Affiche Concerts de midi SND 2016-17

Présentation des activités de l’IMEP

Concert symphonique 7 et 8 mai 2016
(1re partie)

Concert symphonique 7 et 8 mai 2016
(2e partie)

Il Bel Canto – Concert lyrique du 28 novembre 2015
(1ère partie)

  • Partenaires

     
    Namur Confluent Culture
     
    WBI
     
    Les amis de l'IMEP
     
    Fondation Baron Arthur Grumiaux
     
    WBI
     
     
     
 

Kamil Ben Hsaïn Lachiri, est le gagnant de la 1ère édition du Concours « Honda »

le 21 février 2017 à 21:01

Pour la première fois de leur histoire, les huit écoles supérieures et Conservatoires de Musique de notre pays se mesuraient lors d’un concours, soutenus par le constructeur japonais « Honda ». C’est le Conservatoire de Bruxelles, francophone et flamand, qui est à l’initiative du projet. La finale de ce concours s’est tenue ce dimanche soir, 19 février, au Conservatoire de Bruxelles. Une finale qui était également à suivre en direct sur Musiq’3!Originalité du concours : tous les instruments étaient autorisés, et le programme était libre, mais ne devait pas excéder trente minutes. Trois finalistes étaient en lice et c’est le le baryton Kamil Ben Hsaïn Lachiri qui l’a emporté. Il est étudiant à l’IMEP à Namur. Le 2e prix revient au guitariste Maarten Vandenbemden, du Conservatoire flamand de Bruxelles. Quant au 3e prix, il échoit à la soprano Kelly Poukens , de la « School of Arts » de Leuven (anciennement Lemmens Instituut). Le Jury, présidé par le pianiste André De Groote, a salué la cohérence et le jeu de scène « bluffant » de ce jeune baryton de 23 ans. Il nous a emmené du répertoire de Lully à celui de Poulenc, en passant par Mozart et un extrait des Noces de Figaro, un extrait du Prince Igor (n.d.l.r , dans une langue russe parfaitement maîtrisée) ou encore dans un extrait de Don Carlos de Verdi. Il faut dire que Kamil Ben Hsaïn Lachiri a déjà l’expérience de la scène, via la « MM Academy » de La Monnaie (ndlr.: une structure de haut niveau de La Monnaie, à l’attention de jeunes chanteurs). On a ainsi pu entendre Kamil Ben Hsaïn Lachiri dans le « Cappriccio » de Richard Strauss, ou dans l’Opera seria de Gassmann, à La Monnaie.
Comme tous les bons chanteurs, Kamil Ben Hsaïn Lachiri est aussi un fabuleux acteur. Il ne lui faut ainsi que quelques instants pour endosser un rôle, et pour l’incarner jusqu’au bout des ongles.

Deuxième prix, la soprano Kelly Poukens, 25 ans, a impressionné par sa tessiture très large, et une voix aussi subtile que puissante. Mais elle a manifestement moins d’expérience de la scène que son collègue Kamil. Il n’empêche qu’elle nous a proposé des pages de la Bohème de Puccini et un extrait de « La voix humaine » de Poulenc, d’une sincérité et d’une émotion parfaitement confondantes.

Troisième prix, le guitariste Maarten Vandenbemden (°1994) nous a montré qu’un récital de guitare classique pouvait nous emmener dans des voyages aussi envoûtants, et exaltants qu’une soprano ou un baryton. Le bonheur à jouer et à partager sa musique est évident chez ce jeune musicien qui n’hésite pas à s’adresser au public pour expliquer les oeuvres qu’il va jouer. Fin guitariste, il est aussi un transcripteur hors-pair comme dans ce « Si dolce il tormento » de Monteverdi, dont Maarten nous a livré une transcription éblouissante. Même sens du récit quand il joue la musique de Federico García Lorca et ses « tres canciones españolas ». Un récital qui s’est terminé par un très dansant « Chôro » de Villa-Lobos. A n’en pas douter, Maarten Vandenbemden fera aimer la guitare classique aux plus réticents. Pour conclure, on ne peut que se féliciter de la musicalité de ces trois finalistes, qui nous ont proposé -avant tout- trois récitals, loin des sentiers battus, et où la musique passait, loin devant la préoccupation de « plaire  » à un Jury. Voilà qui est rassurant, mais aussi diablement intelligent! (Laurent Graulus). Bravo Kamil!

