Présentation des activités de l’IMEP

Concert symphonique 7 et 8 mai 2016
(1re partie)

Concert symphonique 7 et 8 mai 2016
(2e partie)

Il Bel Canto – Concert lyrique du 28 novembre 2015
(1ère partie)

  • Partenaires

     
    Namur Confluent Culture
     
    WBI
     
    Les amis de l'IMEP
     
    Fondation Baron Arthur Grumiaux
     
    WBI
     
     
     

CONCERT SYMPHONIQUE

le 7 mai 2017 à 17:00

Samedi 06/05/17 – 20H00 – Dimanche 07/05/17 – 17H00 – Réservation obligatoire.

Au programme: Le Songe d’une nuit d’été de F. Mendelssohn (Ouverture op. 21 et des extraits de la musique de scène op. 61). Symphonie n° 3 en la mineur « Écossaise », op. 56 de F. Mendelssohn. Avec des solistes de l’EVD, le Choeur et l’Orchestre Symphonique de l’IMEP – Chef d’orchestre : Ronald Zollman. Direction de Choeur : Benoît Giaux.

En guise d’introduction…

Après de fulgurants débuts d’enfant-prodige (c’est à 17 ans qu’il écrit l’Ouverture du Songe d’une nuit d’été, et il a déjà composé douze symphonies de jeunesse pour cordes), Félix Mendelssohn-Bartholdy souffre rapidement de jugements péjoratifs au sein même du monde musical. Si la majorité des critiques lui reconnaissent un sens novateur de l’orchestration, on lui reproche une position ambiguë entre musicien classique et romantique, et davantage encore une expression religieuse omniprésente. En effet, dans son œuvre, l’équilibre et la mesure, garants du classicisme, restent des valeurs sûres mais quelque peu dépassées. Issu d’une famille juive convertie au luthérianisme, il est éduqué dans la vénération de Bach que l’on redécouvre. Accusé de composer une musique quasi anachronique, il imprime sa religiosité jusque dans le genre profane de la symphonie (« Symphonie Réformation », et symphonie-cantate « Lobgesang »). Il est aussi le père de deux oratorios (Paulus et Elias), pourtant davantage propres à l’époque baroque. C’est lui qui, avec l’aide précieuse de sa sœur Fanny, crée la « Passion selon saint Matthieu » de Bach, en 1929 à Berlin. Son œuvre est imposante, malgré sa courte vie (il mourra à l’âge de 38 ans, en 1847).

A l’âge de 17 ans donc, Félix qui vient de lire la traduction allemande de « A Midsummer Night’s Dream » de Shakespeare (1594-1595), compose une ouverture éponyme (Ouverture du Songe d’une nuit d’été, opus 21). Mais c’est seulement 17 ans plus tard, à la demande du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV, qu’il en fera toute une musique de scène pour accompagner la pièce de l’auteur anglais (Songe d’une nuit d’été, opus 61, constitué d’une ouverture (l’opus 21) et de treize numéros). A sa création au nouveau palais du roi à Postdam, le succès fut grandiose et immédiat. La pièce de Shakespeare est une comédie dont l’action se déroule en Grèce et réunit pour mieux les désunir deux couples de jeunes amants. Si la « Marche nuptiale » est connue de tous, elle n’est probablement pas le numéro le plus emblématique de l’ambiance féérique et nocturne du texte qu’elle évoque. L’orchestre retranscrit musicalement les mystères de la nuit et les bruissements de la forêt. Mendelssohn déploie son talent d’orchestrateur et la subtilité de son écriture pour servir la poésie et la fantaisie shakespearienne.

Quant à la symphonie n°3 en la mineur, « Ecossaise », elle est considérée comme la plus aboutie des quatre grandes symphonies (Réformation, Ecossaise, Italienne, Lobgesang) de Mendelssohn. Celui-ci en trouve l’inspiration originelle lors de son premier séjour outre-Manche (1929), quand il visita les ruines du Château de Holyrood où vécut la Reine Marie Stuart. Les critiques musicaux et musicologues ne s’accordent pas tout à fait sur la visée descriptive de l’œuvre. Ainsi, F.R. Tranchefort, dans le Guide de la Musique Symphonique en dit-il ceci : « La partition est toute imprégnée des Highlands, de leur histoire (revue et corrigée par Walter Scott), de leurs légendes (poétisées par Macpherson), de leurs sites grandioses et des sonorités des cornemuses. L’intention de peindre en musique affleure à chaque page : « Un paysagiste de premier ordre », déclara Wagner ». Gilles Benin, quant à lui, écrit : « Les deux symphonies apparemment évocatrices du voyage (l’Italienne et l’Ecossaise) n’ont en fait aucune visée descriptive et ne se rattachent absolument pas à la musique à programme pratiquée par Berlioz ou par Liszt. Cependant, Mendelssohn utilise plusieurs thèmes écossais. »

