• Partenaires

     
    Namur Confluent Culture
     
    WBI
     
    Les amis de l'IMEP
     
    WBI
     
     
     
     

CONCERT DE LA CAMERATA

le 11 février 2019 à 20:00

Concert de la Camerata
Lundi 11/02 à 20h
Salle de Concert de l’IMEP
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) – Gratuit (jeune → 26 ans) – Pas de réservations

Au programme :
J.S. Bach : Concerto Brandebourgeois n°6
A. Schnittcke : « Suite dans le style ancien » arrangement pour cordes de Jolan Berta – Direction : Daniel Weissmann
W.A. Mozart : Symphonie concertante pour violon et orchestre – Solistes : Georges Tudorache et Daniel Weissmann

Le Concerto Brandebourgeois n°6 en si bémol majeur BWV 1051 (Allegro, Adagio, Allegro), est le dernier de la série de cet ensemble de six concertos composés par J-S Bach en 1721 (BWV 1046 à 1051). Le qualificatif « brandebourgeois », appellation tardive, fait référence au dédicataire, Christian Ludwig de Brandebourg. Les six concertos sont d’une diversité étonnante ne se rattachant à aucun style alors en vigueur, ils semblent faire une synthèse de l’art musical de leur temps.  Le Concerto grosso est l’une des formes instrumentales les plus populaires de la période baroque, mettant en vedette un groupe d’instruments solos (concertino), soutenus par un groupe plus important d’instruments à cordes (ripieno) avec une basse continue.

A. Schnittcke (1934 – 1999), compositeur russe, très influencé par Gustav Mahler, mais également par Prokofiev et Chostakovitch, est l’auteur de douze concertos, dix symphonies, six concerti grossi, une soixantaine de musiques de film et une oeuvre abondante de musique de chambre. Inclassable, il aime citer Anton Rubinstein : « pour les classiques, je suis un futuriste ; pour les futuristes, je suis un réactionnaire », sachant créer le scandale comme l’enthousiasme. La « Suite dans le style ancien » composée en 1972, et une suite (Pastorale, Ballet, Minuet, Fugue, Pantomine) où le compositeur nous montre sa grande habileté à écrire des mouvements qui auraient pu être composés par les plus grands noms de l’époque baroque !

La Symphonie concertante pour violon, alto et orchestre en mi bémol majeur K. 364 de W-A Mozart vit le jour à Salzbourg entre l’été et l’automne 1779. « Si Mozart [à cette époque] ne semble pas s’investir totalement dans la forme symphonique, il atteint pourtant un sommet d’inspiration dans ce témoignage d’un besoin d’évasion qui ouvre la route aux grands concertos et aux dernières symphonies. Ecrit deux ans après le concerto K 271 (« Jeune homme ») et dans la même tonalité, ce chef-d’œuvre en est le pendant ; les thèmes principaux de leurs mouvements lents respectifs ont des profils très semblables et baignent dans la même atmosphère douloureuse, mais les sonorités de la Symphonie concertante, inspirées par la partie d’alto que Mozart écrivit sans doute pour son propre usage, sont sans équivalent. Ce qui frappe, c’est le contenu spirituel de cette œuvre concertante, où le sens implicite de l’unité, les tutti palpitants, les longs échanges en contrepoint des deux solistes, l’emploi du silence anticipent la dialectique beethovénienne. Jamais encore l’expression de Mozart n’a été à la fois si douloureuse et si volontaire — on y perçoit le sourire refoulant les larmes —, et il faudra attendre les grands concertos pour piano de la maturité pour trouver des œuvres instrumentales qui en égalent l’intensité. » (Szersnovicz Patrick, dans « Le Monde de la musique » (264), avril 2002).

Musicien précoce, Daniel Weissmann découvre la musique à l’âge de deux ans, et prend le violon comme moyen d’expression artistique à l’âge de quatre ans. Après des études à l’École Normale de Musique de Paris puis au Conservatoire Royal de Bruxelles, il dispose d’un bagage complet de musicien, récompensé par de nombreux diplômes en violon et musique de chambre. Mais c’est aussi son goût de l’initiative et de la création de projets qui le conduit à mener parallèlement des études d’économie et de gestion (Université de Paris-Nanterre), qui seront déterminantes dans sa double activité de musicien et de directeur d’institutions et de projets musicaux. De 1989 à 2014, il exerce de nombreuses fonctions de direction artistique aussi bien auprès d’artistes que de collectivités locales et nationales françaises, tout en continuant son activité de musicien au sein des orchestres et avec ses propres ensembles de musique de chambre. Découvrant la beauté de la sonorité de l’alto, il joue au sein de quatuors et divers ensembles musicaux, et décide de consacrer un nouveau travail à cet instrument autour des répertoires baroque et romantique. Dès 2008, il enregistre une série de disques consacrés au répertoire de l’alto. Passionné par l’évolution des structures et des enjeux publics de la musique, il se voit confier de nombreuses missions de gestion d’importants projets artistiques : tour à tour Conseiller musical dans les scènes nationales françaises, Directeur de production de la société « La Mandole » (auprès du violoniste Patrice Fontanarosa), Directeur général de l’Orchestre Chalon Bourgogne (1988-2003), Directeur général du projet Mosaïques (Centre de création et de diffusion musicales, 1999-2009), Conseiller artistique et délégué à la programmation de l’Opéra-Dijon (Grand Théâtre et Auditorium, 2006-2010) et Directeur général de l’Orchestre Dijon Bourgogne (2009-2014). Depuis 2015, il est Directeur général de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège et poursuit ses activités de musicien par une série de concerts et d’enregistrements lui permettant de garder toujours le contact avec les deux facettes du métier de la musique.

Formé au Conservatoire Supérieur de Paris auprès de Jean-Jacques Kantorow et Svetlin Roussev, George Tudorache est concertmeister de l’OPRL depuis janvier 2012. Son parcours musical inclut des collaborations avec les grands orchestres de Londres, Berlin, Cologne, Paris, Toulouse, Lyon… Il est lauréat de plusieurs concours internationaux dont Rodolfo Lipizer (Gorizia, 2012), Colmar-Strasbourg (2011), Flame (Paris, 2010), Jeunesses Musicales (Bucarest, 2000). Depuis 2010, il est également concertmeister et soliste de l’Orchestre de Chambre Nouvelle Europe. Membre de l’Eliade Piano Trio (avec son épouse Claudia Bara, piano, et Johann Bohorquez, violoncelle). Il a fait ses débuts comme chef à la tête l’Orchestre Symphonique de Bucarest, en avril 2017.

Section Pédagogique de l’IMEP

Se former dans la section pédagogique de l’IMEP c’est…

  • Se former à enseigner et transmettre sa passion de la musique.
  • Acquérir une maîtrise suffisante de sa voix, de son corps et d’un instrument accompagnateur en tant qu’outil du musicien.
  • Faire des recherches et développer un intérêt pour d’autres champs musicaux.
  • Développer des techniques d’apprentissage pour favoriser la pratique musicale, l’ouverture culturelle, la créativité, la maitrise technique, l’intelligence artistique et l’autonomie.
  • Être souvent amené à aller sur le terrain et se retrouver rapidement en situation de stage.
  • Vivre, concevoir et mener des projets musicaux de qualité.
  • Devenir un acteur culturel dans la société.
peda

Lire la suite…