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LA CHAUVE-SOURIS

le 24 mars 2019 à 16:00

La Chauve-Souris
Vendredi 22/03/19, à 20h – Samedi 16/03/19 à 20h
Vendredi 15 mars COMPLET
Dimanche 17 mars COMPLET
Samedi 23 mars COMPLET
Dimanche 24 mars COMPLET
Salle de Concert de l’IMEP
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) – Gratuit (jeune → 26 ans) – Réservations souhaitées

Opérette de Johann Straus II présentée dans sa version française par la classe de chant de l’IMEP.

Direction artistique : Françoise Viatour
Direction musicale : Daniel Thonnard
Direction de choeur : Benoît Giaux

Distribution des rôles

Gabriel von Eisenstein: Jonathan Vork & Pierre Romainville
Rosalinde: Louise Foor & Anne Sophie Lermyte
Adèle: Tiffany Delguste & Marion Bauwens
Le Docteur Falke: Gustave Harmegnies
Le Docteur Blind: Aline Giaux
Frank: François Hurel
Le Prince Orlofsky: Estelle Defalque & Rita Popescu
Alfred: Jules-César Murengezi & Gaëtan Waterkeyn
Frosch: Renaud Flagothier
Ida: Victoire Homez

Invitées du Prince
Manon Mathot, Victoire Homez, Florent Touil, Gaëtan Waterkeyn

Chœur
Romane Lambert, Lune Bourgogne, Lauriane Gay-Perret, Aline Giaux, Estelle Lucas, Marie Magrofuoco, Elsa Puslecki, Marion Verslype, Fauve Bougard, Dunia Brackeniers,Valérie Delbruche, Sara Orlando, Sarah Raiss, Zoé Skotnicki, Shin-Kiefer Kyung-Suk, Florent Touil, Jonathan Bridoux, Renaud Flagothier, Alexandre Lyssov

1ère distribution
15, 17, 23 Mars 2019

Gabriel von Eisenstein: Pierre Romainville
Rosalinde: Anne Sophie Lermyte
Adèle: Tiffany Delguste
Le Docteur Falke: Gustave Harmegnies
Le Docteur Blind: Aline Giaux
Frank: François Hurel
Le Prince Orlofsky: Rita Popescu
Alfred: Jules-César Murengezi
Frosch: Renaud Flagothier
Ida: Victoire Homez

Invitées du Prince
Manon Mathot, Victoire Homez, Florent Touil, Gaëtan Waterkeyn

Chœur
Romane Lambert, Lune Bourgogne, Lauriane Gay-Perret, Aline Giaux, Estelle Lucas, Marie Magrofuoco, Elsa Puslecki, Marion Verslype, Fauve Bougard, Dunia Brackeniers,Valérie Delbruche, Sara Orlando, Sarah Raiss, Zoé Skotnicki, Shin-Kiefer Kyung-Suk, Florent Touil, Jonathan Bridoux, Renaud Flagothier, Alexandre Lyssov

2ème Distribution
16, 22, 24 Mars 2019

Gabriel von Eisenstein: Jonathan Vork
Rosalinde: Louise Foor
Adèle: Marion Bauwens
Le Docteur Falke: Gustave Harmegnies
Le Docteur Blind: Aline Giaux
Frank: François Hurel
Le Prince Orlofsky: Estelle Defalque
Alfred: Gaëtan Waterkeyn
Frosch: Renaud Flagothier
Ida: Victoire Homez

Invitées du Prince
Manon Mathot, Victoire Homez, Florent Touil, Gaëtan Waterkeyn

Chœur
Romane Lambert, Lune Bourgogne, Lauriane Gay-Perret, Aline Giaux, Estelle Lucas, Marie Magrofuoco, Elsa Puslecki, Marion Verslype, Fauve Bougard, Dunia Brackeniers,Valérie Delbruche, Sara Orlando, Sarah Raiss, Zoé Skotnicki,Shin-Kiefer Kyung-Suk, Florent Touil, Jonathan Bridoux, Renaud Flagothier, Alexandre Lyssov

Réservations

Par Email : maud.casimir@imep.be
Par téléphone : 081/73.64.37. Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h à 16h30
L’inscritpion devra être confirmée par le paiement sur le compte BE62 3500 1539 7861 (communication : nom et date du projet). Ce paiement sera à effectuer au minimum 4 jours ouvrables avant la date du projet.
Placement libre (avec ou sans réservation)

EN GUISE D’INTRODUCTION

Die Fledermaus, La Chauve-souris, «opérette comique en trois actes» a été représentée pour la première fois en 1874 au Theater an der Wien, le Théâtre du Faubourg de Vienne où fut créée Die Zauberflöte en 1791. Cette œuvre a connu une seconde naissance, lorsque Gustav Mahler l’a fait entrer au répertoire de l’opéra impérial de la Ringstrasse, en 1897. Depuis lors, Die Fledermaus appartient au répertoire de toutes les maisons d’opéra du monde entier, au même titre que Tristan et Isolde ou encore Don Giovanni. Aucune autre « opérette» viennoise ne peut se flatter d’une telle consécration.

