Présentation des activités de l’IMEP

Concert symphonique 7 et 8 mai 2016
(1re partie)

Concert symphonique 7 et 8 mai 2016
(2e partie)

Il Bel Canto – Concert lyrique du 28 novembre 2015
(1ère partie)

  • Partenaires

     
    Namur Confluent Culture
     
    WBI
     
    Les amis de l'IMEP
     
    Fondation Baron Arthur Grumiaux
     
    WBI
     
     
     

Saison de concerts

Éditorial 2015-2016

Rêvons, osons et créons!

Chers amis de l’IMEP,

Chers amis de la musique,

A l’heure de la restauration des bâtiments actuels et de l’inauguration de la nouvelle construction, exemplaire aux niveaux de l’acoustique et des équipements, l’IMEP, Ecole supérieure des Arts, acteur artistique et culturel incontournable à Namur, accueille pour la première fois depuis sa création plus de 300 étudiants venus des quatre coins du monde.

Au centre de notre enseignement d’excellence, ces étudiants s’inscrivent dans une dynamique pédagogique qui place la pratique au coeur de l’apprentissage. C’est dans cette dynamique et dans le cadre de la nouvelle coupole musicale namuroise NA!, que nous sommes ravis de vous présenter cette programmation 2015-2016 proposée essentiellement dans la salle de concert de l’IMEP.

Complètement restaurée au niveau acoustique, elle s’enrichit d’un instrument d’exception : un merveilleux piano de concert Steinway & Sons que vous pourrez découvrir lors du Festival de piano de l’IMEP sous les doigts de pianistes prestigieux : les professeurs André de Groote, JeanClaude Vanden Eynden et Roberto Giordano, professeur à l’IMEP.

Ces nouveaux équipements nous permettent de vous proposer et d’enregistrer dans des conditions idéales les productions de l’EVD, de la Camerata IMEP et de l’OrgueStudio : « Amour & Andere Probleme » de Benoit Mernier et Patrick Leterme, un concert « Il Bel Canto », un concert symphonique qui ravira les mélomanes ainsi que la production annuelle d’Art lyrique « Suor Angelica » et « Gianni Schicchi » de Puccini. L’œuvre de Maurice Guillaume, organiste, compositeur et membre fondateur de l’IMEP dont nous sommes heureux et fiers d’accueillir le Fonds intégrera également cette programmation. Un superbe trait d’union entre le passé et l’avenir !

Me réjouissant de vous rencontrer à ces occasions et de partager le savoir faire et le dynamisme de notre Institution, je vous souhaite une merveilleuse saison passionnante et surprenante en découvertes.

Guido JARDON Directeur de l’IMEP

Téléchargez la Brochure IMEP 2015-2016 pdf

RENTRÉE ACADÉMIQUE 2016-2017 – Remise des diplômes

le 19 septembre 2016 à 20:00

150918NAM-IMEP-17PFD
Lundi 19/09/16 à 20H00 – Salle de Concert de l’IMEP – Concert gratuit – pas de réservation

Ouverture de la « Flûte enchantée » K 620 de W.-A. Mozart. Extraits du « Requiem » K 626 de W.-A. Mozart : « Introduction », « Lacrymosa » et « Dies irae ». Symphonie Concertante de W.-A. Mozart pour hautbois, clarinette, cor et basson en Mib Majeur K 297b.

Chef d’orchestre : Thomas Van HaeperenChef de choeur : Benoît Giaux – Avec les solistes, Choeur et Orchestre Symphonique de l’IMEP.

1ère édition de l’IMePercussion

le 8 octobre 2016 à 20:00

slide5

Le samedi 8 octobre 2016, l’IMEP vous présente sa 1ère édition de I’MePercussion!

Cette année, la classe de percussion de l’IMEP aura l’immense plaisir de recevoir le percussionniste et compositeur français Emmanuel Séjourné, Responsable pédagogique du Département Percussion au Conservatoire et à L’Académie Supérieure de Musique de Strasbourg

Au programme: (9H30-17H30): Masterclasse, travail technique aux claviers, travail sur des œuvres diverses jouées par les étudiants, répétitions pour la préparation du concert de clôture.

20H00: Grand Concert de clôture par Emmanuel Séjourné et l’Ensemble de Percussion de l’IMEP, avec, entre autres, le double Concerto pour vibraphone et marimba d’Emmanuel Séjourné, interprété par le compositeur et Jessica Ryckewaert.

P.A.F.: Masterclasse de 9h30 à 18h: 5€ pour tous – étudiants ou adultes
Concert: moins de 25 ans: gratuit. Adultes: 15€. Seniors et adultes ayant participé à la masterclasse: 10€

Visitez le site d ‘Emmanuel Séjourné: http://www.emmanuelsejourne.com/

Infos: jessica.ryckewaert@mac.com

Compositeur et Percussionniste, Emmanuel Séjourné est né le 16 Juillet 1961 à Limoges (France). Sa musique est rythmique, romantique, énergique, s’inspirant autant de la musique classique occidentale que de la culture populaire (jazz, rock, musique extra-européenne). De nombreux orchestres l’incluent à leur répertoire. Sollicité par le milieu de la percussion, il est commissionné et enregistré par Gary Cook, John Pennington, Ju-Percussion group, Bob Van Sice, Nancy Zeltsman, Marta Klimasara, Katarzyna Mycka… En 2006, il compose un Concerto pour Marimba et Orchestre à cordes, commandé et interprété par Bogdan Bacanu accompagné par les Salzburg Solisten (album « True colors » classic concert records). Depuis 2007, ce concerto s’impose rapidement comme une œuvre incontournable du répertoire du marimba, joué plus de 300 fois avec orchestre. Il compose en 2012, un double concerto pour Marimba, Vibraphone et orchestre, joué depuis sa création en Bulgarie, en Chine, Allemagne, Turquie, Lettonie, Corée et France. Séjourné a également composé de nombreuses pièces pour musique de chambre ainsi que pour chœur. Parallèlement, il mène également une carrière d’instrumentiste. Il obtient en compagnie du saxophoniste Philippe Geiss, le prix de l’Académie du disque Français, pour l’interprétation et les arrangements de Debussy, Ibert et Milhaud, et le prix de la meilleure musique de scène au Festival d’Avignon pour la légende des siècles de Victor Hugo. Seul ou avec l’ensemble Accroche-Note, il a, à ce jour crée plus d’une centaine d’œuvres incluant concertos, musique de chambre et solos. Désireux de faire partager et de communiquer sa passion, E.Séjourné est également responsable pédagogique du Département Percussion au Conservatoire de Strasbourg et à l’Académie Supérieure de Musique de Strasbourg-Haute Ecole des Arts du Rhin. C’est un artiste Adams et Resta-Jay Mallets

FESTIVAL DE PIANO DE L’IMEP 2016

le 16 octobre 2016 à 20:00

Piano 1 + texte
14-15-16/10/16 – Salle de concert de l’IMEP

Comme l’an passé à la même époque, le piano sera à l’honneur à l’IMEP les 14, 15, et 16 octobre. Vous aurez l’occasion d’entendre trois grandes pointures du piano à savoir Jean-Claude Vanden Eynden, Olivier De Spiegeleir et Roberto Giordano. Vous découvrirez également les Talents de l’IMEP et de l’Académie d’Imola (Italie), vous pourrez aussi assister à des conférences.

Vendredi 14/10/16
17H00 : Conférence par Fabian Jardon: « La pédagogie: être ou ne pas être… »
20H00 : Récital par Jean-Claude Vanden Eynden.

Samedi 15/10/16
14H00 : Découverte des talents de l’IMEP et de l’Académie d’Imola.
17H00 : Audition commentée par Jean-Claude Vanden Eynden.
20H00 : Concert commenté par Olivier De Spiegeleir, Hommage à Debussy: « d’ondes en ondes » (musique et poésie)

Dimanche 16/10/16
14H00 : Découverte des talents de l’IMEP et de l’Académie d’Imola.
17H00 : Audition commentée par Emmanuel Grégoire et Anémone Jardon.
20H00 : Récital par Roberto Giordano.

JEAN-CLAUDE VANDEN EYNDEN
Lauréat du Concours Reine Elisabeth à 16ans, Jean-Claude Vanden Eynden est un des plus jeunes lauréats jamais élu. Une brillante carrière l’attend alors : soliste, chambriste ou en dialogue avec les orchestres les plus prestigieux, aucune corde ne manque à son arc.  On admire chez lui autant son art et sa maîtrise que sa sensibilité et ses qualités humaines. Si son répertoire est vaste et impressionnant, il est également apprécié pour sa façon de rester à l’écoute des autres. Entièrement formé par Eduardo Del Pueyo, dès son entrée au Conservatoire royal de Bruxelles, jusqu’à la fin de ses études à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, Jean-Claude Vanden Eynden remaniera en 2004 l’école fondée par son maître (Centre Musical Del Pueyo), en deviendra le directeur artistique et y rassemblera des jeunes de talent. Actuellement, il est professeur au Conservatoire royal de Bruxelles et à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth.