Ana-Camelia Stefanescu chante La Juive d’Halévy à Strasbourg: du rire aux larmes!

le 20 février 2017 à 09:16

Dans une salle de l’Opéra de Strasbourg, la mise en scène de Peter Konwitschny de La Juive d’Halévy offre une vision convaincante de ce Grand Opéra d’Halévy, bien servi par un plateau vocal de grande qualité. Le Grand Opéra, genre français de la seconde moitié du XIXème siècle, a profondément marqué son temps, que ce soit par son succès auprès du public ou par la manière dont il inspira (en positif ou en négatif) les autres compositeurs de la période. Pourtant, ces œuvres sont aujourd’hui rarement données. La programmation de La Juive de Jacques-Fromental Halévy à l’Opéra national du Rhin est en ce sens un événement. L’opéra suit Rachel, une jeune femme élevée par le juif Eléazar qui la sauva des flammes peu après sa naissance, alors qu’elle est en réalité la fille du Cardinal Brogni, lui-même bourreau des enfants d’Eléazar. Son amour avec le Général Léopold révèle l’absurdité des haines communautaires qui le rendent impossible bien que Rachel soit en fait d’origine chrétienne. L’intérêt du livret vient de la complexité des personnages : aucun n’est totalement bon ni profondément mauvais. Tous révèlent à la fois leur noirceur (Brogni a le sang des fils d’Eléazar sur les mains, ce dernier sacrifie sa fille à sa vengeance, Léopold refuse la bénédiction d’Eléazar, Rachel livre son amant au tribunal) et leur part d’humanité (Brogni offre la paix à Eléazar et cherche à protéger Rachel, Eléazar accepte de bénir le chrétien Léopold par amour pour sa fille, Rachel et Léopold font fi de leurs obligations par amour l’un pour l’autre). Ainsi le spectateur redoute-t-il chacun des personnages tout en lui accordant son empathie.

Peter Konwitschny met cette œuvre en scène en alliant à la fois distanciation et immersion, expressionnisme et symbolisme. La distanciation vient du regard ironique qu’il porte dans certains passages comme dans le finale de l’acte I, lorsque Rachel, Eléazar, Léopold et le sombre Albert se poursuivent sur la scène dans une chorégraphie reprenant les codes de l’opéra-buffa, ou lorsque Rachel et Eudoxie, rivales amoureuses, se réconcilient en se prêtant à des jeux d’enfants. Le metteur en scène immerge par ailleurs le public dans son propos. Ainsi, le chœur investit-il la salle (se glissant dans les rangs et obligeant certains spectateurs à assister à la scène debout) pour lui faire moquer les juifs présents sur scène en agitant des fanions aux couleurs de la chrétienté. Plus tard, Rachel interprète son duo avec Leopold depuis la travée centrale, les deux amants, séparés par leur religion dans le drame, étant ainsi séparés par l’orchestre. Enfin, Eléazar y interprète son grand air Rachel, quand du Seigneur, ce qui exhausse l’intimisme de la scène (tout en permettant un changement de décor pour l’acte suivant). Ces passages créent des effets théâtralement éloquents, mais acoustiquement déséquilibrés.

Le final de l’acte III est un exemple particulièrement fort en termes d’expressionnisme : les protagonistes, alignés à l’avant-scène, fabriquent des bombes tandis qu’ils chantent leur haine de la communauté adverse, dans une chorégraphie figurant des mouvements d’automates. Enfin, le symbolisme exposé par Peter Konwitschny repose notamment sur la couleur des mains des protagonistes : jaunes pour les juifs et bleues pour les chrétiens. Ainsi Léopold cache-t-il ses mains lorsqu’il se fait passer pour juif, comme Rachel et Eudoxie retirent la peinture des leurs lorsqu’elles se réconcilient. Cette idée est exploitée sur l’ensemble de la pièce pour dévoiler les contradictions ou les aveuglements des personnages. La direction d’acteur du metteur en scène est tout à fait remarquable, chaque interprète offrant des moments de grande intensité dramatique. Le rôle de la Princesse Eudoxie est tenu par Ana-Camelia Stefanescu, qui se montre aussi bien déjantée à l’acte II, que tout à fait triomphante puis affligée dans les actes suivants. Sa voix flûtée est vibrée avec retenue, s’élance dans des vocalises de voltigeuse avant d’atterrir sur son registre médian avec aplomb. (Damien Dutilleul) Ana-Camelia éblouit à nouveau par la liberté du suraigu, l’aisance des vocalises et la limpidité du timbre. Bravo !