Mais s’agit-il précisément d’une « opérette »?

Il semble évident que Johann Strauss se réfère à Jacques Offenbach. Die Fledermaus est à considérer comme un opéra bouffe ou un opéra-comique, voire un dramma giocoso à la manière des Nozze di Figaro de Mozart, plutôt qu’une opérette proprement dite. Il est intéressant de remarquer la une continuité entre la production par laquelle Johann Strauss a acquis sa notoriété, la musique de bal, – pensons au Beau Danuble bleu – et sa production de musicien dramatique.

En amont, Franz Schubert avait déjà contribué à donner à la valse ses lettres de noblesse avec ses compositions pour piano. En aval, Strauss crée un précédent qui influencera toute la tradition ultérieure de la musique viennoise. Citons par exemple Richard Strauss et la valse du Rosenkavalier qui agit comme un hommage. Mais également à Berg, à Schœnberg et Webern qui orchestreront également certaines valses.

Johann Strauss écrit une musique simple, claire, dans laquelle le matériau thématique est d’une richesse confondante. La profusion des idées mélodiques mais également le raffinement de l’expression paraît intarissable. La musique de Strauss est à la fois une musique orchestrale et une musique de l’économie et de la pudeur ; ainsi, elle s’offre comme un contraste à la production d’inspiration wagnérienne.

De son côté, le chant vient se couler naturellement sur les lignes mélodiques des valses et des polkas. Strauss est parvenu à une distribution des voix très équilibrée, autour d’un double quatuor vocal : Rosalinde et Adèle, Orlofsky et Ida, Eisenstein et Alfred, Frank et Falke. Les ensembles sont privilégiés aux airs, attribués presque essentiellement aux deux sopranos. L’opéra est ainsi destiné prioritairement à mettre en valeur les situations dramatiques et les relations entre les personnages.
Le secret de Die Fledermaus réside sans doute dans son sujet. L’idée musicale coïncide intimement avec l’idée dramatique. Cette œuvre est la mise en scène d’un bal, en quelque sorte, l’évocation de l’univers même dans lequel évoluait le compositeur. À l’époque, la valse traduisait un moment essentiel de la vie sociale et reflétait l’image d’un monde où les difficultés de la vie quotidienne s’évanouissaient, où les soucis matériels n’existaient plus par enchantement… N’était-ce pas aussi un moment de séduction, où l’érotisme se mêlait en une savante alchimie à la retenue et à l’élégance du geste?

Remarquons que « la vengeance d’une chauve-souris », n’est qu’un prétexte bien entendu ; car finalement la chauve-souris est la grande absente de la pièce ! L’intrigue de Falke est le fil conducteur transparent et secondaire, qui fait agir le désir d’ivresse, de séduction, d’évasion inhérent à chacun des protagonistes. Die Fledermaus pourrait avoir pour titre « La Folle Nuit », à l’instar du Mariage de Figaro qui est sous-titré « La Folle Journée ». Tout s’articule autour du souper et du bal chez le prince Orlofsky au deuxième acte, en plein cœur de la nuit, dans l’ivresse du vin, de l’amour et de la danse. À sa manière, cette œuvre nous entraîne dans le monde de la nuit, là où toutes les valeurs morales de la veille se renversent… L’opéra découvre un autre visage de la société viennoise, celle de la nuit. Les personnages se découvrent donc au moment même où ils se masquent… L’œuvre est intimement liée, à la période du carnaval viennois, lorsque les bals se multipliaient, comme l’opéra vénitien au milieu du XVIIe siècle.

Die Fledermaus est un hymne à la vie, un chant à ce qu’il y a de beau, de divertissant et d’insouciant, plaidant pour plaisir avant tout le reste… Bref, c’est à cette boulimie de rire, de joie, d’ivresse et d’étourdissement sonore, à cette surdose d’oubli et d’illusion, à cette antidote du vide, que la Chauve-souris nous invite !

Réjouissons-nous ! Réjouissez-vous !

Mot du metteur en scène

Jacques Offenbach dit un jour à Johann Stauss : « Vous devriez écrire des opérettes ». C’est sur l’insistance de sa femme que Johann Strauss va se lancer dans un genre qu’il ne « sentait » pas, et auquel il n’aurait jamais pensé. Les paroles, le texte le gênaient. Il était incapable, croyait-il, de s’exprimer autrement que par de la musique seule, et pourtant il devint malgré lui, un roi de l’opérette. Pour la Chauve-souris, Jacques Offenbach , son rival, alla jusqu’à lui écrire une lettre de félicitations… Imaginez!