OLIVIER DE SPIEGELEIR
Sa carrière musicale l’a mené dans toute l’Europe et dans le monde entier : Olivier De Spiegeleir, un des pianistes belges parmi les plus respectés, est également célèbre pour la formule originale de “récital de piano commenté” qui remporte un succès unanime. Après « Chopin, une passion française » en Amérique du Sud, en Chine et au Canada durant la saison 2015-2016, sera à l’IMEP, pour un “Hommage à Debussy”. Olivier nous contera principalement les vertus magiques de l’EAU, source de rêves et de réflexions, mais aussi symbole de vie et de durée. Au programme : un choix de magnifiques pages de Claude Debussy et Franz Liszt, magistralement inspirées par les ondoyants mystères de la Nature. Chaque œuvre sera brièvement commentée par l’artiste et mise en parallèle avec la grande poésie française. « Ni savants discours, ni analyses compliquées : simplement quelques mots, venus du cœur, qui disent la musique, la couleur, la poésie, l’histoire de l’œuvre, les circonstances de sa composition, son importance, l’état d’âme de l’auteur… Ainsi s’établit un contact vivant avec le public, qui s’immerge dès le départ dans le monde sonore. La brève présentation orale, spontanée et vivante, par le pianiste lui-même, induit une relation privilégiée avec l’auditeur! L’enthousiasme est unanime ».
Plus d’infos:
www.despiegeleir.net/RECITALS_COMMENTES.html

ROBERTO GIORDANO
Roberto Giordano a reçu les diplômes de l’Ecole Normale de Musique Alfred Cortot à Paris et du Conservatoire “G. Rossini” de Pesaro avec les plus hautes distinctions. Il a ensuite étudié à l’ « Accademia Pianistica Internazionale Incontri col Maestro » d’Imola en Italie. Suite à son classement en quatrième place du Concours Reine Elisabeth en 2003, son aura s’élargit mondialement et la discographie ne se fait pas attendre (6 CD chez Cyprès et La Bottega Discantica). Professeur de piano à l’IMEP et au Conservatoire de Reggio Calabria, région dont il est originaire, il est également le fondateur d’un établissement de formation musicale novatrice et interdisciplinaire (Cantiere Musicale Internazionale). Cette année, il vient d’être nommé Yamaha Artist par la Yamaha Music Europe.
Plus d’infos:
www.robertogiordano.org

Pas de réservations

P.A.F.: Adultes : 15€ – Jeunes (jusque 25 ans) : Gratuit – Seniors (60+) : 10€.

REQUIEM K 626 DE W-A MOZART

le 24 octobre 2016 à 20:00

22/10/16 – 20H00 –

23/10/16 – 17H00 – complet

24/10/16 – 20H00 – complet

Salle de Concert de l’IMEP – Réservation obligatoire.

Ouverture de la « Flûte enchantée » K 620 de W.-A. Mozart. Symphonie n°25 sol mineur K 183 de W.-A. Mozart. Requiem en ré mineur K 626 de W.-A. Mozart.

Interprété par les solistes, Choeur et Orchestre Symphonique de l’IMEP – Chef d’orchestre : Cyril EnglebertChef de choeur : Benoît Giaux.

Tarifs et réservations
Adultes : 15€ – Jeunes (jusque 25 ans) : Gratuit – Seniors (60+) : 10€.
Par Email : reservations@imep.be
Par téléphone : du lundi au vendredi de 8H30 à 12H30 et de 13H00 à 16H30 au 081/736.437.
Inscription confirmée par le paiement sur le compte BE94 3635 3179 0214 (indiquer en communication le nom et la date du projet). Payement à effectuer minimum 4 jours ouvrables avant la date du projet. Pour tous les projets (avec ou sans réservation), le placement est libre.

Pour entrer dans le Requiem de W.-A. Mozart…

« S’il existe des œuvres humaines dotées d’une charge émotionnelle telle qu’on ne parvient plus à distinguer leur intérêt propre de leur part de mythe, le Requiem de Mozart en fait sans doute partie. […] Cette émotion ne serait-elle pas le résultat d’une confusion d’ordre affectif engendrée par la confrontation entre une approche de l’œuvre dans sa réalité physique (sa partition, son orchestration, ses contours harmoniques…) et sa représentation mentale ? N’y aurait-il pas, aussi, la jubilation de se trouver enfin face au chef-d’œuvre au point d’en perdre tout jugement personnel ? » (début de l’Avant-propos du livre « Requiem, » Au cœur de l’œuvre ultime de Mozart » de Florence Badol-Bertrand, aux éditions Harmonia Mundi France)

Confrontés au monument qu’est le Requiem de Mozart, ainsi qu’aux mystères qui planent autour du commanditaire de l’œuvre et du contexte de sa composition, nous serions effectivement en droit de nous demander si l’œuvre vaut vraiment son pesant d’or ou si c’est ce qu’on en a fait qui a rendu la dernière œuvre de Mozart si célèbre…

On trouve dans le Requiem des passages entiers des prédécesseurs de Mozart : Haendel, Haydn et Wilhelm Friedmann Bach. Mais le salzbourgeois n’hésite pas non plus à reprendre des thèmes de ses propres œuvres. Même si tout cela est courant à l’époque, certains se demandent si ce n’est pas le signe de la fatigue, du bâclage d’une commande ou de l’imminence de la mort.

Mozart, un génie qui, aux dires unanimes des musicologues, a de loin écrasé toutes les autres personnalités de son époque. Des gens comme Salieri, par exemple, qui auraient pu percer et se faire un nom. La jalousie aurait-elle été jusqu’à dicter à celui-ci ou à d’autres d’empoisonner le prodige ? Y a-t-il eu un complot derrière cette commande anonyme ? A-t-on invité Mozart à composer son propre Requiem ? D’où viennent toutes les erreurs véhiculées sur le contexte des funérailles de Mozart, rendant celles-ci, par la légende, bien plus terribles que ce qu’elles ne furent réellement ? Serait-ce la promesse d’une somme considérable qui aurait mû l’acharnement de Mozart à la composition et hâté sa mort ?

Loin de tous ces débats et hypothèses musicologiques, laissons-nous véritablement transpercer par la musique qu’il nous livre ici. Bien avant que le romantisme ne plonge la société dans une période mystique toute livrée à une nouvelle religiosité et à un intérêt croissant et renouvelé pour la miséricorde, Mozart nous offre une œuvre en avance sur son temps. Contrecarrant toutes les règles attendues pour un Requiem, il n’hésite pas à bouleverser les formes et les enchaînements des différentes pièces le composant. Jamais la prière n’a été transmise avec autant d’insistance et d’engagement. D’un bout à l’autre, il nous tient en haleine en évitant de donner une couleur trop confiante ou trop désespérée aux cadences qui clôturent les pièces.

« Comme la mort – si l’on considère bien les choses – est l’ultime étape de notre vie, je me suis familiarisé depuis quelques années avec ce meilleur et véritable ami de l’homme, de sorte que son image non seulement n’a pour moi rien d’effrayant mais est plutôt quelque chose de rassurant et de consolateur. Et je remercie mon Dieu de m’avoir accordé le bonheur (vous me comprenez) de la découvrir comme clé de notre véritable félicité. Je ne vais jamais me coucher sans penser (quel que soit mon jeune âge) que je ne serai peut-être plus le lendemain, et personne parmi tous ceux qui me connaissent ne peut dire que je sois d’un naturel chagrin ou triste. Pour cette félicité, je remercie tous les jours mon Créateur et la souhaite de tout cœur à tous mes semblables. » (Lettre de Mozart à son père, le 4 avril 1787, en apprenant qu’il était malade).

Fort d’une foi inébranlable et d’une adhésion à la Loge maçonnique, Mozart aura côtoyé la mort toute sa vie. Avec sa sœur Nannerl, ils étaient les seuls rescapés d’une famille qui aurait dû compter sept enfants. Avec Constance, il a eu de nombreux enfants, tous morts après seulement quelques heures ou quelques mois de vie. Mozart a beau être doté d’une forte foi, toutes ces épreuves ne lui ont pas évité d’aborder la question du châtiment de Dieu. Mozart se sentait-il coupable de la mort de ses enfants ? « Chaque fois, il fallait recommencer le processus de reconstruction, qui lui-même réactivait la douleur du tout premier deuil – au fond jamais accompli. Ces morts infantiles répétées n’engendrent que la souffrance, jusqu’à ce que l’idée du châtiment prenne le pas au point qu’il ne soit plus possible d’espérer en ce dernier enfant qui vient de naître, Franz Xaver Wolfgang, en juillet 1791, et qui pourtant survivra. Chaque naissance remet la crèche en scène et, par suite, le parcours sacrificiel du Christ jusqu’à sa mort pour « sauver les hommes et enlever le péché du monde ». (Florence Badol-Bertrand).

Ainsi le thème du Lacrymosa, issu du quatuor en ré mineur, a gardé son caractère de berceuse mais Mozart l’a transformé musicalement en un chagrin que rien ne peut plus dissiper et auquel il n’est plus possible de survivre : « il a lâché prise, il cesse de lutter contre cette culpabilité qui a fini par venir à bout de toutes ses velléités de dévorer la vie. Les tensions ne sont plus solubles, aucune tierce picarde, aucune lumière ne peut poindre après une telle expression du désespoir, à laquelle l’auditeur lui-même ne peut se soustraire. Cet aveu du doute, de l’angoisse jusqu’à la terreur fait l’humanité de Mozart. Ce renoncement à la présomption d’immortalité auquel il finit par accéder lui vaut l’avènement au chef-d’œuvre. Comment la postérité aurait-elle pu ne pas être terrassée par une œuvre qui atteint à la divinité par sa beauté, et traduit, dans le même temps, un tel été d’humanité ? » (Florence Badol-Bertrand)

« Donne-leur le repos éternel, Seigneur. Et que brille sur eux la lumière sans fin. »

Voilà un désir et une espérance qui, au-delà de nos croyances et spiritualités personnelles, peuvent rassembler tous les hommes, quelle que soit leur religion. La lumière, la paix : des aspirations qui rassemblent l’humanité et ont aujourd’hui plus que jamais toutes leurs raisons d’inciter les hommes à fraterniser.

JOURNÉE LUTHERIE, INFORMATIQUE ET MUSIQUE

le 19 novembre 2016 à 20:00

logos

Samedi 19/11/16 JOURNÉE LUTHERIE, INFORMATIQUE ET MUSIQUE

LIEU: Vieille Cense, Rue de la Station 4, 6900 Marche-en-Famenne (proche de la gare de Marloie).

Atelier lutherie présenté par Gauthier Louppe http://www.ecoledelutherie.eu/
13H00 à 14H30 et 15H00 à 16H30

Réservation Obligatoire :
Par téléphone : 084/44 59 50 (Du mardi au vendredi de 8H30 à 17H00)
Par mail : ecoledelutherie@marche.be

Atelier « Informatique musicale » présenté par Nicolas Debois.
13H00 à 14H30

Atelier « Formation corporelle » présenté par Joseph Quoidbach.
15H00 à 16H30

Atelier « Solfégiciel » présenté par Jean-Julien Filatriau.
15H00 à 16H30

A 20H00 CONCERT  Jodie DEVOS et la CAMERATA IMEP, Direction artistique: George TUDORACHE | Eglise Saint-Remacle | Place du roi Albert à Marche-en -Famenne.
Au programme: « Entre Scandinavie et Amérique du Sud », E. Grieg: Holberg Suite, op. 40, O. Golijov: Three songs, A. Piazzolla : « Primavera Porteña », troisième mouvement de « The Four Seasons of Buenos Aires ».