Cliquer sur ces deux liens pour plus d’infos:

http://blogsv2.qobuz.com/andre-tubeuf/2017/02/06/la-juive-dhalevy-et-le-recital-de-stephane-degout-a-lopera-du-rhin-strasbourg/

http://www.resmusica.com/2017/02/05/la-juive-a-strasbourg-musique-superlative-pour-mise-en-scene-iconoclaste/



(Crédits photos: Klara Beck)

L’IMEP au Palais Royal! Concert de Noël

le 29 décembre 2016 à 20:03

L’IMEP au Palais Royal! Concert de Noël, le mercredi 21 décembre 2016

C’est à Benoît Giaux et à Denis Menier qu’est revenu l’honneur de diriger le traditionnel concert de Noël donné au Palais Royal mercredi dernier, le 21 décembre 2016. Pour ce rendez-vous musical par lequel le roi et la reine des Belges remercient en particulier les personnes qui ont contribué au bon déroulement de leurs activités royales tout au long de l’année écoulée, se produisaient différents chœurs de jeunes chanteurs. La soprano Liesbeth Devos et le baryton Leon Kosavic, tous les deux solistes de la Chapelle musicale Reine Elisabeth, mais aussi les choeurs de La Monnaie c.-à-d. le Choeur d’enfants de la Maîtrise (10-13 ans), le Choeur de jeunes filles de La Choraline (13-18 ans), le Choeur d’étudiants de la MMAcademy (18-26 ans), ainsi que l’Ensemble orchestral de la Chapelle musicale Reine Elisabeth (quatuor à cordes, contrebasse, orgue, harpe, hautbois, percussions) ont proposé un concert de Noël plein de faste. Plusieurs étudiants de l’IMEP faisaient partie du choeur de la MMAcademy et certains avaient même un rôle soliste (Kamil Ben Hsain Lachiri, Pierre Derhet, Raphaële Nsunda et Hanna Al Bender). Mathias Lecomte, professeur, tenait la partie d’orgue.

Si vous n’avez pas eu la chance de voir ce concert de Noël en télévision sur la Trois ou RTL, le streaming est encore disponible sur RTBFAuvio jusqu’au 31/12. Le concert sera diffusé sur TV5Monde le 1er janvier à 8H47. TV5 Canada retransmet aussi le concert le 31/12 à 12H15.

Un extrait vidéo:

http://www.rtl.be/tv/rtltvi/replay/23-12-2016-concert-de-noel-au-palais-royal-god-rest-you-merry-gentlemen

(Photos: Hugo Segers)

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Le Choeur de l’IMEP a chanté le Requiem de W.-A. Mozart sur la scène de Bozar avec l’ONB (28/10/16)

le 14 décembre 2016 à 09:50

Le mois d’octobre à l’IMEP fut ce qu’on pourrait appeler un mois intensif Mozart. Au programme d’un des concerts phares de la saison figuraient l’Ouverture de la “Flûte enchantée”, la Symphonie n°25 en sol mineur et… le fameux Requiem. Ce dernier a rassemblé les étudiants de toutes sections et tous niveaux confondus sous la direction de Cyril Englebert, chacun faisant partie soit de l’Orchestre Symphonique, soit du Choeur de Chambre ou du Grand Choeur. Après avoir interprété le Requiem à trois reprises bien au chaud dans leur quartier général, le Choeur de Chambre (essentiellement constitué des élèves de la classe de chant) était bien rodé pour le représenter dans la cour des grands: au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles!