Il y a 7 ans presque jour pour jour, nous vous proposions l’œuvre de Jacques Offenbach « La vie Parisienne » à l’IMEP. Cette année, Voici donc à l’affiche « la Chauve- souris » de Johann Strauss. Comme la Vie Parisienne, cette Chauve-souris, met en scène des personnages se moquant d’eux mêmes. Il est pourtant permis de se demander si, après-tout, Strauss comme Offenbach étaient vraiment conscients de la portée sociale de leur pièce ? En effet, celle-ci portait un regard satirique sur les mœurs bourgeoises de l’époque …

Pour la Classe de chant de notre Institut, cette œuvre parmi d’autres n’est qu’un prétexte pédagogique. En effet, le terrain d’apprentissage qu’offre le genre de l’opérette se révèle des plus judicieux puisqu’il requiert de l’artiste de nombreuses qualités : un talent de chanteur certes mais aussi celui de comédien voir même de danseur… Différents paramètres vont alors entrer en scène : ouvrir la voix chantée, mais aussi la voix parlée. En effet, influencé par une façon de dire qui s’apparente plutôt au style cinématographique (remarquons au passage que la diction y est de plus en plus négligée) nos jeunes artistes en herbe vont devoir sortir d’une certaine zone de confort. Il leur faudra laisser leurs « tablettes » et « smartphones » en coulisses pour chercher une belle présence scénique, théâtraliser le geste, le mot, la phrase tout en surveillant la justesse. Car s’il peut nous arriver de chanter faux… il en est de même pour le jeu théâtral. Ils devront agrandir leur rayonnement d’acteur et véhiculer sur le plateau l’énergie nécessaire au style « vaudevilliste ». En plus, ils leur faudra de l’endurance, puisque cette vivacité théâtrale devra être entretenue pendant toute la durée de l’œuvre. L’atelier d’art lyrique est ouvert et nos répétitions s’organisent dans la recherche mais aussi dans la bonne humeur et la gaîté. C’est ainsi que notre troupe « imepoise » va mettre en joie les spectateurs durant les trois actes… Mesdames et Messieurs c’est ce que je vous souhaites car dans la Chauve-souris, tout finit par des chansons ; tout finit par du champagne ! Françoise Viatour

ARGUMENT

Acte I

Dans la demeure du grand bourgeois Eisenstein. La soubrette Adèle a reçu une invitation de sa sœur pour la grande réception donnée le soir même pour le réveillon de la Saint-Sylvestre par le Prince Orlofsky, mais elle ne sait comment obtenir une autorisation de sortie de la part de sa maîtresse Rosalinde. Cette dernière paraît à son tour. Elle est terriblement gênée par les chants d’amour exubérants que lui adresse un homme depuis la rue : il s’agit d’Alfred, un ancien amant de l’époque où elle n’était pas encore mariée. Irritée, elle refuse d’écouter Adèle, même lorsque celle-ci lui annonce qu’elle doit se rendre au chevet de sa tante gravement malade: apparemment, ce n’est pas la première fois que la femme de chambre recourt à cette excuse. Eisenstein, le maître de maison, fait son apparition, congédiant violemment l’avocat qui vient d’être incapable de le défendre dans une affaire le concernant ; et comme il a en outre aggravé son cas en insultant les pouvoirs publics, il devra purger une peine de prison de quelques jours à partir de ce soir. C’est alors qu’il reçoit la visite de son ami Falke, qui lui propose de venir festoyer avec lui chez le Prince Orlofsky ; il ira en prison un peu plus tard, mais ne devra naturelle- ment en dire mot à son épouse. Celle-ci entend profiter de l’absence de son mari pour recevoir Alfred ; afin d’être seule, elle donne finalement son congé à Adèle. Demeurée seule, elle ouvre la porte à son ancien amant, qui fait comme chez lui, allant jusqu’à revêtir la robe de chambre d’Eisenstein. Mais voici le directeur de la prison Frank, venu en personne pour emmener le maître de maison. Persuadé qu’il a affaire à Eisenstein, il emmène Alfred, qui n’oublie pas d’exiger de son «épouse » un dernier baiser.