George Tudorache, direction artistique

Disciple de Jean-Jacques Kantorow et Svetlin Roussev au Conservatoire Supérieur de Paris, George Tudorache est concertmeister de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège depuis janvier 2012. Son parcours musical inclut des collaborations avec l’Orchestre Symphonique de Londres, l’Orchestre Philharmonique de Londres, l’Orchestre Symphonique de Berlin, l’Orchestre de la Radio de Cologne, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre Capitole de Toulouse, l’Orchestre National de Lyon… Il est lauréat de plusieurs concours internationaux dont Rodolfo Lipizer (Gorizia, 2012), Colmar–Strasbourg (2011), Flame (Paris, 2010), Jeunesses Musicales (Bucarest, 2000). Depuis 2010, il est également concertmeister et soliste de l’Orchestre de Chambre Nouvelle Europe, avec lequel il se produit dans une trentaine de concerts par an. C’est également un interprète passionné de musique de chambre. Avec la pianiste Claudia Bara et le violoncelliste Johann Bohorquez, il forme d’ailleurs depuis 2014 le Trio avec piano Eliade. En 2015, il participe au Concours Reine Élisabeth. Sa prestation en demi-finale a été très appréciée par la presse internationale et le public. George Tudorache il est invité à donner des masterclasses en Belgique, France Allemagne, Suisse, Roumanie…

IMG-20160424-WA0000

Jodie Devos, soliste

Après avoir étudié à l’IMEP auprès de Benoît Giaux et Élise Gäbele, Jodie Devos obtient un Master of Art à la Royal Academy of Music de Londres, dans la classe de Lillian Watson en 2013. En 2014, Jodie Devos remporte le Deuxième prix et le prix du public du Concours Reine Elisabeth de Belgique. Elle est également lauréate de plusieurs concours nationaux, comme le Concours Bell’Arte, le Fonds Thirionnet, Les Nouveaux Talents de l’Art lyrique et le Prix Jacques Dôme. Elle est Artiste Jeune Talent de l’année 2015 pour les International Classical Music Award (ICMA). Jodie Devos donne de nombreux récitals et concerts à travers le monde : Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Inde, Canada, Pologne, Brésil. En 2014, elle intègre l’académie de l’Opéra Comique à Paris où on a pu l’entendre dans La Chauve Souris et Les Mousquetaires au Couvent.

Réservation obligatoire:
par Email : valentine.capelle@imep.be
Par téléphone : 081/73 64 37
Adultes : 15€
Jeunes (jusque 25 ans) : gratuit
Seniors (60+) : 10€
Placement libre.

JODIE DEVOS et la CAMERATA – IMEP

le 20 novembre 2016 à 17:00

041_160426Nam_ImepMathilde - copie
(Crédit photo: Pierre Foor)

CONCERT EXCEPTIONNEL de la soprano Jodie DEVOS (2ème lauréate du Concours Reine Elisabeth 2014) avec la CAMERATA IMEP, Direction artistique: George TUDORACHE. « Entre Scandinavie et Amérique du Sud » (Oeuvres de E. Grieg, J. Sibelius, A. Ginastera, O. Golijov, A. Piazzola).

Dimanche 20 novembre 2016 à 17H00. Amphithéâtre Pedro Arrupede l’Université de Namur Accès via la rue Grangagnage, parkings de l’UNamur accessibles gratuitement.

Les organisateurs vous retrouveront au bar qui sera ouvert après le concert. L’entièreté des recettes de la soirée sera consacrée aux projets de l’IMEP.

P.A.F.: Prix des places : 25 € ( étudiants 12-26 ans: 12 €, -de 12ans gratuit ), placement libre.
Compte des amis pour les réservations concert par téléphone: BE25 7320 3198 4082 des Amis de l’IMEP.

Vous pouvez vous inscrire au concert de préférence au moyen de ce lien : www.unamur.be/anciens/IMEP

Ou bien par téléphone en semaine de 14H00 à18H00 au 0475 36 75 41.

George TUDORACHE, direction artistique

Disciple de Jean-Jacques Kantorow et Svetlin Roussev au Conservatoire Supérieur de Paris, George Tudorache est concertmeister de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège depuis janvier 2012. Son parcours musical inclut des collaborations avec l’Orchestre Symphonique de Londres, l’Orchestre Philharmonique de Londres, l’Orchestre Symphonique de Berlin, l’Orchestre de la Radio de Cologne, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre Capitole de Toulouse, l’Orchestre National de Lyon… Il est lauréat de plusieurs concours internationaux dont Rodolfo Lipizer (Gorizia, 2012), Colmar–Strasbourg (2011), Flame (Paris, 2010), Jeunesses Musicales (Bucarest, 2000). Depuis 2010, il est également concertmeister et soliste de l’Orchestre de Chambre Nouvelle Europe, avec lequel il se produit dans une trentaine de concerts par an. C’est également un interprète passionné de musique de chambre. Avec la pianiste Claudia Bara et le violoncelliste Johann Bohorquez, il forme d’ailleurs depuis 2014 le Trio avec piano Eliade. En 2015, il participe au Concours Reine Élisabeth. Sa prestation en demi-finale a été très appréciée par la presse internationale et le public. George Tudorache il est invité à donner des masterclasses en Belgique, France Allemagne, Suisse, Roumanie…

IMG-20160424-WA0000

Jodie DEVOS, soliste

Après avoir étudié à l’IMEP auprès de Benoît Giaux et Élise Gäbele, Jodie Devos obtient un Master of Art à la Royal Academy of Music de Londres, dans la classe de Lillian Watson en 2013. En 2014, Jodie Devos remporte le Deuxième prix et le prix du public du Concours Reine Elisabeth de Belgique. Elle est également lauréate de plusieurs concours nationaux, comme le Concours Bell’Arte, le Fonds Thirionnet, Les Nouveaux Talents de l’Art lyrique et le Prix Jacques Dôme. Elle est Artiste Jeune Talent de l’année 2015 pour les International Classical Music Award (ICMA). Jodie Devos donne de nombreux récitals et concerts à travers le monde : Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Inde, Canada, Pologne, Brésil. En 2014, elle intègre l’académie de l’Opéra Comique à Paris où on a pu l’entendre dans La Chauve Souris et Les Mousquetaires au Couvent.

Quelques mots sur les oeuvres…

La Suite Holberg, opus 40 d’Edvard Grieg (norvégien, 1843-1907) est une suite en cinq mouvements écrite afin de célébrer le bicentenaire de la naissance du dramaturge et auteur danois Ludvig Holberg (1684-1754), né dans la même ville que Grieg. Originellement intitulée « Suite dans le style ancien », l’œuvre respecte un découpage traditionnel dans la musique baroque du XVIIIème siècle  (prélude, sarabande, gavotte, air et rigaudon), mais contient également de nombreux accents folkloriques chers au compositeur norvégien. La pièce avait été écrite originellement pour piano. Grieg en a ensuite fait une version pour orchestre.

Osvaldo Golijov (1960- * ) est né et a grandi en Argentine dans une famille originaire de Roumanie et d’Ukraine qui s’était installée en Amérique latine dans les années 1920. Dès sa toute petite enfance, il est baigné par la musique : sa mère enseigne le piano, il côtoie la musique liturgique juive et est influencé autant par le klezmer que par le nouveau tango d’Astor Piazzola. Après avoir émigré en Israël pendant trois ans, il habite maintenant aux USA. La première chanson s’inspire d’une berceuse Yiddish et d’une chanson roumaine (une « doina »), et se termine par un galop (cette chanson se retrouve dans le film « The Man who cried »). Une autre chanson, sur des poèmes d’Emily Dickinson, illustre la mort brutale d’un ami dans un accident. La dernière est écrite en galicien et on la retrouve dans la Passion selon saint Marc de Golijov.

Ayant pris conscience de l’impasse dans laquelle se trouvait le tango, et cherchant sa voie en musique classique auprès de Nadia Boulanger à Paris dans les années 50, Astor Piazzolla (1921-1992) a « la révélation de sa vie » lorsqu’elle lui dit, après l’avoir entendu jouer un tango sur son bandonéon : « Astor, c’est magnifique. Voilà le vrai Piazzolla !, ne l’abandonne jamais.  » Il fonde alors son nuevo tango, un nouveau style qui intègre des harmonies et des polyrythmies inspirées de Ravel, Stravinsky et Bartók, et fait ainsi passer le tango de la salle de danse à la salle de concert. Pleines d’énergie rythmique, de dissonances, de contrastes entre virtuosité et lyrisme nostalgique, Les Quatre Saisons de Buenos Aires sont un évident hommage aux Quatre Saisons de Vivaldi. Mais alors que celles de Vivaldi sont pastorales et littérales (aboiements de chiens, gazouillis d’oiseaux, grondements de tonnerre), celles de Piazzolla sont urbaines, liées à Buenos Aires (porteño « signifiant » le port de Buenos Aires) et dépeignent l’essence de chaque saison plutôt que d’en traduire les sonorités. Les 4 pièces furent écrites de 1965 à 1969. Elles font toujours l’objet d’arrangements très variés. L’extrait proposé ici est le troisième mouvement, « Primavera Portena ».

CONCERT SAXOPHONES – ACCORDEONS

le 1 décembre 2016 à 20:00

Jeudi 01/12/16 à 20H00 – LES MOUSQUETAIRES EN CONCERT –  Salle de Concert de l’IMEP – Pas de réservation

Adrien TYBERGHEIN (contrebasse)
Christophe DELPORTE (accordéon)
Rhonny VENTAT (saxophone)
Didier LALOY (accordéon)

vous feront découvrir un répertoire fusionnel de leur univers musical respectif: Tragédie Lego, House tango, D’Artagnen suite, Movement of time…

En première partie, venez découvrir les étudiants des classes d’accordéons et de saxophones de l’IMEP.
P.A.F.: Adultes : 15€ – Jeunes (jusque 25 ans) : Gratuit – Seniors (60+) : 10€.

