Présentation des activités de l’IMEP

Concert symphonique 7 et 8 mai 2016
(1re partie)

Concert symphonique 7 et 8 mai 2016
(2e partie)

Il Bel Canto – Concert lyrique du 28 novembre 2015
(1ère partie)

  • Partenaires

     
    Namur Confluent Culture
     
    WBI
     
    Les amis de l'IMEP
     
    Fondation Baron Arthur Grumiaux
     
    WBI
     
     
     

REQUIEM K 626 DE W-A MOZART

le 24 octobre 2016 à 20:00

22/10/16 – 20H00 –

23/10/16 – 17H00 – complet

24/10/16 – 20H00 – complet

Salle de Concert de l’IMEP – Réservation obligatoire.

Ouverture de la « Flûte enchantée » K 620 de W.-A. Mozart. Symphonie n°25 sol mineur K 183 de W.-A. Mozart. Requiem en ré mineur K 626 de W.-A. Mozart.

Interprété par les solistes, Choeur et Orchestre Symphonique de l’IMEP – Chef d’orchestre : Cyril EnglebertChef de choeur : Benoît Giaux.

Tarifs et réservations
Adultes : 15€ – Jeunes (jusque 25 ans) : Gratuit – Seniors (60+) : 10€.
Par Email : reservations@imep.be
Par téléphone : du lundi au vendredi de 8H30 à 12H30 et de 13H00 à 16H30 au 081/736.437.
Inscription confirmée par le paiement sur le compte BE94 3635 3179 0214 (indiquer en communication le nom et la date du projet). Payement à effectuer minimum 4 jours ouvrables avant la date du projet. Pour tous les projets (avec ou sans réservation), le placement est libre.

Pour entrer dans le Requiem de W.-A. Mozart…

« S’il existe des œuvres humaines dotées d’une charge émotionnelle telle qu’on ne parvient plus à distinguer leur intérêt propre de leur part de mythe, le Requiem de Mozart en fait sans doute partie. […] Cette émotion ne serait-elle pas le résultat d’une confusion d’ordre affectif engendrée par la confrontation entre une approche de l’œuvre dans sa réalité physique (sa partition, son orchestration, ses contours harmoniques…) et sa représentation mentale ? N’y aurait-il pas, aussi, la jubilation de se trouver enfin face au chef-d’œuvre au point d’en perdre tout jugement personnel ? » (début de l’Avant-propos du livre « Requiem, » Au cœur de l’œuvre ultime de Mozart » de Florence Badol-Bertrand, aux éditions Harmonia Mundi France)

Confrontés au monument qu’est le Requiem de Mozart, ainsi qu’aux mystères qui planent autour du commanditaire de l’œuvre et du contexte de sa composition, nous serions effectivement en droit de nous demander si l’œuvre vaut vraiment son pesant d’or ou si c’est ce qu’on en a fait qui a rendu la dernière œuvre de Mozart si célèbre…

On trouve dans le Requiem des passages entiers des prédécesseurs de Mozart : Haendel, Haydn et Wilhelm Friedmann Bach. Mais le salzbourgeois n’hésite pas non plus à reprendre des thèmes de ses propres œuvres. Même si tout cela est courant à l’époque, certains se demandent si ce n’est pas le signe de la fatigue, du bâclage d’une commande ou de l’imminence de la mort.

Mozart, un génie qui, aux dires unanimes des musicologues, a de loin écrasé toutes les autres personnalités de son époque. Des gens comme Salieri, par exemple, qui auraient pu percer et se faire un nom. La jalousie aurait-elle été jusqu’à dicter à celui-ci ou à d’autres d’empoisonner le prodige ? Y a-t-il eu un complot derrière cette commande anonyme ? A-t-on invité Mozart à composer son propre Requiem ? D’où viennent toutes les erreurs véhiculées sur le contexte des funérailles de Mozart, rendant celles-ci, par la légende, bien plus terribles que ce qu’elles ne furent réellement ? Serait-ce la promesse d’une somme considérable qui aurait mû l’acharnement de Mozart à la composition et hâté sa mort ?

Loin de tous ces débats et hypothèses musicologiques, laissons-nous véritablement transpercer par la musique qu’il nous livre ici. Bien avant que le romantisme ne plonge la société dans une période mystique toute livrée à une nouvelle religiosité et à un intérêt croissant et renouvelé pour la miséricorde, Mozart nous offre une œuvre en avance sur son temps. Contrecarrant toutes les règles attendues pour un Requiem, il n’hésite pas à bouleverser les formes et les enchaînements des différentes pièces le composant. Jamais la prière n’a été transmise avec autant d’insistance et d’engagement. D’un bout à l’autre, il nous tient en haleine en évitant de donner une couleur trop confiante ou trop désespérée aux cadences qui clôturent les pièces.