Suite à une première collaboration l’année passée lors du concert de Noël de l’Orchestre National de Belgique (sous la direction de Dirk Brossé), le Choeur de Chambre de l’IMEP a de nouveau eu l’honneur de se produire sur la scène de la Salle Henry Le Boeuf avec l’ONB. A leurs côtés, quatre solistes de luxe, dont Jodie Devos et Sarah Laulan, toutes deux lauréates du Concours Reine Elisabeth. Dans cette oeuvre exigeante pour le choeur, nos étudiants furent récompensés par une très chaleureuse ovation de la part du public bruxellois. Guidés dans le travail de préparation par le chef de choeur Benoît Giaux, puis dirigés par Cyril Englebert à l’IMEP pour ensuite chanter sous la baguette de Jan Willem de Vriend au Palais des Beaux-Arts, les choristes ont dû faire preuve d’une grande capacité d’adaptation face à de multiples approches et choix d’interprétation; un apprentissage qui leur servira sans doute tout au long de leurs carrières.

Le Choeur de Chambre se prépare actuellement au prochain grand défi de l’année, “La Passion selon Saint Jean” de J.-S. Bach. Le Grand Choeur y participera également et c’est Guy Van Waas qui sera aux commandes pour les concerts des 25 et 26 mars. Bloquez bien ces dates! (Aline Giaux, Reporter de l’IMEP).

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APRÈS COUP… Friedrich Gulda: Concerto pour violoncelle et orchestre à vents avec Pierre Fontenelle

le à 09:40

Friedrich Gulda (1930-2000) Concerto pour violoncelle et orchestre à vents avec Pierre Fontenelle au violoncelle; la Musique Militaire Grand-Ducale dirigée par Jean-Claude Braun. Salle du Conservatoire de la Ville de Luxembourg.

Le 25 novembre 2016, Pierre Fontenelle, violoncelliste en Bac 2 dans la classe de Monsieur Éric Chardon, a eu l’opportunité de jouer en soliste le Concerto pour violoncelle et orchestre à vents de Gulda avec la Musique Militaire Grand-Ducale, dans le cadre du Gala des Lauréats des Conservatoires du Luxembourg. En effet, Pierre est également étudiant au Conservatoire de la Ville de Luxembourg depuis 2011, où il a obtenu son prix supérieur de violoncelle avec distinction en juin 2016. Le public a chaleureusement applaudi cette œuvre originale, fortement teintée de rock et de jazz, requérant à la fois une batterie, une basse électrique et un orchestre à vents, dirigé par le Major Jean-Claude Braun. Saluons également le fait que Pit Keller, corniste récemment diplômé de l’IMEP (2016), faisait partie de l’orchestre.

Cliquer pour visionner le concert:
https://youtu.be/dmPG6_ukaTI

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Hommage à François Servais (1807-1866) par la classe de violoncelle de l’IMEP

le 29 novembre 2016 à 20:19

François Servais, l’un des principaux violoncellistes du 19ème siècle n’est plus à présenter. À ce jour, ses compositions sont encore étudiées, interprétées, enregistrées et éditées dans le monde entier. Sa statue monumentale orne la Grand-Place de Halle, sa ville natale. Le 26 novembre 2016 marquait le cent-cinquantième anniversaire du décès de François Servais. En son honneur l’association Servais a organisé un week-end d’hommage à ce grand musicien. À cette occasion, la classe de violoncelle d’Eric Chardon, a interprété l’intégrale des études de François Adrien Servais.

Découvrez ce grand musicien:
http://www.servais-vzw.org/fr/servais-150-210/

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Récital de Corentine Bigo dans le cadre SAN, l’UNamur et l’IMEP

le 28 novembre 2016 à 20:07

Fondée en 1845, la Société archéologique de Namur (SAN) se consacre à la sauvegarde du patrimoine, à son étude et à sa diffusion. De la Préhistoire au XXIe siècle, ses collections sont le reflet de l’histoire de Namur et de sa région. La SAN, en collaboration avec l’UNamur et l’IMEP organise actuellement un cycle de 6 conférences, étendu sur 6 mois. Des professeurs d’histoire de l’art et d’archéologie se succèdent au fil des mois sur des thèmes différents, et un(e) ou plusieurs étudiant(es) de l’IMEP ponctuent la conférence. C’est ainsi que Corentine Bigo, étudiante en M1s piano a assuré le concert qui terminait la conférence de Michel Lefftz (« Le retable d’Enhet : un témoin rare de la sculpture maniériste en région mosane ») le 17 novembre dernier. Son récital comportait des œuvres de Schubert, Scriabine et Chopin. Elle s’est montrée brillante et nuancée dans ces œuvres difficiles et a recueilli un grand succès.