Ce qui est certain, en revanche, c’est que Félix Mendelssohn initie, bien avant Franck et ses disciples, l’idéal cyclique du thème générateur : la Troisième Symphonie est le fer de lance de d’un idéal d’unité parfaite, où l’ensemble des parties seraient dans une relation étroite avec l’origine, « le thème générateur », et donc avec le Tout… Les thèmes principaux se retrouveront donc dans toute l’œuvre. Cet idéal est poursuivi par les compositeurs romantiques, et par Mendelssohn en particulier (Beethoven, Schubert, Liszt, Franck, Berlioz…). Bien que composée de quatre mouvements principaux (et entourés eux-mêmes d’une introduction lente et d’une conclusion emphatique), la symphonie se joue sans arrêt entre les mouvements. Preuve encore, s’il en fallait, de la vise unificatrice. D’une durée approximative d’une quarantaine de minutes, elle requiert une nomenclature conventionnelle, càd les bois par deux, quatre cors, deux trompettes, cordes et timbales.

« Il est exemplaire de voir comment cet homme si honteusement sous une bonne étoile, lui qui allait de triomphes en triomphes et transformait en or tout ce qu’il touchait, vit tout son monde se fracasser si vite. Il n’était pas préparé à endurer des épreuves. Sa vie trépidante de compositeur, ce chef d’orchestre et de musicien en tant que pianiste virtuose, d’idole de l’Allemagne et de l’Angleterre, avait une vie de star. Cela, parfois, ne favorise pas la profondeur. Et parfois Mendelssohn en manque cruellement, tout reste classique et beau, mais superficiel aussi. Que ressent-t-on quand la mort survient au milieu du conte de fées ? Beau, charmant, extraordinaire musicien, il est le Prince Charmant de la musique, mais les mauvaises fées existent et tout s’écroulera. Lui qui n’avait que des amis, lui qui était lumière rayonnante va s’éteindre d’un seul coup. Surmené, usé. » Gil Pressnitzer

Tarifs et réservations
Adultes : 15€ – Jeunes (jusque 25 ans) : Gratuit – Seniors (60+) : 10€.
Par Email : reservations@imep.be
Par téléphone : du lundi au vendredi de 8H30 à 12H30 et de 13H00 à 16H30 au 081/736.437.
Inscription confirmée par le paiement sur le compte BE62 3500 1539 7861 (indiquer en communication le nom et la date du projet). Payement à effectuer minimum 4 jours ouvrables avant la date du projet. Pour tous les projets (avec ou sans réservation), le placement est libre.

Section Pédagogique de l’IMEP

Se former dans la section pédagogique de l’IMEP c’est…

  • Se former à enseigner et transmettre sa passion de la musique.
  • Acquérir une maîtrise suffisante de sa voix, de son corps et d’un instrument accompagnateur en tant qu’outil du musicien.
  • Faire des recherches et développer un intérêt pour d’autres champs musicaux.
  • Développer des techniques d’apprentissage pour favoriser la pratique musicale, l’ouverture culturelle, la créativité, la maitrise technique, l’intelligence artistique et l’autonomie.
  • Être souvent amené à aller sur le terrain et se retrouver rapidement en situation de stage.
  • Vivre, concevoir et mener des projets musicaux de qualité.
  • Devenir un acteur culturel dans la société.
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L’ OrgueStudio

L’OrgueStudio, un nouveau projet pour l’enseignement de l’orgue

Un nouvel enseignement de l’orgue a fait son apparition dans le paysage des Hautes Écoles des Arts. En septembre dernier, Guido Jardon, directeur de l’IMEP, a confié à Benoît Mernier, professeur depuis 2002 et à Cindy Castillo, lauréate de l’Institut et du Conservatoire National Supérieur de Paris, la mission d’apporter de nouvelles perspectives aux études supérieures d’orgue dans le but d’atténuer les décalages existants entre l’orgue et le monde artistique actuel et de permettre aux étudiants organistes de trouver leur voie dans ce monde-là une fois leur diplôme obtenu. À nouveau départ, nouveau nom. Les études d’orgue et d’improvisation à l’IMEP ont été rebaptisées OrgueStudio.

Cette nouvelle appellation sous-entend plusieurs significations complémentaires: l’idée d’une pédagogie de la pratique de l’orgue à travers une dimension scénique; l’élaboration de projets menés avec différents partenaires permettant d’élargir l’horizon du monde organistique et de nourrir l’imaginaire des étudiants; une approche conjuguée du répertoire et de la créativité (sous forme écrite et improvisée); une réflexion prospective sur l’orgue, sa réalité, son avenir…

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