BIG BAND de l’IMEP

le 12 décembre 2016 à 20:00

Lundi 12/12/16 – 20H00 – Salle de Concert de l’IMEP – Pas de réservation.

« Du Jazz et encore du Jazz en présentation des RIC 2017 … ». L’IMEP à la pointe de l’éclectisme, en baignant dans le swing l’espace d’un soir ! Au programme : de Duke Ellington à Chick Corea. Direction: Antoine Acquisto.

UN BOEUF À NOËL

le 19 décembre 2016 à 20:00

Lundi 19/12/16 – 20H00 – Salle de Concert de l’IMEP – Pas de réservation.

Pour le concert de Noël 2016, l’OrgueStudio en collaboration avec la classe de chant d’Elise Gäbele propose un concert chatoyant qui mêlera pièces de répertoire d’époques en tous genres et villancicos baroques sud-américains! Organistes et chanteurs se mêleront ainsi sur scène pour un Noël musical plein d’émotion et d’allégresse.

Récital de chant par Kamil Ben Hsaïn Lachiri

le 3 février 2017 à 20:00

Récital de chant par Kamil Ben Hsaïn Lachiri, accompagnement piano: Daniel Thonnard. Au programme: W.A. Mozart, A. Borodine, F. Poulenc, H. Wolf, J-B. Lully, G. Verdi.

Kamil Ben Hsaïn Lachiri, commence l’apprentissage du piano dès l’âge de 4 ans auprès de C. Todea. Il approfondit sa formation au Conservatoire de Namur dans la classe de S. Salmin. Il entre ensuite à l’IMEP à l’âge de 15 ans en tant que Jeune Talent dans la classe de F. Jardon. Kamil est actuellement étudiant en master en chant à l’IMEP dans la classe de F. Viatour et de B. Giaux. Il est également licencié en piano classique, Maître en économie (UCL), et Maître en finance (Univ. de Genève). Tout fraîchement admis dans la section MMSoloist de La Monnaie et à l’EVD de l’IMEP, il a récemment interprété le rôle-titre de G. Schicchi (Puccini) à Namur, ainsi que la cover du Comte Almaviva (Nozze di Figaro) au festival « Mozartiades » à Bruxelles. En janvier 2016, il interprète Il Ballerino dans l’Opera Seria de Gassmann au Théâtre Royal de La Monnaie, sous la direction de R. Jacobs. C’est là aussi qu’il débute comme cover du messager d’Achille dans la création mondiale « Penthesilea » de P. Dusapin en 2015.

Sa saison 2016/2017 sera marquée par trois Papageno à l’Opéra Royal de Wallonie, en tournée en Belgique et à la Chapelle Reine Elizabeth ainsi que par ses débuts à l’Opéra Garnier de Paris dans l’opéra « Eliogabalo » sous la direction de L. Garcia Alarcon. Il sera également Pisandre (Pénélope/Fauré) à La Monnaie sous la direction de M. Plasson, et Mazetto (Don Giovanni/Mozart) au théâtre Royal du Parc.

Il est choriste avec le chœur de chambre de Namur (Versailles, Paris, Lyon, …), ainsi qu’avec le chœur de La Monnaie à Bruxelles (Vestale de Spontini, Alcina de Haendel et Grande Messe des morts de Berlioz) ou encore comme basse soliste au National Opera d’Amsterdam (Alcina de Haendel). Kamil complète son apprentissage avec des chefs et pédagogues tels Ch. Rousset, G. Van Waas, L. Garcia Alarcon, P. Dusapin, et bénéficie de l’enseignement régulier de personnalités telles qu’E. Gäbele, A. Camelia Stefanescu, P. Leterme, D. Thonnard, B. Mernier et D. Miller. Il est lauréat d’un certain nombre de concours de piano mais aussi de chant ; en 2014, il remporte le premier prix du concours « Summerfest » à Maastricht, en mars 2016 il gagne le premier prix au concours « CNTAL » à Liège, et au concours « Voices of Shakespeare » à Metz. Kamil est actuellement finaliste du « Concours Honda Competition for Classical Music ».

Salle de Concert de l’IMEP – P.A.F.: Entrée gratuite.

Rencontre de bassons | Dag van de fagot

le 12 février 2017 à 16:00

Dimanche 12 février 2017 | Rencontre de bassons | Dag van de fagot.

11H00 Cours individuels et grattage d’anches. Individuele lessen en atelier rieten krabben.
13H15 Ensembles de bassons. Fagotten ensemble.
16H00 Concert. 

Avec la participation de… Met de deelname van….

L’ensemble  » Bass:On!  » Daniel Demoustier: Vlaamse Opera, Académie de Thuin.
Fabian Bosman: Académies de Tamines, Wavre et Braine-l’Alleud.
Coralie Bosse: ORW
Wannes Cuvelier: ORW, Académies de Oud-Heverlee et Woluwe-Saint-Lambert.
Gauthier Bernard: Académies de Bertrix et Verviers.
Inge Peeters: Diverses académies du Limbourg.
Alain Cremers: ORW, IMEP, Académie de Welkenraedt.

Renseignements auprès des professeurs participants. Inlichtingen bij de deelnemende leerkrachten.

Alain CREMERS: alain.cremers@gmail.com
GSM:0479690493

HOMMAGE À MESSIAEN

le 6 mars 2017 à 20:00

Lundi 06/03/17 à 18H00: Nigel Simeone présente « À la gloire de Dieu et de la nature: Réflexions sur Olivier Messiaen ».

Nigel Simeone est un musicologue, compositeur, professeur de musique et chef d’orchestre britannique. Il s’intéresse particulièrement à la musique de Leos Janacek, à la musique française du XXème siècle (spécialement Olivier Messiaen) et à la musique à Paris durant l’occupation allemande. En 2008, il a obtenu le Prix René Dumesnil de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France. Il a écrit et co-écrit de nombreux livres, notamment sur Messiaen, Janacek, Bernstein, et a publié un grand nombre d’articles dans des journaux scolaires. Il commente régulièrement des œuvres, comme le Dialogue des Carmélites à la Royal Opera House, ou encore l’opéra Andrea Chénier de Giordano, la Turangalila Symphonie de Messiaen ou le Jenufa de Janacek. Pendant douze ans, il a rédigé des livrets de CD pour l’International Record Review. Concernant Messiaen plus particulièrement, il a publié un catalogue de ses œuvres (Schneider, 2000), une étude des « Oiseaux exotiques » (Ashgate, 2007) et de nombreux articles sur le compositeur français. Depuis 2005, il donne des conférences au Festival Messiaen au Pays de la Meije.

Olivier Messiaen était l’un des esprits musicaux les plus individuels du XXème siècle. La conférence que donnera Nigel Simeone a pour but de mettre en lumière les thèmes qui ont influencé sa musique et les façons dont sa foi religieuse et ses techniques innovantes sont communiquées dans sa musique. Dès l’enfance, Messiaen a été enchanté par la nature, en particulier le chant des oiseaux, et dans des œuvres telles que « Le merle noir », il a trouvé une façon unique d’introduire les sons de la nature dans sa musique. Pour Messiaen, la nature est d’abord éblouissement. Il y contemple Dieu qui en est la Source, il y jette le regard du chrétien qui croit que « dans et par le Verbe, tout a été fait ». Messiaen contemple également en Dieu le terme, la finalité de la création. C’est pour cela que sa musique est toute imprégnée de la gloire de Dieu. Il médite non seulement sur Dieu comme  Oméga », càd terme de la création, mais aussi comme « Alpha », càd origine de la création. « Pour moi, le chant de la Grive des bois symbolise cet archétype que Dieu a voulu pour nous dans la prédestination, que nous déformons plus ou moins au cours de la vie terrestre, et qui ne se réalise pleinement que dans notre vie céleste, à la résurrection. » (Messiaen, commentaire de « la Grive des bois », extrait de « Des canyons aux étoiles »)

Lundi 06/03/17 – 20H00 – Salle de Concert de l’IMEP – Pas de réservation.

Rencontre avec l’un des plus grands compositeurs français du XXème siècle dans le cadre du 25ème anniversaire de sa mort, au travers d’un programme riche et varié interprété par les étudiants et professeurs de l’IMEP.

Féru d’ornithologie, Messiaen passait des jours et des jours dans la nature à écouter les chants d’oiseaux, « les premiers musiciens du monde ». Avec patience et passion, il parcourait les chemins et les bois pour entendre et noter les chants d’un maximum de passereaux. Les chants d’oiseaux sont très aigus, très rapides, et utilisent parfois de très petits intervalles. Pour les rendre compréhensibles et audibles à nos oreilles parfois limitées en termes d’audition des sons aigus, pour les rendre jouables sur des instruments ne connaissant que le demi-ton comme plus petit intervalle, Messiaen a opéré des adaptations de tessiture, de rythme et d’écarts entre les sons. Messiaen est aussi un fervent catholique, un mystique et un théologien. Connaissant parfaitement les Saintes Ecritures, il baigne ses compositions de la foi qui l’anime. Ses œuvres sont comme des homélies sonores, des commentaires ou des peintures ouvrant sur l’Amour de Dieu pour les hommes.

Les « Vingt Regards sur l’Enfant Jésus » (cycle pour piano solo) sont vingt pièces illustrant différents regards portés sur Jésus nouveau-né. « Le Merle noir », pour flûte solo, est une pièce d’une extrême difficulté, mais courte comparativement aux autres œuvres de Messiaen (environ 5 minutes), où l’on retrouve les différents types de chant de cet oiseau de chez nous. Organiste lui-même, Messiaen a laissé une importante œuvre d’orgue où l’on retrouve toutes les caractéristiques du compositeur : les « modes à transposition limitée » (càd des gammes non pas majeures ou mineures, mais utilisant d’autres alternances des tons et demi-tons), les rythmes « non-rétrogradables » (càd que, lus à l’endroit ou à l’envers, ils donnent le même résultat, un peu comme les palindromes linguistiques), mais aussi, bien sûr, la foi, les chants d’oiseaux, etc…

Après ces œuvres pour instruments solistes, le concert se poursuivra avec deux œuvres pour ensembles : une pièce pour piano et quatuor à cordes, et des extraits du très fameux « quatuor pour la fin du Temps ». Composé en 1940 alors que Messiaen est déporté au Stalag de Görlitz en Silésie, il sera interprété la première fois en janvier 1941 par un froid sibérien, dans le camp même, sur des instruments délabrés et avec des compagnons musiciens faits prisonniers comme lui. Environ 500 prisonniers ont assisté à ce concert de musique contemporaine, message d’espoir dans les ténèbres des camps. L’Apocalypse de saint Jean dont Messiaen s’est inspiré pour écrire cette œuvre annonce en effet la joie éternelle qui suivra le retour du Christ aux temps derniers.