Vous pouvez trouver les dates des prochaines conférences et des concerts qui les suivent dans le menu « Activités » -> « Conférences-concerts »

Entre la Scandinavie et l’Amérique du sud, concert donné à l’Amphithéâtre Pedro Arrupe

le à 19:58

En partenariat avec l’UNamur et en présence de nombreuses personnalités dont le recteur, Yves Poullet et le Vice-Président du Gouvernement wallon, Maxime Prévot, « Les Amis de l’IMEP » nous ont emmenés dans un séduisant voyage musical avec Jodie Devos et la Camerata IMEP, nouvel orchestre de 15 jeunes instrumentistes brillants. Une Jodie fidèle à elle-même, càd excellente, et un orchestre d’instrumentistes doués : tous méritaient la médaille d’excellence!

Et quelle belle découverte, loin des sentiers battus, que ce programme ! La Suite Holberg de Grieg allie de beaux et mélancoliques mouvements d’andante à des danses vivaces, emportées avec brio par la Camerata. Et puis c’est l’entrée applaudie de Jodie Devos, souriante, charmante sans être charmeuse et qui va réellement nous enchanter par un répertoire peu connu. Three songs for soprano and orchestra de Osvaldo Golijov (né en 1960) qui a grandi dans une famille juive d’Europe de l’Est installée en Argentine. Ces trois chants d’une belle expressivité mélancolique seront suivis d’un galop tzigane fougueux par les instrumentistes déchaînés. Et ce beau concert se terminera par« Primavera Porteña », extrait de Las cuatro estaciones porteñas de Astor Piazzolla, le célèbre compositeur argentin. Une Primavera pleine de lyrisme et de rythmes enlevés ! Jodie nous offrit, en finale, un Sibelius où l’on put apprécier toute sa puissance et palette vocales qui fait dire à un commentateur «Ecouter chanter Jodie Devos, c’est s’émerveiller devant un arc-en-ciel. » (M.Fiévet-Jamart).

Voici le lien vers reportage de Canal C du concert Jodie Devos et Camerata IMEP :

http://www.canalc.be/limep-a-invite-son-ancienne-eleve-jodie-devos/#respond

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Concours « Triomphe de l’ART », l’IMEP se distingue!

le à 19:56

Sept de nos étudiants chanteurs (Maria Portela Larich, Christophe Bornet, Louise Foor, Sarah Magerman, Emmanuel Junk, Roxana-Isaura Deococq et Raphaële Nsunda Nluti) ont représenté l’Institut, et trois d’entre eux viennent de s’illustrer brillamment au Concours international de chant « Triomphe de l’Art » au Koninglijk Conservatorium Brussel (Conservatoire Royal de Bruxelles, côté néerlandophone). Ce Concours avait lieu du 7 au 12 novembre 2016 et s’est clôturé le dernier jour par un concert de gala.

