargir l’horizon du monde organistique et de nourrir l’imaginaire des étudiants; une approche conjuguée du répertoire et de la créativité (sous forme écrite et improvisée); une réflexion prospective sur l’orgue, sa réalité, son avenir…

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