(Crédit photo: Claude Samuel, Paris)

ENSEMBLE DE PERCUSSIONS DE l’IMEP

le 8 mars 2017 à 20:00

Mercredi 08/03/17 – 20H00 – Salle de Concert de l’IMEP – Pas de réservation

L’Ensemble de Percussion de l’IMEP vous propose un programme aux sonorités, couleurs et caractères variés, mélangeant sons mélodiques et indéterminés, peaux, lames et métal du vaste monde des percussions!

Au programme: Metric Lips, de Bela Fleck, arrangé par David Steinquest; Timpanic MemBRAIN, de Ryan R. Laney; La Depre, de Saul Cosentino et Osvaldo Tarantino; Afta Stuba, de Mark Ford; As One, de Gene Koshinski; Trio per Uno, de Nebojan Zivkovic; Shared Space, d’Ivan Trevino; Ogoun Badagris, de Christopher Rouse.

PRÉSENTATION ET CONCERT LIVE D’INFORMATIQUE MUSICALE

le 13 mars 2017 à 20:00

Lundi 13/03/17 – 20H00 – Salle de Concert de l’IMEP – Concert gratuit : pas de réservation.

Musique électronique, musique de film, musique de jeux vidéo … La soirée présentera les travaux pratiques réalisés par les étudiants inscrits en Master d’informatique musicale (composition en musique de film, sound design et écriture pour le jeu vidéo… ) ainsi qu’un concert live de musique électronique dirigé et réalisé par les étudiants de la classe de Nicolas Debois.

LES MIDIS DU SÉMINAIRE saison 2016-2017

le 16 mars 2017 à 12:15

MIDIS DU SEMINAIRE
Les jeudis à 12H15 Rue du Séminaire 11b – 5000 Namur – Entrée Gratuite
23/02/17 : Classe de saxophone
La Classe de saxophone de l’IMEP, sous la direction de Rhonny Ventat, vous a préparé un concert des plus éclectiques qui soit! Vous aurez le plaisir d’entendre des musiciens motivés vous emmener dans de la musique classique, associée aux nouvelles technologies, des vidéos, tout cela en partenariat avec la classe d’informatique musicale de notre institut. Les surprises ne s’arrêteront pas là! La musique contemporaine belge sera à l’honneur, une place sera aussi faite pour l’improvisation, sans oublier les rythmes dépaysants du tango et de la musique africaine. Un moment à ne pas rater!

16/03/17 : Classe de musique de chambre vocale

EN (COR)E : RÉCITAL DE COR PAR NICO DE MARCHI

le 20 mars 2017 à 20:00

Lundi 20/03/17 – 20H00 – Salle de Concert de l’IMEP – Pas de réservation.

Programme surprise… choisi par les étudiants de la classe de cor en début d’année. La démarche pédagogique qui sous-tend ce projet, c’est que pour une fois les étudiants imposent à leur professeur le programme à travailler et de cette manière inversent les rôles !

LA PASSION SELON SAINT JEAN DE J-S BACH BWV 245

le 26 mars 2017 à 17:00

Samedi 25/03/17 – 20H00 – Dimanche 26/03/17 – 17H00 – Salle de Concert de l’IMEP- Réservation obligatoire.

Samedi 25/03 : COMPLET

Dimanche 26/03 : COMPLET

Le Chœur et l’Orchestre Symphonique de l’IMEP. Chef d’orchestre : Guy Van Waas. Chef de chœur : Benoît Giaux. Evangéliste: Maxime Melnik. Jésus: Emmanuel Junk. Sopranos: Hanna Al Bender, Gwendoline Blondeel, Camille Hubert, Sarah Magerman, Mélanie Rihoux. Altos: Hélène Faux, Imogen Streul. Ténor: Guillaume Huybrechts. Basses: Christophe Bornet, Emmanuel Junk, Milan Cosnefroy.

En guise d’introduction…

Au temps de Bach, les Passions sont des œuvres mettant en musique, dans un style proche de l’oratorio, les souffrances et la mort du Christ, càd le récit évangélique du Vendredi Saint (le vendredi précédant le jour de Pâques). Bach nous en a laissé deux. Les citations évangéliques y sont chantées par un soliste sous forme de récitatifs. Le rôle de Jésus, entre autres, revient également à un soliste. Lorsqu’ils chantent des arias, les personnages exposent des considérations plus libres et assez personnelles du compositeur. Elles permettent l’empathie avec le personnage. Les chœurs, quant à eux, incarnent le rôle de la foule et traduisent les sentiments de l’auditoire en chantant des poèmes religieux rédigés par des théologiens. Par les chorals, le chœur ponctue également le récit, donne des commentaires spirituels, tout en maintenant une attitude liturgique dans l’assemblée. C’est dans un contexte de profonde piété et de foi fervente que Bach, Cantor à Leipzig à partir de 1723, compose les Passions et de nombreuses Cantates. Dans sa bibliothèque où un large rayon est dédié aux écrits religieux et spirituels, siège notamment une Bible annotée par Luther et Calov, dans laquelle il n’hésite pas à ajouter lui-même des commentaires à la main. S’il ne fait aucun doute que la musique religieuse du Cantor trouve sa puissance dans sa soumission au texte biblique, le qualificatif de « prédicateur sonore » que l’on donne parfois à Bach trouve sa raison d’être non pas tant dans la valeur théologique des livrets, ni même dans le figuralisme remarquable développé par Bach, que dans l’oralité des textes et poèmes choisis, et dans leur vie au sein même de la liturgie. En effet, la musique des Passions, sans nécessiter un passage par la raison ou la compréhension, délivre un message évangélique directement au cœur de ses auditeurs et nourrit la soif bien légitime de trouver derrière la musique les résonances spirituelles profondes qui animent le cœur des hommes.

P.A.F.: Adultes : 15€ – Jeunes (jusque 25 ans) : Gratuit – Seniors (60+) : 10€.
Réservation obligatoire. Par Email : maud.casimir@imep.be
Par téléphone : du lundi au vendredi de 8H30 à 12H30 et de 13H00 à 16H30 au 081/736.437. Paiement sur le compte: IMEP BE62 3500 1539 7861

Vendredi 24 mars 2017 à 14H00 Générale de la Passion selon saint Jean

Les Amis de l’IMEP sont heureux de vous inviter à la générale publique de la Passion selon Saint Jean de Jean-Sébastien Bach qui aura lieu dans la Salle de concert de l’IMEP, rue Juppin 28 à 5000 Namur. Le nombre de places est limité à 100. Prix des places : 15 euros pour les adultes, 10 euros pour les seniors et gratuit pour les moins de 25 ans. Le placement est libre. Réservation obligatoire via le mail des Amis : amis.imep@gmail.com
Votre réservation sera confirmée après paiement de votre participation sur le compte des Amis de l’IMEP : BE25 7320 3198 4082, avec comme communication votre nom + le nombre de participants et la (les) catégorie(s) + Générale Publique Passion St Jean. Les recettes seront intégralement versées au Fonds des Amis de l’IMEP, géré par la Fondation Roi Baudouin, au bénéfice des projets de l’IMEP en faveur de ses étudiants.

Samedi 25/03/17 à 16H00, en introduction au concert du soir: 14 questions pour une Passion par Jean Ferrard, (Professeur d’orgue honoraire du Conservatoire royal de Bruxelles).

Quelles sont les origines de la Passion en musique en Allemagne avant Bach? Quelles sont les versions musicales de la Passion selon Jean antérieures à celle de Bach? Quelle est la situation à Leipzig à l’arrivée de Bach? Combien de Passions Bach a-t-il composé? Quelles sont les sources du BWV 245? Quel est le texte littéraire choisi par Bach? Quelle est l’histoire de la composition du BWV 245? De sa création? De ses exécutions suivantes, du vivant du compositeur? De sa postérité? Quelle est la structure du «livret»? Quelle est la structure de l’œuvre musicale? Quels en sont les passages les plus remarquables? Quelques exemples de symbolisme dans le BWV 245.

RIC – RENCONTRES INTERNATIONALES DE CUIVRES DE L’IMEP 2017

le 31 mars 2017 à 20:00

IMEPRIC_2017_carte-postale_A6_A-corr
RIC – RENCONTRES INTERNATIONALES DE CUIVRES DE L’IMEP 2017 et Finale du concours international de musique de chambre des RIC 29, 30, 31/03/17 – IMEP

Des solistes venus des 4 coins du monde rejoignent les RIC! Ils viennent de Moscou, Paris, Madrid, Lyon, Bâle, Munich, Bruxelles, Liège et bien d’autres régions d’Europe avec des candidats sélectionnés et des ensembles. Plus de 25 masterclasses, des ateliers de fabrication d’instruments, un atelier lutherie avec Matthias Münkwitz, des expositions d’instruments, trois finales de concours international et 8 concerts vous attendent en trois jours…

Découvrez en détail cet événement exceptionnel en cliquant sur:
www.imepric2017.com

Depuis 2002, ce festival  quinquennal n’a cessé de grandir et de promouvoir la rencontre entre les passionnés de musique, de l’amateur débutant au professionnel le plus affirmé, en proposant un florilège de débats, concerts et master classes par les plus grands solistes et pédagogues triés sur le volet parmi l’élite contemporaine.