« Triomphe de l’Art » ASBL est une association créée en 2014 et basée à Bruxelles. A l’initiative de passionnés de culture internationale travaillant dans différents secteurs dans la capitale belge, l’association a pour but de découvrir et de promouvoir les jeunes individus les plus talentueux et les plus prometteurs dans les arts, de révéler leur créativité, de développer professionnellement les groupes créatifs et les artistes individuels. Tout cela est réalisé par l’intermédiaire de l’organisation de projets culturels de grande envergure au niveau international. L’organisation promeut ainsi divers concerts de musique et autres événements culturels, et favorise la mise en route d’expériences professionnelles de qualité pour les jeunes. Cette année avait donc lieu la deuxième édition de ce Concours établi en trois groupes d’âges: 15-19ans, 20-25ans et 26-30ans. Au programme de ce Concours qui se déroule en deux tours, il y a des airs d’opéra, cantate, oratorio ou opérette, ainsi que des Lieder, et ce en veillant à varier la langue, le compositeur et/ou le personnage. Maria Portella (Portugal) a obtenu le troisième prix dans la tranche d’âge des 15-19ans (B2 chant), Christophe Bornet (Luxembourg) a obtenu le deuxième prix dans la catégorie des 20-25ans (M1s Chant), et Raphaële Nsunda Nluti a obtenu le premier prix du troisième groupe d’âge (EVD ) en interprétant notamment un Lied de Brahms. Avec Emma Posman (troisième prix dans le groupe des 20-25ans), elle est la seule Belge à décrocher une médaille. Les autres lauréats sont principalement de nationalité biélorusse, ukrainienne, russe, estonienne, tchèque (pays de l’est) ; mais on retrouve aussi des Suisse, Portugais, Luxembourgeois et Coréen. Dans le jury, on retrouvait bien entendu le directeur du Conservatoire, Peter Swinnen, des chefs d’orchestre (Dirk Vermeulen, Michiel Delanghe et David De Geest), mais aussi des chanteuses d’opéra (dont Ana-Camelia Stefanescu, professeur à l’IMEP), le rédacteur en chef de Klassiek Centraal et la propriétaire de « Ariën, Arts & Music Management.

La prestation de Raphaële semble avoir été très appréciée. En témoignent les autres prix qu’elle a raflés : prix spécial attribué par les critiques musicaux de Klassiek Centraal et prix spécial attribué par la Ariën Music Agency Arts & Music Mgt.

Grand bravo et merci à tous les étudiants qui ont eu à cœur de s’engager dans ce projet et bonne continuation !

Découvrez cet événement en photos:

 https://www.facebook.com/TriompheDelArt/?fref=ts.

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Séance académique et remise des diplômes | 19/09/16

le 27 septembre 2016 à 08:27

Vous trouverez dans cet article les discours de Monsieur Henri Bogaert, Président du Conseil d’Administration de l’IMEP, ainsi que celui de Monsieur Guido Jardon, Directeur, quelques photos illustrent cet événement marquant.

Discours de bienvenue de Monsieur Henri Bogaert, Président du CA de l’IMEP.

Bienvenue à toutes et à tous. En cette rentrée 2016-2017, nous innovons puisque nous associons l’ouverture de l’année académique à ce que les Américains appellent « a commencement ceremony » une cérémonie du commencement pour fêter les heureux diplômés de cette année. Un commencement pour ceux qui vont entrer dans la vie professionnelle. Nous savons qu’après 5 ans et 3 ans d’études à l’IMEP, elle sera pleine de promesses et de réussites. Peut-être de futurs exploits. Pendant 5 ans, vous nous avez enchantés et vous avez sans doute passé de très belles années de votre vie. A l’avenir : suivez votre propre voie et  étonnez-nous! Nous comptons, en tous cas, sur vous pour être la voix de l’IMEP longtemps et partout où vous irez. Quelle année incroyable nous venons de vivre !

L’arrivée du piano Steinway dont on rêvait depuis des années. Le lancement d’un festival annuel de piano pendant lequel nous avons eu l’occasion d’écouter de grands interprètes. L’inauguration du nouveau bâtiment qui donne à l’IMEP une ampleur et une identité nouvelle, résolument contemporaine.

Les concerts, les rencontres internationales, les spectacles. Les sollicitations à participer à tel événement, à tel concert avec des orchestres prestigieux ou dans des salles importantes affluent et le Directeur est malheureusement au regret de les filtrer

Une reconnaissance et un fameux encouragement : la visite de la Reine Mathilde et, la semaine passée, encore, la remise de la Gaillarde d’argent, prix prestigieux décerné à l’IMEP par le comité central de Wallonie et je ne résiste pas à citer son président, « l’IMEP est devenu indispensable dans la vie culturelle namuroise, mais encore dans celle de la Communauté française et sa réputation s’étend bien au-delà de la Belgique ».

