Présentation des activités de l’IMEP

Concert symphonique 7 et 8 mai 2016
(1re partie)

Concert symphonique 7 et 8 mai 2016
(2e partie)

Il Bel Canto – Concert lyrique du 28 novembre 2015
(1ère partie)

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Ana-Camelia Stefanescu chante La Juive d’Halévy à Strasbourg: du rire aux larmes!

le 20 février 2017 à 09:16

Dans une salle de l’Opéra de Strasbourg, la mise en scène de Peter Konwitschny de La Juive d’Halévy offre une vision convaincante de ce Grand Opéra d’Halévy, bien servi par un plateau vocal de grande qualité. Le Grand Opéra, genre français de la seconde moitié du XIXème siècle, a profondément marqué son temps, que ce soit par son succès auprès du public ou par la manière dont il inspira (en positif ou en négatif) les autres compositeurs de la période. Pourtant, ces œuvres sont aujourd’hui rarement données. La programmation de La Juive de Jacques-Fromental Halévy à l’Opéra national du Rhin est en ce sens un événement. L’opéra suit Rachel, une jeune femme élevée par le juif Eléazar qui la sauva des flammes peu après sa naissance, alors qu’elle est en réalité la fille du Cardinal Brogni, lui-même bourreau des enfants d’Eléazar. Son amour avec le Général Léopold révèle l’absurdité des haines communautaires qui le rendent impossible bien que Rachel soit en fait d’origine chrétienne. L’intérêt du livret vient de la complexité des personnages : aucun n’est totalement bon ni profondément mauvais. Tous révèlent à la fois leur noirceur (Brogni a le sang des fils d’Eléazar sur les mains, ce dernier sacrifie sa fille à sa vengeance, Léopold refuse la bénédiction d’Eléazar, Rachel livre son amant au tribunal) et leur part d’humanité (Brogni offre la paix à Eléazar et cherche à protéger Rachel, Eléazar accepte de bénir le chrétien Léopold par amour pour sa fille, Rachel et Léopold font fi de leurs obligations par amour l’un pour l’autre). Ainsi le spectateur redoute-t-il chacun des personnages tout en lui accordant son empathie.

Peter Konwitschny met cette œuvre en scène en alliant à la fois distanciation et immersion, expressionnisme et symbolisme. La distanciation vient du regard ironique qu’il porte dans certains passages comme dans le finale de l’acte I, lorsque Rachel, Eléazar, Léopold et le sombre Albert se poursuivent sur la scène dans une chorégraphie reprenant les codes de l’opéra-buffa, ou lorsque Rachel et Eudoxie, rivales amoureuses, se réconcilient en se prêtant à des jeux d’enfants. Le metteur en scène immerge par ailleurs le public dans son propos. Ainsi, le chœur investit-il la salle (se glissant dans les rangs et obligeant certains spectateurs à assister à la scène debout) pour lui faire moquer les juifs présents sur scène en agitant des fanions aux couleurs de la chrétienté. Plus tard, Rachel interprète son duo avec Leopold depuis la travée centrale, les deux amants, séparés par leur religion dans le drame, étant ainsi séparés par l’orchestre. Enfin, Eléazar y interprète son grand air Rachel, quand du Seigneur, ce qui exhausse l’intimisme de la scène (tout en permettant un changement de décor pour l’acte suivant). Ces passages créent des effets théâtralement éloquents, mais acoustiquement déséquilibrés.

Le final de l’acte III est un exemple particulièrement fort en termes d’expressionnisme : les protagonistes, alignés à l’avant-scène, fabriquent des bombes tandis qu’ils chantent leur haine de la communauté adverse, dans une chorégraphie figurant des mouvements d’automates. Enfin, le symbolisme exposé par Peter Konwitschny repose notamment sur la couleur des mains des protagonistes : jaunes pour les juifs et bleues pour les chrétiens. Ainsi Léopold cache-t-il ses mains lorsqu’il se fait passer pour juif, comme Rachel et Eudoxie retirent la peinture des leurs lorsqu’elles se réconcilient. Cette idée est exploitée sur l’ensemble de la pièce pour dévoiler les contradictions ou les aveuglements des personnages. La direction d’acteur du metteur en scène est tout à fait remarquable, chaque interprète offrant des moments de grande intensité dramatique. Le rôle de la Princesse Eudoxie est tenu par Ana-Camelia Stefanescu, qui se montre aussi bien déjantée à l’acte II, que tout à fait triomphante puis affligée dans les actes suivants. Sa voix flûtée est vibrée avec retenue, s’élance dans des vocalises de voltigeuse avant d’atterrir sur son registre médian avec aplomb. (Damien Dutilleul) Ana-Camelia éblouit à nouveau par la liberté du suraigu, l’aisance des vocalises et la limpidité du timbre. Bravo !

Cliquer sur ces deux liens pour plus d’infos:

http://blogsv2.qobuz.com/andre-tubeuf/2017/02/06/la-juive-dhalevy-et-le-recital-de-stephane-degout-a-lopera-du-rhin-strasbourg/

http://www.resmusica.com/2017/02/05/la-juive-a-strasbourg-musique-superlative-pour-mise-en-scene-iconoclaste/



(Crédits photos: Klara Beck)

Section Pédagogique de l’IMEP

Se former dans la section pédagogique de l’IMEP c’est…

  • Se former à enseigner et transmettre sa passion de la musique.
  • Acquérir une maîtrise suffisante de sa voix, de son corps et d’un instrument accompagnateur en tant qu’outil du musicien.
  • Faire des recherches et développer un intérêt pour d’autres champs musicaux.
  • Développer des techniques d’apprentissage pour favoriser la pratique musicale, l’ouverture culturelle, la créativité, la maitrise technique, l’intelligence artistique et l’autonomie.
  • Être souvent amené à aller sur le terrain et se retrouver rapidement en situation de stage.
  • Vivre, concevoir et mener des projets musicaux de qualité.
  • Devenir un acteur culturel dans la société.
peda

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L’ OrgueStudio

L’OrgueStudio, un nouveau projet pour l’enseignement de l’orgue

Un nouvel enseignement de l’orgue a fait son apparition dans le paysage des Hautes Écoles des Arts. En septembre dernier, Guido Jardon, directeur de l’IMEP, a confié à Benoît Mernier, professeur depuis 2002 et à Cindy Castillo, lauréate de l’Institut et du Conservatoire National Supérieur de Paris, la mission d’apporter de nouvelles perspectives aux études supérieures d’orgue dans le but d’atténuer les décalages existants entre l’orgue et le monde artistique actuel et de permettre aux étudiants organistes de trouver leur voie dans ce monde-là une fois leur diplôme obtenu. À nouveau départ, nouveau nom. Les études d’orgue et d’improvisation à l’IMEP ont été rebaptisées OrgueStudio.

Cette nouvelle appellation sous-entend plusieurs significations complémentaires: l’idée d’une pédagogie de la pratique de l’orgue à travers une dimension scénique; l’élaboration de projets menés avec différents partenaires permettant d’élargir l’horizon du monde organistique et de nourrir l’imaginaire des étudiants; une approche conjuguée du répertoire et de la créativité (sous forme écrite et improvisée); une réflexion prospective sur l’orgue, sa réalité, son avenir…

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