Depuis 15 ans, les RIC ne se limitent pas à pérenniser leur statut de premier festival de Belgique consacré aux cuivres; bien plus: elles assument pleinement ce rôle en suscitant ou en aidant à concrétiser de nombreuses vocations. A titre d’exemple, plus de 150 jeunes répondaient aux invitations pour se produire lors des finales du concours des RIC 2012 au cours desquelles, la jeune prodige Lucienne Renaudin Vary – Victoire de la Musique 2016 – remporta son premier concours international. De nombreux participants des éditions précédentes sont depuis lors devenus des professionnels confirmés, en poste dans les écoles de musique ou actifs sur les scènes artistiques du pays. Lors de chaque édition, plus de 127 académies sont touchées en Belgique tandis que l’information est activement promue dans une quinzaine de pays participants aux présélections du concours. Depuis leur lancement en 2002, les RIC ont rassemblé des participants issus de 27 pays pour fêter la musique et la culture dans un véritable espace d’échange et de rencontre à Namur, tout en fidélisant un public de plus en plus large: du monde amateur aux orchestres prestigieux, du Classique au Jazz en passant par la promotion commerciale.

Le large public visé aura permis au cours des années une mise en valeur des sociétés de musique amateurs avec un chapitre consacré aux débutants et des espaces de concerts réservés aux jeunes ensembles, également la confirmation de solistes du pays avec par exemple l’accession de musiciens à des postes aux sein de nos orchestres et musique militaires. La reprise de fanfares et orchestre d’harmonie par des étudiants diplômés de l’institut, redonnant vie aux à certaines entités et communes, alors que d’autres auront mené à bien leur rêve de gérer leur classes de musique.

Car oui, la musique et la culture sont et restent des vecteurs sociaux qui méritent un soutien et une reconnaissance, la population jeune et pleine de ressource a encore un avenir dans la musique qu’elle saura d’autant mieux appréhender si la génération actuelle sait innover en matière de vecteurs de transmission de savoirs; les RIC entendent bien jouer un rôle de premier plan à cet égard.

Cette édition verra trois grandes finales du concours international des RIC, avec un thème nouveau axé essentiellement sur la musique de chambre incluant des cuivres; le choix de promouvoir la musique pour petits ensembles n’est certes pas anodin, car il reflète l’évolution d’un monde où les petites structures musicales se voient encore promettre un avenir radieux. Le concours des RIC2017 garde son rayonnement international par le biais de présélections effectuées en Hollande, France, Espagne, Suisse, Italie, Usa, Belgique …18.000 € de prix seront distribués lors du concert de gala final !

Les trois catégories 2017 seront :
La finale 1 : consacré aux ensembles amateurs et musiciens d’académies de tous âges et tous styles.
La finale 2 : ensembles « classiques »  du Baroque au romantisme (et XXIème siècle)
La finale 3 : la journée du jazz et du swing …

8 grands concerts de galas, 3 finales de concours international, 25 master classes, de nombreuses conférences et un salon d’exposants, le tout au cœur de l’Institut qui ouvrira les portes de ses nouveaux locaux.

Règlement et Informations sur les pays et villes organisant une session de sélection:
sur :  www.imepric2017.com

Venez découvrir: Leonid Guriev, RUS (Teachr at the Moscow Conservatory, Urban Walser / Prof Hr Bâle(CH) / Guy Touvron (F) (soliste International, CRNR Paris / Luis Gonzales (Esp Int Solist) /Guido Segers, (D)(Trp Solo Munich), Loic Dumoulin, (musique Royale Marine Belge), François Ruelle, (Orchestre Royale Philharmonique de Liège), Bahb Civiletti, USA Baroque trumep soliste, TCE-master / Jean-François Madeuf, F (Natural trumpet soloist) ,Arnaud Schotte F (Prof CNR Lyon), Gilles Herbillon  F (Compositeur, Professeur CNR Reims), , Lucienne Renaudin, F (Soliste Int, Vicyoires de la musique 2016), Michel Pare (Prof CRM Bruxelles/ JAZZ) Geoffrey Guérin, Bruce Richards, Nico De Marchi, David Lefèvre, Nigel Munisamy (Pupitre de l’ORPL, Francis Orval, Soliste International , Olivier HAAS (euphonium Grand Orchestre d’Harmonie de la Musique des Guides), Josquin CHUFFART (trombone basse Grand Orchestre d’Harmonie de la Musique des Guides), Philippe MASSART (trombone solo Opéra Royal de Wallonie), Alain PIRE (trombone solo Orchestre Philharmonique Royal de Liège), Bram Fournier : trb solo munt., Jean Xhonneux : tuba solo Brussels Philh., Sebastien Lemaire (OPRL)

Lieu: IMEP (Institut Supérieur de Musique et de Pédagogie, 28 rue Juppin, 5000 Namur Belgique).

Saison musicale pour « JEUNES OREILLES » saison 2016-2017

le 26 avril 2017 à 16:30

SAISON MUSICALE COMPO

UNE PREMIÈRE À L’IMEP! Inauguration de la première saison musicale pour « Jeunes Oreilles » avec une animation parents/bébés.

L’an passé, l’IMEP ouvrait sa 1ère saison « Jeunes oreilles » avec pour but d’accueillir en son sein un public familial comprenant même de très jeunes enfants. Fort de son expérience croissante et extrêmement positive de collaboration avec diverses écoles maternelles, primaires et secondaires du namurois, l’Institut n’a plus rien à revendiquer sa place comme acteur majeur dans le domaine culturel, musical et éducatif de la province. Si le transfert des pratiques pédagogiques dans des productions musicales pour enfants permet aux étudiants de mettre en avant leurs talents et leur créativité ( sur scène, avec les enfants et dans la collaboration avec les enseignants), la mise en place de cet audacieux nouveau projet assure la découverte, sous un angle pédagogique et ludique, d’oeuvres musicales originales! Vous trouverez ci-dessous les événements de la nouvelle saison musicale pour « Jeunes oreilles » 2016-2017.

Tarifs : Séance tout public : 5€ (gratuit jusque 12 ans) – Séance scolaire : 1€/enfant.

UN NOUVEAU SPECTACLE POUR LES « JEUNES OREILLES »
« Léon » Mercredi 26/04/17 à 16H30. Grande salle de l’IMEP (Nouveau bâtiment). Pour les enfants de 4 à 10 ans. (10H30: pour les écoles, complet).

Avec Léon et son bourdon, nous emmènerons les enfants de 4 à 10 ans à la découverte du répertoire du « Duo Vent d’Anches ». Les sonorités de la flûte et de l’accordéon nous ferons voyager dans les grands tubes de Piazzola, Brahms, Katchaturian, Monti, Rimsky-Korsakov,… Les enfants seront amenés à chanter, souffler, réciter, frapper, jouer pour aider Léon à poursuivre son aventure. Un spectacle créatif et interactif présenté par les AESI 2 et le Duo « Vent d’anches », composé de Sophie Braconnier et Michel Lambert.

Réservation vivement souhaitée
Par Email : maud.casimir@imep.be
Par téléphone : du lundi au vendredi de 8H30 à 12H30 et de 13H00 à 16H30 au 081/736.437.

APRÈS COUP… Osons les Couleurs! C’était le nom du projet audacieux du cours de créativité musicale de l’année académique 2014-2015 pour les sections Master en Education et Formation musicale. Une collaboration avec le Département pédagogique de l’Hénallux à Champion et plus particulièrement les étudiants de Bac2, futurs instituteurs préscolaires et primaires, qui ont écrit les poèmes et paroles des chants et participé à un grand spectacle avec les étudiants de l’MEP.

Voici donc sept chansons originales sur le thème des couleurs, composées pour être chantées par les enfants et que nous sommes heureux de vous offrir : livret avec les paroles ainsi que d’autres poèmes, partitions, enregistrements des chansons ainsi que versions instrumentales pour chanter dans toutes les écoles sont accessibles via ce lien :

http://projets-ch.henallux.be/activitespeda/?cat=6

IMG_0543

SPECTACLE LYRIQUE: « Les Mousquetaires au couvent » de L. Varney

le 29 avril 2017 à 20:00

LES MOUSQUETAIRES AU COUVENT Opérette en trois actes de Louis Varney, sur un livret de Jules Prével et Paul Ferrier, par la classe de chant de l’IMEP.
27, 28, 29/04/17 à 20H00

IL RESTE ENCORE 20 PLACES POUR CE SOIR! RESERVEZ SANS TARDER!

Direction Artistique : Françoise Viatour Direction Musicale : Daniel ThonnardDirection de Choeur : Benoît Giaux.

Louis Varney (1844-1908) devait laisser son nom à la postérité grâce à un seul ouvrage, Les Mousquetaires au couvent, sa première opérette qui demeure une des plus célèbres du répertoire français. Les Mousquetaires (opérette en trois actes créée à Paris, aux Bouffes-Parisiens en 1880) furent d’emblée un immense triomphe populaire. Le livret des Mousquetaires (Paul Ferrier et Jules Prevel) est tiré d’un ancien vaudeville de Saint-Hilaire et Duport, L’habit ne fait pas le moine (1835). La virilité des mousquetaires y fait face à la virginité des moniales ! Ce sera l’occasion d’un véritable morceau de bravoure dans l’esprit d’Offenbach, avec des « couplets sur l’amour »  entonnés par un mousquetaire ivre, déguisé en moine, pour mieux prêcher aux pensionnaires du couvent les plaisirs de la chair ! Sur un livret très habilement construit et écrit, le jeune Varney compose une musique gaie et pétillante comme le vin de Vouvray qu’on boit en Touraine, lieu de l’action. Le deuxième acte se termine sur un final des plus échevelés dans la veine d’Offenbach. Certains passages sont devenus de véritables « tubes ». Les Mousquetaires sont malheureusement les seuls rescapés de l’abondante production de Louis Varney qui se laissa déborder par le succès.

RÉSUMÉ

Un mousquetaire, Gontran, est follement épris de Marie, la fille du gouverneur de Touraine. Malheureusement, ce père intraitable a décidé de faire prendre le voile à Marie ainsi qu’à sa jeune sœur, Louise. Gontran décide de s’introduire incognito dans le couvent pour enlever sa bien-aimée avec l’aide d’un ami mousquetaire comme lui, Narcisse de Brissac. Après quelques joyeuses péripéties, le père se laissera fléchir et accordera la main de chacune de ses deux filles aux audacieux mousquetaires.