L’IMEP change. Le sentiment de fierté que j’éprouvais lors de la rentrée académique de l’année passée est contagieux et se généralise, en particulier chez nos élus et je voudrais souligner leur soutien pour notre institution et les en remercier. Le succès appelle le succès, la qualité appelle la qualité. Les inscriptions de nouveaux étudiants sont en pleine expansion et les auditions d’admission font entrevoir aux professeurs un terreau de talents très prometteurs. Beaucoup d’étudiants et de professeurs viennent de l’étranger : du Chili, de France, du Japon, en fait de 29 nationalités. A warm welcome to all of you. You may feel here at home and I hope that you will enjoy your stay and your work.

On ne va pas s’arrêter là, bien sûr. Les projets sont nombreux. Pour ceux qui connaissent le Directeur, il ne faut pas stimuler son dynamisme et son souci de bien faire ! Et je crois que nous, et, en particulier les étudiants, nous pouvons tous le remercier. Il va vous dire après moi quelques mots sur les projets qui seront marqués par le développement et la consolidation de l’existant : les programmes, l’amélioration de notre environnement matériel : la salle de spectacle dans laquelle nous nous trouvons, le bâtiment ancien qu’il faut rénover progressivement, une cafétéria digne de ce nom, etc. mais aussi l’efficacité des méthodes pédagogiques dans un monde où la révolution numérique est en train de tout chambouler. Nous ne pouvons pas nous y soustraire, au contraire. Tout dans le domaine de la musique est en train de changer : comment consommerons-nous de la musique, comment la produire, la diffuser ? Ce sont des questions qui préoccupent tous les musiciens. Aujourd’hui, je pense que la réflexion doit aussi porter sur la question : comment enseigner la musique ? Ce n’est pas moi qui, évidemment, vais vous répondre, j’en suis bien incapable, mais j’ai l’intuition que cette question est primordiale pour l’avenir de notre institut.

Pour terminer, je voudrais remercier le Directeur, les professeurs, le staff et les étudiants, mais aussi les amis de l’IMEP et nos mécènes. Votre dynamisme à tous, votre souci des autres et votre engagement à donner le meilleur de vous-mêmes, font de l’IMEP un de ces endroits sur terre où on est tout simplement heureux. Au nom des membres du CA, je vous souhaite une excellente année académique.

Discours de Monsieur Guido Jardon, directeur de l’IMEP.

Permettez moi tout d’abord de vous souhaiter à mon tour la bienvenue à l’IMEP à l’occasion de cette séance académique reliftée durant laquelle et ensemble nous allons vivre et oser la différence ! Une séance académique nouvelle formule qui a deux objectifs: mettre à l’honneur nos étudiants et en particulier les étudiants diplômés pour leur réussite, leur investissement et leur travail ! Vous proposer autour d’un même compositeur, W. A. Mozart, un concert varié qui aborde la musique sacrée, l’opéra ainsi que le répertoire concertant. Cette programmation, porteuse d’une symbolique forte, met en exergue les collaborations de l’IMEP avec de grands acteurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles et renforce notre volonté de favoriser l’insertion professionnelle de nos jeunes musiciens et pédagogues.

Mais revenons-en à notre soirée que je souhaite avant tout festive et qui commence ici par deux nouveautés : la remise des diplômes ainsi que la création et la remise du Prix Maurice Guillaume : organiste, compositeur, pédagogue et membre fondateur de l’IMEP. Pour ce faire, je demande aux personnes suivantes de me rejoindre sur le plateau: Madame Florence Maffia, administratrice générale et responsable des dossiers des membres du personnel, Madame Sophie Hallynck, professeur de harpe et de musique de chambre, coordinatrice du département de musique de chambre, Monsieur Henri Bogaert, Président du Conseil d’administration de l’IMEP, Madame Catherine Debu, professeur de Pédagogie et coordinatrice du département pédagogique et enfin Madame Janine Mouchet, administratrice de l’Association Maurice Guillaume.
L’Association Maurice Guillaume, installée à l’IMEP en 2015, a souhaité par ce Prix perpétuer la mémoire de ce musicien et valoriser un étudiant organiste prometteur, talentueux et particulièrement méritant. Le jury, après avoir délibéré à huis clos, a attribué le Prix Maurice Guillaume à Damien Leurquin, étudiant dans la classe d’orgue en bloc 2.

