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Concert symphonique de l’IMEP II

Date : Le 21 avril 2027 à 20:00

Lieu : Grand Manège - Namur Concert Hall

rue Rogier, 82

Namur, 5000

Infos

Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) – Gratuit (Professeur.e.s & Étudiant.e.s IMEP – Jeunes -26 ans) – Réservation obligatoire via le lien

Un grand événement!

L’Orchestre Symphonique de l’IMEP

sous la direction de David Navarro Turres avec en soliste Elise Gäbele vous convie à son deuxième rendez-vous. Vous aurez l’occasion d’y découvrir “Lever de soleil” de Jean-Michel Gillard. “Lever de Soleil” naît d’une contemplation: celle du soleil levant observé chaque matin durant tout un printemps. Au-delà du phénomène naturel, la musique déploie la symbolique que la Bible attache à l’aurore, jusqu’à son accomplissement pascal — l’aube de la Résurrection, lever de soleil le plus chargé de sens que l’humanité ait jamais contemplé. Les Quatre derniers Lieder de Richard Strauss, musique déclinée au terme d’un très long parcours d’homme et de musicien, mais chantée sans cris d’effroi, plutôt comme un soleil couchant… La Symphonie n° 4 op. 36 de Piotr Ilitch Tchaïkovski est tout particulièrement imprégnée par l’idée de l’impuissance de l’homme face au Destin.

Chef d’orchestre et arrangeur belgo-chilien, David Navarro-Turres est reconnu pour l’énergie de ses interprétations, la polyvalence de sa direction et la profondeur de son engagement musical. Directeur artistique du Brussels Philharmonic Orchestra, du Brussels Philharmonic Chorus et du chœur de chambre Serenata Vocale, il mène une activité musicale riche en Belgique ainsi qu’à l’international.

David Navarro Tures - copie

Demandez le programme

Au programme

“Lever de Soleil” Poème pour orchestre, op. 7 de Jean-Michel Gillard (1998)

1er prix — Concours international de composition, Ville de Tarragone, 1998 – Création mondiale : 30 juillet 1999, Camp de Mart, Tarragona – Orquestra Simfònica de Barcelona i Nacional de Catalunya — dir. Edmon Colomer

« À mesure que le soleil s’élève, l’admiration s’atténue ; le regard se dirige vers la nature et vers soi-même. Et, au soir, l’esprit aura bâti un édifice achevé, il aura un soleil intérieur — le soleil de sa propre conscience. » Hegel, La raison dans l’histoire, 1837

Lever de Soleil est né pendant la dernière année de mes études au Conservatoire, dans la classe de Daniel Capelletti. Le point de départ en est un phénomène naturel : la puissance particulière du soleil levant au printemps, cette clarté naissante que j’ai contemplée chaque jour durant tout un printemps, avant d’en écrire la musique. Mais la musique ne s’en tient pas au tableau.

Au fil des pages de la partition affleure une symbolique plus ancienne : celle que la Bible attache à l’aurore, de livre en livre, comme à un signe toujours renouvelé. La lumière qui se lève y est présence, promesse, retournement. Et c’est dans la Résurrection du Christ que cette symbolique atteint son plein accomplissement : l’aube de Pâques, ce matin où les femmes se rendent au tombeau encore dans l’obscurité et en repartent dans la lumière, est peut-être le lever de soleil le plus chargé de sens que l’humanité ait jamais contemplé.

C’est ce double horizon — la majesté du phénomène naturel et la profondeur du symbole pascal — que cette musique cherche à partager avec les auditeurs. Non une illustration, mais une méditation : la lente montée vers la lumière, l’éblouissement, et la transformation silencieuse de Celui qui l’a traversée.