OPTION PRISE POUR LA MISE EN SCENE PAR FRANCOISE VIATOUR ET DANIEL THONNARD

Contrairement au cinéma ou à la télévision, dans le théâtre vivant le spectateur a toujours un rôle. Il n’existe pas de public anonyme. C’est sur l’amplification de cette constatation que la mise en scène va être tracée. L’interaction va agir entre plateau et salle. Suivant la « réception » du spectacle par le public, l’action sera différente d’un soir à l’autre. On parle de rencontre entre acteurs et public. Ce dernier va devenir actif ou du moins actif occasionnel et potentiel. La mise en scène des Mousquetaires au Couvent va jouer sur ce paramètre. Elle est plus intrusive, et le public sera parfois placé au cœur même de l’action. La barrière entre acteur et spectateur s’estompe à la plus grande joie de tous : particularité convenant à merveille au répertoire dit léger. L’Opérette a pour grande mission de divertir, et dans une actualité préoccupante, un peu de légèreté sera la bienvenue. De plus, notons que pour nos élèves, l’opérette est un terrain d’apprentissage redoutable. En effet, les acteurs sont sollicités sans arrêt dans des tempos vaudevillistes controversés: il s’agit de danser, de chanter et de parler. Vous voici donc invités, Mesdames et Messieurs, à être de la partie! Laissez-vous prendre au jeu. Nous vous souhaitons une délicieuse détente en la compagnie de nos 40 étudiants pleins de vie!

DISTRIBUTION

Simone : Virginie Léonard, Mélanie Rihoux, Victoria Frère
Marie de Pontcourlay : Camille Hubert, Florie Emond
Louise de Pontcourlay: Gwendoline Blondeel, Louise Foor, Anne-Sophie Lermyte
La supérieure du couvent des Ursulines: Blandine Coulon, Rita Popescu
Soeur Opportune : Hélène Faux, Imogène Streul, Delphine Jacquemin
Marchandes de fleurs : Julie Phan, Tiffany Delguste
Marchandes de gâteaux : Clotilde Fabry, Cecilia Real
Trois Pensionnaires : Marion Bauwens, Jade Ferrier, Romy Leroy
Narcisse de Brissac, vicomte : Kamil Ben Hsain Lachiri, Christophe Bornet
Gontran de Solanges : Gabriele Bonfanti
L’abbé Bridaine : Emmanuel Junk, Milan Cosnefroy, Xavier Leclercq
Le Gouverneur : Jules Murengesi
Rigobert, mousquetaire du Roi : Pierre Romainville, Gaëtan Waterkeyn
Un bourgeois : Thomas Herts
Pichard, aubergiste: Bruno Vermeylen
Farin : François Hurel
Langlois : Gustave Harmegnies
Chœur : Estelle Delfalque, Evgenia Hermans, Maria Portela, Lucas Larisch, Victoire Homez, Romane Lambert, Manon Mathot.

RÉSERVATION OBLIGATOIRE

Adultes : 15€ – Jeunes (jusque 25 ans) : Gratuit – Seniors (60+) : 10€.
Par Email : reservations@imep.be
Par téléphone : du lundi au vendredi de 8H30 à 12H30 et de 13H00 à 16H30 au 081/736.437.
Inscription confirmée par le paiement sur le compte IMEP BE62 3500 1539 7861 (indiquer en communication le nom et la date du projet). Payement à effectuer minimum 4 jours ouvrables avant la date du projet. Pour tous les projets (avec ou sans réservation), le placement est libre.

JOURNÉE « PORTES OUVERTES » DE L’IMEP

le 1 mai 2017 à 16:00

Lors de cette journée conviviale, nous vous proposons de découvrir l’Institut, de rencontrer nos responsables pédagogiques, d’assister à des cours ouverts et des auditions de classes. Dans le cadre de la journée portes ouvertes une brocante est organisée au profit de la Médiathèque. Vente de partitions, livres, manuels… Horaire: 10H00 à 16H00. Entrée 33a rue Henri Blès – 5000 Namur. En clôture de la journée : Première IMEPiade dès 16h dans l’Agora! Organisée à l’issue de la journée, la première IMEPiade permettra de partager un moment musical et convivial à travers une scène ouverte dédiée à tous ceux qui souhaitent s’exprimer.

CONCERT SYMPHONIQUE

le 7 mai 2017 à 17:00

Samedi 06/05/17 – 20H00 – Dimanche 07/05/17 – 17H00 – Réservation obligatoire.

Au programme: Le Songe d’une nuit d’été de F. Mendelssohn (Ouverture op. 21 et des extraits de la musique de scène op. 61). Symphonie n° 3 en la mineur « Écossaise », op. 56 de F. Mendelssohn. Avec des solistes de l’EVD, le Choeur et l’Orchestre Symphonique de l’IMEP – Chef d’orchestre : Ronald Zollman. Direction de Choeur : Benoît Giaux.

En guise d’introduction…

Après de fulgurants débuts d’enfant-prodige (c’est à 17 ans qu’il écrit l’Ouverture du Songe d’une nuit d’été, et il a déjà composé douze symphonies de jeunesse pour cordes), Félix Mendelssohn-Bartholdy souffre rapidement de jugements péjoratifs au sein même du monde musical. Si la majorité des critiques lui reconnaissent un sens novateur de l’orchestration, on lui reproche une position ambiguë entre musicien classique et romantique, et davantage encore une expression religieuse omniprésente. En effet, dans son œuvre, l’équilibre et la mesure, garants du classicisme, restent des valeurs sûres mais quelque peu dépassées. Issu d’une famille juive convertie au luthérianisme, il est éduqué dans la vénération de Bach que l’on redécouvre. Accusé de composer une musique quasi anachronique, il imprime sa religiosité jusque dans le genre profane de la symphonie (« Symphonie Réformation », et symphonie-cantate « Lobgesang »). Il est aussi le père de deux oratorios (Paulus et Elias), pourtant davantage propres à l’époque baroque. C’est lui qui, avec l’aide précieuse de sa sœur Fanny, crée la « Passion selon saint Matthieu » de Bach, en 1929 à Berlin. Son œuvre est imposante, malgré sa courte vie (il mourra à l’âge de 38 ans, en 1847).

A l’âge de 17 ans donc, Félix qui vient de lire la traduction allemande de « A Midsummer Night’s Dream » de Shakespeare (1594-1595), compose une ouverture éponyme (Ouverture du Songe d’une nuit d’été, opus 21). Mais c’est seulement 17 ans plus tard, à la demande du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV, qu’il en fera toute une musique de scène pour accompagner la pièce de l’auteur anglais (Songe d’une nuit d’été, opus 61, constitué d’une ouverture (l’opus 21) et de treize numéros). A sa création au nouveau palais du roi à Postdam, le succès fut grandiose et immédiat. La pièce de Shakespeare est une comédie dont l’action se déroule en Grèce et réunit pour mieux les désunir deux couples de jeunes amants. Si la « Marche nuptiale » est connue de tous, elle n’est probablement pas le numéro le plus emblématique de l’ambiance féérique et nocturne du texte qu’elle évoque. L’orchestre retranscrit musicalement les mystères de la nuit et les bruissements de la forêt. Mendelssohn déploie son talent d’orchestrateur et la subtilité de son écriture pour servir la poésie et la fantaisie shakespearienne.

Quant à la symphonie n°3 en la mineur, « Ecossaise », elle est considérée comme la plus aboutie des quatre grandes symphonies (Réformation, Ecossaise, Italienne, Lobgesang) de Mendelssohn. Celui-ci en trouve l’inspiration originelle lors de son premier séjour outre-Manche (1929), quand il visita les ruines du Château de Holyrood où vécut la Reine Marie Stuart. Les critiques musicaux et musicologues ne s’accordent pas tout à fait sur la visée descriptive de l’œuvre. Ainsi, F.R. Tranchefort, dans le Guide de la Musique Symphonique en dit-il ceci : « La partition est toute imprégnée des Highlands, de leur histoire (revue et corrigée par Walter Scott), de leurs légendes (poétisées par Macpherson), de leurs sites grandioses et des sonorités des cornemuses. L’intention de peindre en musique affleure à chaque page : « Un paysagiste de premier ordre », déclara Wagner ». Gilles Benin, quant à lui, écrit : « Les deux symphonies apparemment évocatrices du voyage (l’Italienne et l’Ecossaise) n’ont en fait aucune visée descriptive et ne se rattachent absolument pas à la musique à programme pratiquée par Berlioz ou par Liszt. Cependant, Mendelssohn utilise plusieurs thèmes écossais. »

Ce qui est certain, en revanche, c’est que Félix Mendelssohn initie, bien avant Franck et ses disciples, l’idéal cyclique du thème générateur : la Troisième Symphonie est le fer de lance de d’un idéal d’unité parfaite, où l’ensemble des parties seraient dans une relation étroite avec l’origine, « le thème générateur », et donc avec le Tout… Les thèmes principaux se retrouveront donc dans toute l’œuvre. Cet idéal est poursuivi par les compositeurs romantiques, et par Mendelssohn en particulier (Beethoven, Schubert, Liszt, Franck, Berlioz…). Bien que composée de quatre mouvements principaux (et entourés eux-mêmes d’une introduction lente et d’une conclusion emphatique), la symphonie se joue sans arrêt entre les mouvements. Preuve encore, s’il en fallait, de la vise unificatrice. D’une durée approximative d’une quarantaine de minutes, elle requiert une nomenclature conventionnelle, càd les bois par deux, quatre cors, deux trompettes, cordes et timbales.