Au terme de cette remise des Prix, je souhaite à nouveau féliciter chacune et chacun de ces jeunes diplômés et féliciter également leur entourage, leurs parents et leurs amis qui sans doute ont soutenu ces jeunes dans ce parcours particulièrement exigeant. Je vous demande de revenir toutes et tous devant le public pour une photo d’ensemble.

Mesdames et Messieurs, avant de laisser place à la musique, je souhaite maintenant m’adresser avant tout à l’ensemble des étudiants afin de leur rappeler qu’ils sont dans une Institution supérieure qui revendique des valeurs et une identité pédagogique. La valeur que je souhaite mettre en avant aujourd’hui, c’est le respect : le respect de l’humanité portée par chacune et chacun d’entre nous en évitant les comparaisons et les concurrences stériles. En effet, les lois de la réussite professionnelle sont complexes et dépassent de très loin ce que d’aucun appelle un don. Le travail, la discipline, la curiosité et l’organisation sont tout aussi importants…

D’autre part, vous bénéficiez d’une toute nouvelle dynamique pédagogique et logistique qui va encadrer les projets organisés qui sont en fait de vrais ateliers de formations. Ces activités et ces programmations sont nombreuses dans et hors de nos murs. Mais soyons clair, loin d’une maison de la culture, l’IMEP, c’est un centre d’action et de création au service de votre formation. Une mission essentiellement pédagogique dont l’objectif ultime et peu fréquent dans le monde des Arts, c’est bien de favoriser votre insertion professionnelle en vous formant, en créant des réseaux et en vous proposant finalement de bénéficier de l’image positive véhiculée par l’IMEP : un vrai label de qualité.

Cette insertion passe évidemment par la création de formations innovantes comme l’informatique musicale qui a un succès considérable aujourd’hui aussi bien au niveau des étudiants que des employeurs très interpellés. Vous découvriez également à l’IMEP des projets spécialisés : la Camerata IMEP, l’EVD, Reporters de l’IMEP, une vrai approche du journalisme musical, des collaborations uniques avec des ESAHR mais également des formations musicopédagogiques qui s’exportent aujourd’hui aux quatre coins du monde pour les plus audacieux. Vous l’avez compris ! C’est vous qui êtes au centre de toutes nos activités, de nos réflexions et de notre mission.

Le travail, l’audace et l’investissement que toute l’équipe fournit, pédagogique, administrative, logistique et avec le soutien fort du Conseil d’Administration de l’IMEP n’ont qu’un objectif : vous former, vous soutenir et vous aider à réaliser vos rêves et vos aspirations professionnelles.

Mesdames et messieurs, voilà de bien belles paroles. Je vous propose maintenant de faire ce que nous faisons de mieux à l’IMEP : passer à l’acte ! Nous sommes le 19 septembre, les répétitions d’orchestre, des choeurs et les partielles ont commencé le 14 septembre ! Alors que d’aucun pourraient considérer cette période comme une mise en route progressive et assez confortable, ici à l’IMEP, les étudiants, nouveaux, anciens, débutants et experts vont ensemble vous montrer le travail intense de ces cinq journées encadrées par les formateurs et les différents chefs d’orchestre et de choeurs dans un programme qui focalise comme je l’ai déjà souligné, les collaborations avec des partenaires d’exception.

Il me semble important de rappeler que le succès et la réussite qu’ils concernent nos étudiants ou notre institution, se gagnent jour après jour ! C’est là une course de fond, une construction permanente et sur le long terme. Aujourd’hui, l’IMEP est une Institution reconnue qui revendique une identité propre et qui propose un projet pédagogique original et novateur. Et dans ce domaine comme dans d’autres domaines de la vie, proposer est une chose et disposer en est une autre. Il y a un an, nous passions le cap symbolique des 300 étudiants et ce, pour la première fois depuis la création de l’IMEP en 1970. Aujourd’hui, ils sont 375, 70 % de belge, 30 % d’étudiants étrangers représentant 30 nationalités dont 19 hors Europe.

Mesdames et Messieurs, nous avons proposé : les étudiants qu’ils soient de Belgique, d’Europe ou d’ailleurs ont donné leur réponse ! Vive la Musique, vive Namur, vive le Pôle académique de Namur, vive l’IMEP ! Je déclare ouverte l’année académique 2016-2017.

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