« Comme la mort – si l’on considère bien les choses – est l’ultime étape de notre vie, je me suis familiarisé depuis quelques années avec ce meilleur et véritable ami de l’homme, de sorte que son image non seulement n’a pour moi rien d’effrayant mais est plutôt quelque chose de rassurant et de consolateur. Et je remercie mon Dieu de m’avoir accordé le bonheur (vous me comprenez) de la découvrir comme clé de notre véritable félicité. Je ne vais jamais me coucher sans penser (quel que soit mon jeune âge) que je ne serai peut-être plus le lendemain, et personne parmi tous ceux qui me connaissent ne peut dire que je sois d’un naturel chagrin ou triste. Pour cette félicité, je remercie tous les jours mon Créateur et la souhaite de tout cœur à tous mes semblables. » (Lettre de Mozart à son père, le 4 avril 1787, en apprenant qu’il était malade).

Fort d’une foi inébranlable et d’une adhésion à la Loge maçonnique, Mozart aura côtoyé la mort toute sa vie. Avec sa sœur Nannerl, ils étaient les seuls rescapés d’une famille qui aurait dû compter sept enfants. Avec Constance, il a eu de nombreux enfants, tous morts après seulement quelques heures ou quelques mois de vie. Mozart a beau être doté d’une forte foi, toutes ces épreuves ne lui ont pas évité d’aborder la question du châtiment de Dieu. Mozart se sentait-il coupable de la mort de ses enfants ? « Chaque fois, il fallait recommencer le processus de reconstruction, qui lui-même réactivait la douleur du tout premier deuil – au fond jamais accompli. Ces morts infantiles répétées n’engendrent que la souffrance, jusqu’à ce que l’idée du châtiment prenne le pas au point qu’il ne soit plus possible d’espérer en ce dernier enfant qui vient de naître, Franz Xaver Wolfgang, en juillet 1791, et qui pourtant survivra. Chaque naissance remet la crèche en scène et, par suite, le parcours sacrificiel du Christ jusqu’à sa mort pour « sauver les hommes et enlever le péché du monde ». (Florence Badol-Bertrand).

Ainsi le thème du Lacrymosa, issu du quatuor en ré mineur, a gardé son caractère de berceuse mais Mozart l’a transformé musicalement en un chagrin que rien ne peut plus dissiper et auquel il n’est plus possible de survivre : « il a lâché prise, il cesse de lutter contre cette culpabilité qui a fini par venir à bout de toutes ses velléités de dévorer la vie. Les tensions ne sont plus solubles, aucune tierce picarde, aucune lumière ne peut poindre après une telle expression du désespoir, à laquelle l’auditeur lui-même ne peut se soustraire. Cet aveu du doute, de l’angoisse jusqu’à la terreur fait l’humanité de Mozart. Ce renoncement à la présomption d’immortalité auquel il finit par accéder lui vaut l’avènement au chef-d’œuvre. Comment la postérité aurait-elle pu ne pas être terrassée par une œuvre qui atteint à la divinité par sa beauté, et traduit, dans le même temps, un tel été d’humanité ? » (Florence Badol-Bertrand)

« Donne-leur le repos éternel, Seigneur. Et que brille sur eux la lumière sans fin. »

Voilà un désir et une espérance qui, au-delà de nos croyances et spiritualités personnelles, peuvent rassembler tous les hommes, quelle que soit leur religion. La lumière, la paix : des aspirations qui rassemblent l’humanité et ont aujourd’hui plus que jamais toutes leurs raisons d’inciter les hommes à fraterniser.

Section Pédagogique de l’IMEP

Se former dans la section pédagogique de l’IMEP c’est…

  • Se former à enseigner et transmettre sa passion de la musique.
  • Acquérir une maîtrise suffisante de sa voix, de son corps et d’un instrument accompagnateur en tant qu’outil du musicien.
  • Faire des recherches et développer un intérêt pour d’autres champs musicaux.
  • Développer des techniques d’apprentissage pour favoriser la pratique musicale, l’ouverture culturelle, la créativité, la maitrise technique, l’intelligence artistique et l’autonomie.
  • Être souvent amené à aller sur le terrain et se retrouver rapidement en situation de stage.
  • Vivre, concevoir et mener des projets musicaux de qualité.
  • Devenir un acteur culturel dans la société.
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L’ OrgueStudio

L’OrgueStudio, un nouveau projet pour l’enseignement de l’orgue

Un nouvel enseignement de l’orgue a fait son apparition dans le paysage des Hautes Écoles des Arts. En septembre dernier, Guido Jardon, directeur de l’IMEP, a confié à Benoît Mernier, professeur depuis 2002 et à Cindy Castillo, lauréate de l’Institut et du Conservatoire National Supérieur de Paris, la mission d’apporter de nouvelles perspectives aux études supérieures d’orgue dans le but d’atténuer les décalages existants entre l’orgue et le monde artistique actuel et de permettre aux étudiants organistes de trouver leur voie dans ce monde-là une fois leur diplôme obtenu. À nouveau départ, nouveau nom. Les études d’orgue et d’improvisation à l’IMEP ont été rebaptisées OrgueStudio.

Cette nouvelle appellation sous-entend plusieurs significations complémentaires: l’idée d’une pédagogie de la pratique de l’orgue à travers une dimension scénique; l’élaboration de projets menés avec différents partenaires permettant d’élargir l’horizon du monde organistique et de nourrir l’imaginaire des étudiants; une approche conjuguée du répertoire et de la créativité (sous forme écrite et improvisée); une réflexion prospective sur l’orgue, sa réalité, son avenir…

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