« Il est exemplaire de voir comment cet homme si honteusement sous une bonne étoile, lui qui allait de triomphes en triomphes et transformait en or tout ce qu’il touchait, vit tout son monde se fracasser si vite. Il n’était pas préparé à endurer des épreuves. Sa vie trépidante de compositeur, ce chef d’orchestre et de musicien en tant que pianiste virtuose, d’idole de l’Allemagne et de l’Angleterre, avait une vie de star. Cela, parfois, ne favorise pas la profondeur. Et parfois Mendelssohn en manque cruellement, tout reste classique et beau, mais superficiel aussi. Que ressent-t-on quand la mort survient au milieu du conte de fées ? Beau, charmant, extraordinaire musicien, il est le Prince Charmant de la musique, mais les mauvaises fées existent et tout s’écroulera. Lui qui n’avait que des amis, lui qui était lumière rayonnante va s’éteindre d’un seul coup. Surmené, usé. » Gil Pressnitzer

Tarifs et réservations
Adultes : 15€ – Jeunes (jusque 25 ans) : Gratuit – Seniors (60+) : 10€.
Par Email : reservations@imep.be
Par téléphone : du lundi au vendredi de 8H30 à 12H30 et de 13H00 à 16H30 au 081/736.437.
Inscription confirmée par le paiement sur le compte BE62 3500 1539 7861 (indiquer en communication le nom et la date du projet). Payement à effectuer minimum 4 jours ouvrables avant la date du projet. Pour tous les projets (avec ou sans réservation), le placement est libre.

CONCERTS DE L’EVD

le 28 mai 2017 à 15:00

RÉCITALS DE CHANT PAR LES ÉTUDIANTES DE L’EVD
Salle de Concert de l’IMEP – Samedi 27 mai à 18H00 et Dimanche 28 mai à 15H00
Giana Canete Gallo, Aurore Bureau, Roxanna-Isaura Decocq, Isabelle Jacques, Amélia Jardon. Accompagnement: Daniel Thonnard. Entrée gratuite.

Présentation de l’EVD
La nouvelle formation que l’IMEP a pris l’initiative d’organiser depuis plusieurs années sous l’appellation European Vocal Department offre aux chanteurs la meilleure préparation possible à la vie professionnelle. Formation de pointe réservée à l’élite, elle propose autant des cours techniques que de plongées in situ via la gestion du mental, des récitals et concerts avec grand orchestre, etc. Accessible via un examen d’entrée, la formation est ouverte aux étudiants en chant comme à ceux qui sont déjà diplômés mais se soucient de parfaire et d’entretenir leur formation. L’idéal de perfection recherché se concrétise par des collaborations avec des partenaires prestigieux, notamment avec le CAV&MA, l’ORW, La Monnaie…

Présentation du concert
Les étudiantes de l’EVD vous offrent de quoi terminer en beauté ce mois de mai… Deux concerts gratuits et un programme différent (hormis une œuvre présente aux deux concerts) seront proposés les 27 et 28 mai prochains. Les chanteuses confirmées ont pu choisir elles-mêmes et s’investir jusqu’à écrire la présentation des œuvres qu’elles interpréteront. Pour ces deux concerts, vous aurez la joie d’entendre des airs de Vivaldi accompagnés d’instruments à cordes et d’une flûte traversière. Vous pourrez rêver et voyager d’un compositeur du XIXème siècle à l’autre avec des mélodies et Lieder très variés. Vous plongerez dans les passions et les tourments romantiques avec Wagner et les poèmes de sa maîtresse Mathilde Wesendonck. Et bien sûr, vous retrouverez le génie de Puccini. Enfin, La Voix humaine de Poulenc, œuvre vocale phare du XXème siècle vous sera proposée lors des deux concerts. C’est Daniel Thonnard qui accompagnera les chanteuses au piano (sauf pour Vivaldi). Cette année, le Reine Elisabeth est dédié au violoncelle. Alors, pour tous ceux qui sont passionnés par le chant, rendez-vous à l’IMEP… !

Giana Canete Gallo
Contes et féérie
La magie des contes de fée permet à l’enfant de tout âge qui est en nous de créer son chemin vers l’acceptation et le développement de sa personnalité. Dès le 19ème siècle, un grand engouement pour «l’art populaire» ouvre tout un champ de compositions thématiques musicales sur les contes de fées. En Allemagne, dans la musique symphonique et dans le Lied, on entend résonner un cor au fond des bois… En France, les volutes tièdes de l’Orient bercent tous nos sens… Laissez-vous enchanter…

Gustav Mahler, Symphonie n.4, Das Knaben Wunderhorn, « Das himmlische Leben »
Felix Mendelssohn, Gesänge op.8, « Hexenlied »
Robert Schuman, Liederkreis op.39, « Waldesgespräch »
Giuseppe Verdi, Falstaff, Nanetta « Sul fil d’un soffio etesio »
Maurice Ravel, Schéhérazade, « La flûte enchantée »
Ambroise Thomas, Mignon, Philine « Je suis Titania la blonde »

Aurore Bureau
Wesendonck Lieder de Wagner
C’est entre 1857 et 1858 que Richard Wagner composa les Wesendonck Lieder, du nom de la poétesse Mathilde Wesendonck. Il séjournait alors chez elle et son mari, Otto Wesendonck, fuyant l’insurrection de mai à Dresde. Une passion naît alors entre Richard et Mathilde, source d’inspiration dans l’écriture de l’opéra Tristan et Isolde (relation impossible des deux héros). Prétexte à de multiples rencontres entre les 2 amants, Wagner met en musique les 5 poèmes de Mathilde: Der Engel (L’Ange),  Stehe still (Arrête!), Im Treibhaus (La Serre) – composé en dernier – , Schmerzen (Peines) et Traüme (Rêves). L’originalité de cette oeuvre tient principalement dans le fait qu’il ne s’agit pas d’un opéra et que les textes ne sont pas du compositeur. On retrouvera cependant dans Tristan et Isolde les mélodies de Traüme et Im Treibhaus. La version originale est écrite pour chant et piano. Wagner composera une orchestration de chambre pour Traüme à l’occasion du 29e anniversaire de Mathilde pour jouer la pièce sous sa fenêtre. L’orchestration des quatre autres Lieder sera composée plus tard par son chef d’orchestre, Mottl, en 1880.

Roxanna-Isaura Decocq
Hommage à Giacomo Puccini
Puccini, c’est l’élégance, la finesse, la précision. Par la large palette de sentiments qu’il explore à travers ses personnages, il permet au chanteur – et donc au public – de vivre intensément des émotions allant de la passion à l’extase, de la nostalgie au désespoir. L’exploitation des sentiments et la rigueur d’interprétation qu’il exige nous font descendre au fond de nous-mêmes pour y découvrir des ressources et des atouts parfois insoupçonnées. « Qui je suis ? Je suis poète. Ce que je fais ? J’écris. Et comment je vis ? Je vis ! » (Giacomo Puccini)

Vissi d’arte extrait de la Tosca
O mio babbino caro extrait de Gianni Schicchi
Un bel di, vedremo extrait de Madame Butterfly
Quando m’en vo extrait de La Bohème
Senza mamma extrait de Suor Angelica
Si,Mi chiamano Mimi extrait de La Bohème

Isabelle Jacques
La Voix humaine de Francis Poulenc
En 1958, Francis Poulenc reçoit une commande de la part du directeur des éditions Ricordi : mettre en musique le long monologue de Jean Cocteau « La Voix humaine », initialement destiné à Maria Callas. Le compositeur avait déjà mis en musique des textes de l’auteur. Bien entendu Poulenc écrira ce chef-d’œuvre pour son amie et interprète de toujours, Denise Duval. Si dans le texte de « La Voix Humaine », Poulenc salue la parfaite construction, l’œuvre représente tout de même un grand défi pour lui. Le mélodiste-né ne pouvait donner dans ce monologue, libre cours à son goût pour les grands airs et les belles lignes mélodiques. Francis Poulenc réussit donc à dompter ce texte extrêmement difficile, décousu, ce monologue de 40 minutes, cette suite de phrases inachevées et constamment entrecoupées. Il en a fait une œuvre emblématique du répertoire lyrique, un ouvrage d’une indéniable force dramatique, un drame psychologique et émotionnel. Jean Cocteau dira lui-même : « Mon cher Francis, tu as fixé, une fois pour toutes, la façon de dire mon texte. ». L’histoire raconte la conversation téléphonique entre une femme et son amant qui vient juste de la quitter. Pendant 40 minutes, elle se rappellera des bons moments, elle lui mentira, lui racontera son suicide, parlera de tout et de rien. Elle niera totalement la réalité et n’admettra pas la fin de leur histoire d’amour. Elle souffre tellement. Quand la conversation se terminera et qu’ils se diront adieu, elle retombera sur son lit, sans vie.

Amélia Jardon
Venise, sur des airs de Vivaldi
S’il est une musique qui est à même de révéler toute la magie de Venise, c’est bien celle d’Antonio Vivaldi, riche et débordante de vie, de puissance et de joie. Les années fastes du compositeur des Quatre Saisons, au début du XVIIIe siècle, furent en effet celles où la Sérénissime vivait ses plus grandes heures. Il y avait les fêtes, le carnaval, les jeux et les plaisirs. L’opéra, surtout, dont Venise était la capitale mondiale, et Vivaldi la vedette. Dans ce programme d’arias de Vivaldi, la mezzo-soprano Amelia Jardon revisite le répertoire baroque Vénitien dans cette première collaboration avec Emmanuel Grégoire et les musiciens Souad Bahbah, Marine Babakyan, Emeline De Belder, Jasmine Jardon, Mathieu Garnavaux, Bernard Guiot et Elise Tossens. Ces artistes vous proposent de faire revivre ce mouvement musical d’exception.

RV 156 – Concerto pour cordes en sol mineur. RV 718 – Ho il cor gia lacero (Opera – Grisela). RV 728 – Sol da te mio dolce amore (Opera – Orlando Furioso). RV 693 – Vaga perla (Serenade – La Sena festeggiante ). RV 644 – Agitata infido flatu (Oratorio – Juditha Triumphans). RV 684 – Ah ch’infelice sempre (Cantate – Cessate omai cessate). RV 697 – Io son rea dell’ onor mio (Opera – Argippo)

Les artistes
Jardon Amelia: Mezzo-soprano. Grégoire Emmanuel: Historien de l’art. Bahbah Souad: Violon (1). Babakyan Marine: Violon (2). De Belder Emeline: Alto. Jardon Jasmine: Violoncelle. Garnavaux Mathieu: Contrebasse. Guiot Bernard: Clavecin. Tossens Elise: Flûte traversière.