Acte II

Dans la riche demeure du prince Orlofsky. Le prince russe s’ennuie à mourir et ne parvient plus à rire malgré les fêtes qu’il organise. Falke lui promet une bonne farce : il a décidé de se venger de son ami Eisenstein d’un mauvais tour que ce dernier lui a joué voici quelques an- nées, et à cette fin, il a également pris l’initiative d’inviter Adèle (qui a mis la plus belle robe de sa maîtresse) et Rosalinde (à qui il a de- mandé de venir masquée). Venu pour s’amuser, Eisenstein, qui se fait passer pour un marquis français, est intrigué par la personnalité étrange du prince Orlofsky, et n’en croit pas ses yeux lorsqu’il croit re- connaître sa femme de chambre ; mais celle-ci, se faisant passer pour une artiste, parvient à convaincre l’assistance que l’homme s’est trompé et à ridiculiser le goujat. Également invité à la fête, le directeur de la prison Frank arrive, lui aussi sous l’identité d’un noble français : présentés l’un à l’autre comme compatriotes, Eisenstein et Frank, fort embarrassés, tentent d’échanger quelques mots dans un français hésitant. Mais on annonce l’arrivée d’une belle Hongroise masquée: c’est Rosalinde, déguisée. Eisenstein lui fait aussitôt la cour, tentant de la séduire avec sa belle montre en or qui fait office de «Sésame, ouvre-toi». Faisant mine d’être sous le charme, Rosalinde parvient à s’emparer de la montre et ne la restitue pas. Exhortée par les invités à se démasquer, elle refuse mais chante une czárdás passionnée pour prouver qu’elle est bien Hongroise. À l’apéritif, Eisenstein raconte à tout le monde comment il a jadis humilié son ami Falke en le lâchant dans les rues de Vienne déguisé en chauve-souris : Falke rappelle qu’il a promis de se venger, ce qui n’impressionne guère Eisenstein. Mais c’est le moment du dîner, et tous les invités passent à table avant de se lancer dans une danse échevelée. Lorsque l’horloge sonne six heures du matin, Eisenstein d’un côté et Frank de l’autre se rendent compte qu’ils sont terriblement en retard : l’un et l’autre doivent aller à la prison, mais pour des motifs différents !

Acte III

À la prison. Le gardien Frosch, complètement ivre dès le matin, a fort à faire avec le détenu de la cellule n°13, qui n’arrête pas de chanter: c’est Alfred, qui a passé la nuit en prison à la place d’Eisenstein. Sans avoir dormi, Frank rentre dans son bureau avec la gueule de bois. Mais il se ressaisit lorsqu’il reçoit la visite d’Adèle, accompagnée de sa sœur Ida : elle a menti la veille en se faisant passer pour une artiste, elle n’est que femme de chambre; mais elle a un réel talent et aimerait que Frank soit son mécène: pour le prouver, elle chante des couplets virtuoses. Frank est conquis. Il reçoit ensuite la visite d’Eisenstein, qui s’étonne de le trouver ici : Frank se dévoile alors comme di- recteur de la prison. Eisenstein décline lui aussi son identité, mais quelle n’est pas sa surprise lorsque Frank ne le prend pas au sérieux : Eisenstein est déjà en prison, il l’y a emmené lui-même hier soir, allant l’interrompre chez lui en robe de chambre lors d’un dîner en tête à tête avec son épouse. Fou de rage à l’idée que, en son absence, quel- qu’un ait pu pénétrer chez lui et souper avec sa femme en portant ses vêtements, le véritable Eisenstein se déguise en avocat et soumet Rosalinde et Alfred à un interrogatoire serré où il menace à tout moment d’exploser. N’y tenant plus, il enlève sa perruque et accuse sa femme d’adultère. C’est alors que celle-ci sort la montre que, déguisée en mystérieuse Hongroise, elle lui a subtilisée la veille chez Orlofsky : c’est le corps du délit, la preuve non seulement qu’Eisenstein était à la fête au lieu d’être en prison, mais qu’en plus il a oublié la fidélité conjugale. Tel est pris qui croyait prendre. Cachés derrière la porte, les participants à la réception de la veille font leur entrée en se moquent gentiment d’Eisenstein, qui prend la chose du bon côté et accepte sa défaite. (Christian Merlin)

Section Pédagogique de l’IMEP

Se former dans la section pédagogique de l’IMEP c’est…

  • Se former à enseigner et transmettre sa passion de la musique.
  • Acquérir une maîtrise suffisante de sa voix, de son corps et d’un instrument accompagnateur en tant qu’outil du musicien.
  • Faire des recherches et développer un intérêt pour d’autres champs musicaux.
  • Développer des techniques d’apprentissage pour favoriser la pratique musicale, l’ouverture culturelle, la créativité, la maitrise technique, l’intelligence artistique et l’autonomie.
  • Être souvent amené à aller sur le terrain et se retrouver rapidement en situation de stage.
  • Vivre, concevoir et mener des projets musicaux de qualité.
  • Devenir un acteur culturel dans la société.
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